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Vidéo / Espagne: Les opposants algériens traqués jusqu’en Europe

Vidéo: Les opposants algériens traqués jusqu’en Europe.

En Algérie, depuis le déclenchement du « Hirak » Mouvement, plusieurs algériens ont fui le pays. Pourtant, même en dehors des frontières, ces Algériens craignent encore pour leur vie. Vidéo.


Après avoir « purgé » le clan Bouteflika de tout éventuel rival dans sa conquête forcenée du pouvoir, la mafia politico militaro financière algérienne, pointe désormais son canon vers les opposants établis à l’étranger.

Cette traque aux opposants établis à l’étranger marque ainsi un tournant extrêmement dangereux dans la stratégie de sape orchestrée dans les couloirs feutrés de l’état-major algérien, dont l’objectif inavoué est d’éliminer toute voix dissonante en perspective du 12 décembre, fixé par le nouveau timonier d’Alger à l’élection présidentielle, contre la volonté du peuple algérien qui conditionne cette élection au départ préalable de tous les résidus du clan Bouteflika, à leur tête le chef d’état major par intérim, le général Saïd Chengriha pour faire pérenniser le régime erratique et prédateur aux manettes depuis l’indépendance l’Algérie, en 1962.

Algérie, le retour en force des hommes de l’ex DRS

Ces professionnels du renseignement savent fractionner, quand ils le peuvent, les oppositions, voire les attirer dans leurs filets, plutôt que de jouer l’affrontement.

La recomposition du pouvoir algérien, actée par une cohabitation apaisée entre le président Tebboune et le chef d’état major par intérim, le général Saïd Chengriha, se traduit par le retour en force des réseaux l’ex DRS, du nom que possédaient jusqu’en 2015 les puissants services de renseignement du général Toufik

Déchirée par ces luttes de clan, le nouveau chef d’état major, Saïd Chengriha, tout en adoubant le président Tebboune, pourtant coupable d’avoir été choisi par son prédécesseur, a décidé de conclure un armistice avec l’ex DRS.

L’heure des purges

Outre la nomination de nouveaux patrons du contre espionnage et du renseignement militaire, la purge au profit des réseaux du général Toufik est assez générale. Ainsi un ancien colonel du DRS, Mohamed Chafik Mesbah, est nommé le 20 avril directeur général de l’agence de coopération pour la solidarité et le développement. Selon une source crédible, il a été recommandé par le général Mohamed Bouzit, un homme de l’appareil sécuritaire qui vient, lui aussi, d’être nommé à la tète de la DGSE algérienne (services extérieurs).

Le 28 Avril, un autre élément de l’ancien DRS, le général Belkacem Laribi, est nommé directeur général de la sécurité et de la protection présidentielles (DGSPP). Il remplace le Colonel Nacer Habchi imposé par Gaid Saah sous recommandation de son bras droit, le général Lachkhem, le puissant patron des transmissions aujourd’hui mis à l’écart. Il s’agit, pour le général Laribi d’un retour à un lieu bien connu pour lui. Car, Il a longtemps opéré au sein de cette structure depuis la présidence de Zeroual, à l’époque où elle dépendait directement du DRS du général Toufik jusqu’au 2015 où elle a été rattachée à la garde républicaine.

Dans la foulée, la présidence a ordonné à la justice militaire (DCSA) dirigée par le général Bessis de régler les affaires des officiers en attente de jugement depuis plus de neuf mois déjà. Ainsi, une trentaine d’officiers, dont l’ancien et éphémère directeur de la DCSA le Colonel Nabil Boubekeur, alias Bob, viennent d’être libérés.

Il est aussi question de la libération du Général Djebbar Mhenna, lui aussi ancien directeur de la DCSA, incarcéré depuis le 21 octobre 2019 et toujours sans jugement.

Une triple crise

Le processus de déboulonnement de l’appareil sécuritaire, mis en place par Gaid et ses proches collaborateurs, pourrait se poursuivre dans un futur proche. Une bonne nouvelle? Peut-être… Certes, les hommes de l’ex DRS ne possèdent pas un logiciel plus démocratique que les proches de Gaïd Salah, mais ils montrent plus de savoir faire. Ces professionnels du renseignement savent fractionner, quand ils le peuvent, les oppositions, voire les attirer dans leurs filets, plutôt que de jouer l’affrontement.

Or le pouvoir algérien, largement discrédité par la fin de règne humiliante de Bouteflika et les errements de Gaïd Salah, doit jouer finement la partie face à une triple crise. La crise est économique, avec la baisse considérable des prix des hydrocarbure et l’assèchement progressif des réserves de devises. La crise est aussi sociale, aiguisée par la pandémie, qui voit la paupérisation des secteurs qui vivent de l’économie parallèle. La crise enfin est politique enfin avec le retour en force probable, demain, des manifestations populaires, comme cela se produit au Liban.


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