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The FinCEN Files: Comment les banques ont aidé les «boliburgues» du Venezuela à piller leur pays…la justice belge enquête….

The FinCEN Files: la justice belge enquête sur des transferts de fonds publics vénézuéliens.

Alors qu’un habitant sur trois au Venezuela n’a pas de quoi se nourrir

Le Venezuela souffre de l’une des plus graves crises humanitaires au monde. L’inflation est incontrôlable et l’industrie pétrolière du pays, qui autrefois alimentait l’économie, est en ruine. Un Vénézuélien sur trois n’a pas assez à manger et environ 5 millions de Vénézuéliens, plus d’un sur six, ont fui le pays. The FinCEN Files viennent de révéler que les grands gestionnaires du pays, Hugo Chavez ou encore Nicolas Maduro, auraient détourné de l’argent public. Une nouvelle terrible alors que le pays fait face à une crise humanitaire sans précédent.

Des hommes d’affaires riches, étroitement liés aux gouvernements de Chávez et à son successeur, Nicolás Maduro, ont alimenté la catastrophe. Ces magnats sont connus sous le nom de «boligarques », une référence ironique au héros de l’indépendance sud-américaine Simon Bolívar, que Chávez a invoqué comme source d’inspiration pour son mouvement politique. Leur richesse provient en grande partie de contrats gouvernementaux, souvent pour fournir des services aux pauvres.

The FinCEN Files révèlent les montages qui ont permis à des « boligarques » de mettre la main sur l’argent public du Venezuela. Le parquet belge enquête sur un dossier similaire.

Marqué par la guerre que se sont livrés Maduro et Guaido, le Venezuela fait aujourd’hui face à de très nombreuses difficultés. L’industrie pétrolière s’est effondrées, le covid-19 a fait des ravages, l’inflation dans le pays, est incontrôlable et des millions personnes ont décidé de fuir la dictature. Cependant, cette situation semble ne pas impacter les plus riches. Des proches de Chavez ou Maduro auraient ainsi détourné des millions de dollars d’argent public.

4.8 milliards de dollars détournés ?
Entre 2009 et 2017, 4.8 milliards de dollars de transactions suspectes auraient été découverts. 70% de ces transactions auraient été réalisées au compte de l’État. De premières révélations cinglantes de la part des FinCEN Files, qui permettent également de tracer et identifier les grands magnats de la finance du pays, qui ont pu en bénéficier. Ainsi, un grand promoteur immobilier, en lien très étroit avec le pouvoir, a touché 116 millions de dollars prévus, à la base, pour des logements sociaux.

Alejandro Ceballos Jiménez, un magnat de la construction aux relations douces avec le gouvernement, a secrètement acheminé au moins 116 millions de dollars de contrats de logement public à des bénéficiaires, notamment des sociétés offshore et des comptes bancaires appartenant à des membres de la famille, selon les documents. Les contrats portaient sur la construction du complexe de logements de Ramirez, dans le cadre d’un grand plan de construction de millions de logements abordables pour les Vénézuéliens ordinaires.

Ceballos possède un manoir dans la capitale vénézuélienne de Caracas et une maison de huit chambres dans la banlieue de Miami, près d’un hippodrome où ses chevaux s’affrontent chaque semaine pour des dizaines de milliers de dollars de prix.

Ceballos est l’un des sept magnats vénézuéliens au moins dont les transactions financières avec les administrations Chávez et Maduro sont révélées dans les documents du FinCEN Files . Ces hommes d’affaires, connus pour leur amour des Rolex et des chevaux de course, vivent pour la plupart hors du Venezuela, privilégiant la Floride, Madrid et la station balnéaire dominicaine de Punta Cana.

Les documents révèlent également le rôle central joué par les banques en Europe et aux États-Unis pour faciliter les flux d’argent en provenance du Venezuela, malgré les signaux d’alarme flagrants signalant des irrégularités financières. Les petits prêteurs, qui incluent les banques suisses CBH Compagnie Bancaire Helvétique et le groupe Julius Baer, ​​ont aidé les riches Vénézuéliens à sortir du pays, en créant des comptes offshore qui cachaient les origines de leur argent, selon les registres et autres documents.

Banco Espirito Santo, dont le siège social était au Portugal avant d’être démantelé par les régulateurs, a transféré plus de cent millions de dollars hors du Venezuela pour la famille Ceballos avant que les autorités américaines et portugaises ne commencent à enquêter sur lui pour blanchiment d’argent. La compagnie pétrolière nationale du Venezuela et un programme de lutte contre la pauvreté appelé Misión Che Guevara figuraient parmi les agences d’État qui ont versé des sommes énormes aux sociétés Ceballos, acheminées par une société écran à Londres.

Les grandes banques mondiales ont également joué un rôle. JPMorgan Chase, basé à New York, et Standard Chartered, dont le siège est à Londres, ont traité des transactions douteuses tout en servant de banques correspondantes, un rôle d’intermédiaire dans lequel les banques multinationales connectent les petits prêteurs au système financier mondial.

Dans l’ensemble, les banques ont déclaré plus de 4,8 milliards de dollars entre 2009 et 2017 de transactions suspectes ayant des liens avec le Venezuela, selon une analyse de l’ICIJ. Près de 70% de ce montant impliquait des fonds publics et avait une entité gouvernementale vénézuélienne, comme le ministère des Finances ou la compagnie pétrolière d’État, comme partie.

«C’est ce que les gens ne relient pas», a déclaré Zair Mundaray, qui a été l’un des principaux procureurs anticorruption au Venezuela jusqu’à son exil en 2017, et conseille désormais le chef de l’opposition Juan Guaidó. «Tout ce que les Vénézuéliens n’ont pas provient de l’argent qui est allé à l’étranger.»

«Les banquiers étaient complètement intégrés dans ce stratagème de pillage de la richesse d’une nation», a déclaré Martin Rodil, fondateur et PDG d’InterAmerican Solutions, un cabinet de conseil qui conseille le Département du Trésor américain sur les sanctions au Venezuela. «Sans les banques, cela ne serait pas arrivé.»

Une enquête ouverte en Belgique
Cet argent est, le plus souvent, reversé dans des paradis fiscaux, comme le Panama, via des transactions depuis des sociétés écrans. Les travaux menés, dans le cadre du magnat de l’immobilier, ont en fait été largement surrévalué. Problème, aujourd’hui, de très nombreuses habitations ne sont pas aux normes et présentent des problèmes liés notamment à des conduites d’eau défectueuses. Mais ce n’est pas tout. En Belgique, une enquête pour blanchiment d’argent a été ouverte. Selon le parquet, des fonds publics vénézuéliens initialement prévus pour un programme alimentaire, ont été détournés par une société asiatique alors que l’argent transitait par la Belgique.

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