Home / COOPÉRATION / UDLEF / L’Europe fédérale : le destin inévitable du vieux continent

UDLEF / L’Europe fédérale : le destin inévitable du vieux continent

Ahmed Lahkim Président de l’UDLEF

L’Europe fédérale : le destin inévitable du vieux continent

Il devient de plus en plus évident que l’Europe sombre dans une période de crise qui, mesurée dans le temps, dure depuis des années. Cela fait 50 ans que ce caractère de “crise” se confirme progressivement, dissimulant ainsi l’histoire et la grandeur de l’Europe. Quel avenir pour l’Europe face à la crise migratoire ? Comment peut-elle lutter contre la crise économique qui plane toujours sur l’économie européenne ? Il existe différentes manières d’aborder ces questions, mais le constat reste le même: un sentiment d’incertitude règne dans la région. Ce sentiment même est à l’origine de la montée des courants nationalistes, de la xénophobie et même de l’extrémisme religieux. Bien que l’Union a réussi jusqu’ici à faire face à ces crises, aucune Europe ne serait plus à la hauteur de les éliminer que l’Europe fédérale.
L’histoire de l’Europe a prouvé que la divergence des orientations politiques de chaque État ne peut que mener à sa destruction. A l’instar de la première ou la seconde guerre mondiale, plusieurs autres événements n’auraient pas eu lieu si l’Europe était unie. De nombreux penseurs à travers l’histoire – comme Kant ou Adenauer ont défendu la notion de fédéralisme européen, considérant ainsi que le seul moyen de garantir la stabilité est d’avoir une réelle autorité politique européenne, et ce malgré la réticence des gouvernements nationaux. Ils ont considéré que l’Europe économique n’est qu’une phase transitoire qui mène vers une Europe politique, et que l’ultime forme d’existence de l’Europe est à travers le fédéralisme. D’ailleurs, la crise de la Grèce prouve qu’une union monétaire ne peut être possible sans une union politique.
Cette méfiance à l’égard du fédéralisme européen pourrait être justifiée de différentes manières. Tout d’abord, si certains dirigeants craignent une notion qui n’a pas été appliquée sur le plan réel c’est qu’ils sont conscients de son impact. Contrairement à l’Union européenne qui est dirigé par les États membres, une Europe fédérale aurait plus d’autonomie et de pouvoir pour s’opposer aux abus des États. Le renforcement par exemple du pouvoir du parlement européen dans certains domaines comme la fiscalité, rendrait les États responsables devant la communauté européenne et contraints à se conformer et à mener une bonne politique fiscale. Mais ce qui ressort aujourd’hui chez nos dirigeants c’est cette envie de profiter des bienfaits de l’Europe sans pour autant se soumettre à ses exigences. Être pour une Union Européenne mais contre une Europe fédérale c’est vouloir tirer tous les avantages de l’Europe sans pour autant fournir les efforts nécessaires. Dans un autre sens, profiter de la monnaie unique sans instaurer des règles budgétaires permettant de stabiliser l’euro, profiter du marché unique sans le réformer chose qui ne fait que diminuer la compétitivité. Cette dichotomie nourrit les intérêts personnels au détriment de l’intérêt commun.
On ne peut nier que l’Union Européenne a remarquablement contribué à élargir les rapports entre les États, mais face à un monde en mouvement et aux nouveaux enjeux qui se présentent, les États ont non seulement besoin d’élargir leurs rapports mais de les approfondir également. L’Europe doit renforcer sa souveraineté pour avoir plus de poids face aux nouveaux enjeux mondiaux, et donc être plus influente sur la scène internationale. L’Europe fédérale s’impose alors comme une fin en soi non pas pour détruire l’identité des États membres, comme le véhicule souvent le réflexe nationaliste, mais pour l’adapter aux nouvelles exigences de notre monde.

A Lire aussi  UDLEF : Marouan AHROUCH candidat aux élections Européennes de 2019

Par Ahmed LAHKIM, président de l’UDLEF

L’Union Démocratique pour la Liberté Egalité Fraternité (UDLEF), est un parti politique français qui concourt à l’expression du suffrage universel, selon l’article 4 de la Constitution du 4 octobre 1958.

Ses valeurs sont humanistes, libérales, sociales et européennes.

Ce mouvement rassemble, les femmes et les hommes qui partagent les valeurs suivantes :

  • Préserver les valeurs citoyennes de la France qui sont la liberté, l’égalité et la fraternité, ainsi que les principes fondamentaux de la constitution et notamment dans son préambule ainsi que la Charte de l’environnement de 2004 ;
  • Respecter les principes démocratiques de bases comme : la République est indivisible, laïque, démocratique et sociale, parité et égalité homme/femme et le refus catégorique des discriminations ;
  • Défendre la volonté de vivre ensemble en paix dans la diversité des convictions ;
  • Favoriser l’égalité des chances ;
  • Renforcer la diversité culturelle pour le dialogue et le développement;
  • Engager à promouvoir le développement durable ;
  • Protéger la nature et l’environnement ;
  • Renforcer la place de la France en Europe et dans le monde ;
  • Opter pour la construction d’une Europe fédérale toute en défendant les valeurs et les intérêts de la France.

Le 26 septembre 2016, Monsieur Ahmed Lahkim a été élu Président de l’Union Démocratique pour la Liberté Egalité Fraternité (UDLEF).

About Mohammed Gherrabi

Check Also

Hinda Djeridi et Alexandre Fekkak nous parlent de UDLEF et des Elections Européennes 2019 “VOIX DE FAITS”

Madame Hinda Djeridi est une femme engagée, impliquée dans les actions envers les plus démunis, …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *