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USA: Saisie de 13 tonnes de cheveux humains provenant de camps de prisonniers (Ouïghours) chinois par (CBP)

Les douanes ont saisit pour 800.000 dollars / US Customs and Border Protection Photos @CBP (Twitter)
Le service américain des douanes et de la protection des frontières du port de New York/Newark a saisi une cargaison de cheveux humains en provenance de Chine, soupçonnés d’être des « produits dérivés de travaux forcés », selon un communiqué de presse.

Les service américain des douanes et de la protection des frontières (CBP) ont annoncé avoir intercepté une cargaison de différents produits tirés de cheveux humains. Selon les autorités, ils pourraient provenir des camps de travail du Xinjiang, connus pour détenir des Ouïghours.

Cette minorité musulmane est en effet largement réprimée par le gouvernement chinois, et différentes révélations ces derniers mois ont montré l’ampleur de ce programme. En tout, l’on estime à 1 million le nombre d’Ouïghours enfermés.

« Il est absolument essentiel que les importateurs américains s’assurent que l’intégrité de leur chaîne d’approvisionnement répond aux normes humaines et éthiques attendues par le gouvernement américain et par les consommateurs américains », a déclaré Brenda Smith, commissaire adjointe exécutive du Bureau du commerce du CBP.

Mme Smith a ajouté,

« La production de ces marchandises constitue une très grave violation des droits de l’homme, et l’ordonnance de détention vise à envoyer un message clair et direct à toutes les entités cherchant à faire des affaires avec les États-Unis, à savoir que les pratiques illicites et inhumaines ne seront pas tolérées dans les chaînes d’approvisionnement américaines ».

Les cheveux provenaient de la société Lop County Meixin Hair Product Co. Ltd, qui est situé dans la région chinoise du Xinjiang, une zone où le gouvernement chinois a emprisonné des Ouïgours, une minorité ethnique musulmane.

« Les violations des droits de l’homme commises par la RPC au Xinjiang exposent les entreprises au risque d’exposer leurs chaînes d’approvisionnement au travail forcé et à d’autres abus. Les entreprises doivent faire preuve de diligence raisonnable pour éviter les risques d’atteinte à la réputation, économiques et juridiques. Ne sois pas complice. » a tweeté Michael Richard Pompeo, secrétaire d’État des États-Unis

Ces derniers jours, l’administration Trump a exprimé sa déception face à des rapports indiquant que Pékin tente de contrôler la population ouïgoure par le biais de stérilisations forcées massives, de dispositifs de contraception intra-utérine et d’avortements.

800.000 dollars de perruques et autres extensions capillaires.

Dans la cargaison interceptée par les Américains se trouvait pour près de 800.000 dollars de perruques et autres extensions capillaires. «La manière dont ces marchandises sont fabriquées constitue une très grave violation des droits de l’Homme», a déclaré Brenda Smith, adjointe pour le commerce au service américain des douanes et de la protection des frontières (CBP).

Des grandes marques dans le collimateur

La veille, le gouvernement américain avait justement mis en garde ses entreprises contre toute tentative de commerce et d’importation de produits provenant des camps de travail chinois. Il n’aura donc pas fallu attendre longtemps avant que le passage à l’acte ne soit réalisé. Mais cela n’est pas un cas isolé. Selon un rapport du think-tank australien ASPI, 83 entreprises de grande envergure sont liées au travail forcé dans ces camps.

D’Apple à Alstom en passant par Nike et Adidas, toutes ont été épinglées pour leurs relations avec la Chine sur ce dossier. Selon ASPI, elles «enfreignent les lois qui interdisent l’importation de biens produits en ayant recours au travail forcé». Des accusations qui sont rejetées en bloc par la Chine, qui assure que les travailleurs sont diplômés et «ont trouvé un emploi stable». Selon Zhao Lijiang, porte-parole du ministère des affaires étrangères : «ils vivent maintenant une vie heureuse».

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