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Sport / Sugar Ray Robinson, le meilleur “The Greatest”

85 victoires en 85 combats amateurs, dont 69 par KO, puis une carrière en professionnels de 25 ans qui comptabilise 175 combats remportés sur 202, dont 108 par KO, son palmarès éloquent est celui d’une légende de la boxe.

Sugar Ray Robinson : « Pour être champion, vous devez croire en vous-même quand personne d’autre ne le fait. »

De son vrai nom Walker Smith Junior, « Sugar » Ray Robinson naît en Géorgie en 1921 avant d’arriver à New York à l’adolescence. Élevé par sa mère dans le ghetto, membre d’un gang à 17 ans, il doit son nom de boxeur à la fois à l’emprunt d’une carte de membre du club d’Harlem, Trop jeune pour combattre à l’âge de 15 ans, ilsugar-ray-robinson_2719576kn’avait pas de licence, et le jeune Walker Smith enfreint le règlement et emprunte celle d’un camarade plus âgé nommé Ray Robinson. son manager George Gainford qui parle de son style en douceur « sweet as sugar ». Devenu champion du monde poids welters en 194, il conserve sa ceinture jusqu’en 1950. Il passe ensuite dans la catégorie supérieure où il affronte notamment à 6 reprises son meilleur ennemi Jake LaMotta. Une rivalité qui inspirera à Martin Scorsese le fim Raging Bull avec Robert De Niro. En poids moyen, Ray Robinson remporte le titre mondial en 1951, une seconde fois en 1951 (jusqu’en 1952), en 1955 (jusqu’en 1957) en 1957 et en 1958 (jusqu’en 1960), devenant le premier boxeur de l’histoire à conquérir le même titre à 5 reprises. Vaincu par KO pour la première et unique fois de sa carrière en 1952 par Joey Maxim, il annonce sa retraite après ce combat du Yankee Stadium de New York. Mais il effectue son retour en 1954 pour reprendre sa ceinture fin 1955. Sa dernière apparition sur un ring a lieu 10 ans plus tard, en 1965.

À 31 ans, célèbre dans le monde entier, Sugar Ray se lance dans les affaires, roule en Cadillac rose et se rend propriétaire de clubs de jazz, dont le fameux Ringside ouvert en 1950 rue Thérèse dans quartier du Palais-Royal à Paris. Son rythme de vie est celui d’une star planétaire. Dans la démesure, il dépense sans compter jusqu’à finir ruiné. Son style alliant puissance, vitesse, précision et punch dévastateur était considéré par ses pairs comme parfait. Mohamed Ali en personne parlait de lui comme « the king, the master, my idol », en déclarant que Sugar Ray était « The Greatest ».

Il annonce sa retraite et décide de se lancer dans le show business, et devient danseur de claquettes. Mais comme beaucoup d’autres, il a mal géré sa fortune et le fisc le poursuit. Trois ans plus tard, il annonce son retour sur les rings. Il remet donc les gants en 1955 et va se battre pendant 10 ans encore. 64 combats, et malheureusement, quelques uns de trop. En 1956, il a réussi, à 33 ans, à redevenir champion du monde aux dépends de Carl Olson. Il défendra victorieusement son titre à deux reprises, et le perdra le 2 janvier 1957 contre Gene Fullmer. Lors du combat revanche le 1er mai 1957, Robinson redevient à nouveau champion du monde. Le 23 septembre 1957, il perd contre Carmen Basilio. Un combat revanche a lieu le 25 mars 1958, et « Sugar » récupère son titre. Le 22 janvier 1960, il le perd contre Paul Pender. Il s’inclinera à nouveau lors du combat revanche cette fois. Dès lors, il ne fera plus de combats de championnat du monde, mais pour tenter de résorber ses dettes, il entamera une longue liste de combats de trop. Il n’est plus que l’ombre de lui même.

En novembre 1965, après 25 ans de carrière, avec son prestigieux palmarès (soit 175 victoires sur ses 202 combats qu’il a disputé jusqu’à l’âge de 45 ans), « Sugar » Ray Robinson tire enfin sa révérence. Il fera du cinéma, un peu de music-hall, mais sa santé décline dans les années 70. Il meurt le 12 avril 1989 à Culver City à Los Angeles, des suites de la maladie d’Alzheimer. Il sera unanimement regretté. Puissance, vitesse, précision, styliste à la pureté rarement égalée, redoutable frappeur, … un artiste sur le ring.

Son nom et celui de Joe Louis sont régulièrement cités comme étant « le plus grand boxeur de tous les temps ».

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