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Santé: Ces produits s’arrachent comme des petits bouts de pain par la gent féminine.

Ces produits s’arrachent comme des petits bouts de pain par la gent féminine.

Nombreuses sont-elles à ne plus assumer leurs formes plates, poitrines tombantes ou petites. A l’exemple de la dépigmentation de la peau, le phénomène des postérieurs bombés et des fortes poitrines a pris de l’ampleur ces derniers temps. Sur les blogs, les fora de discussion et les réseaux sociaux, les pages consacrées aux « recettes miracle » ne se comptent plus.

Jeunes filles et femmes n’hésitent pas à casser la tirelire pour acheter ces produits et les utiliser. La visée est commune : il faut attirer l’attention des hommes avec des rondeurs. «J’ai jusque-là des petits seins. Et je sens que mon petit ami n’apprécie vraiment pas, sans pour autant me le dire. Et quand j’ai eu vent de ces produits qui font grossir les seins, je n’ai pas hésité. Il a fallu juste deux semaines et les résultats sont au-delà de mes attentes», affirme Marie Chantal, étudiante.

Il est vrai qu’il existe des femmes qui ont naturellement de fortes poitrines et de grosses fesses. Mais aujourd’hui, il est difficile de faire la différence entre les fesses et poitrines artificielles, et lés naturelles. «Je n’ai pas de fesses bien assorties. Ce qui fait que certaines tenues à la mode ne me vont pas bien. Mais ces produits qui sont recommandés sur Facebobk, m’ont permis, juste deux mois près, de corriger ce que j’estime être anormal», renchérit Fatima, âgée de 28 ans. Et de poursuivre : «Quand Je marche dans la rue, je sens que tout le monde me regarde et j’aime ça».

La filiforme Kate Moss et ses égéries n’ont jamais eu la cote à Abidjan. « En Côte d’Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin », observe Sarah, une commerçante de 34 ans. « Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues ».

Car les rondeurs sont signe d’opulence et de « bonne santé », explique le politologue Jean Alabro. Elles sont aussi gages de « maternités glorieuses », dont « les fesses sont le siège », poursuit-il.
Avec leurs formes générées par ces multiples crèmes sur les réseaux sociaux, les utilisatrices disent désormais avoir «un corps de rêve». À cela, s’ajoute la consolidation ’du foyer. Car plusieurs hommes aiment voir leurs femmes avec des formes généreuses. «Les femmes d’aujourd’hui rêvent tous d’avoir un corps en forme de 8 ou de sablier. C’est-à-dire elles veulent une taille fine, des bassins larges. Pour elles, la mode c’est d’être fine et d’avoir un fessier rebondi et moi j’aime ce genre de femmes», dit Herman, un homme marié, tout sourire.

Un business florissant

Bien évidemment, on retrouve plusieurs pages sur internet qui font la publicité de ces produits. «Tu souhaites ressortir ton bassin et développer tout ton postérieur, nous avons la solution. Viens prendre le Sirop…», peut-on lire. C’est par cette formule qu’une boutique de vente accueille ses clients sur sa page Facebook, tout en déroulant une présentation de ses produits miracles. Les avantages du produit sont aussi indiqués : prise de poids, silhouette de rêve et plus d’appétit…

Bref, tout est dans l’augmentation du volume des fesses, hanches et bassins ; et le développement des rondeurs de manière naturelle. «La majorité des clients sont des jeunes filles et aussi certaines femmes. Il y a en plus des hommes et des femmes qui viennent acheter en gros ces produits esthétiques pour aller revendre. Les prix de ces médicaments et produits varient selon leur efficacité, entre 5000 FCfa et 10 000 FCf a. Donc, cela dépend du produit. Le prix est abordable, ce qui fait qu’il y a beaucoup de clients», indique Nathalie, vendeuse de ces produits cosmétiques.

Sur certains produits, il n’y a ni notice, ni posologie juste une ;simple étiquette qui signale la présence de beurre de karité, de salive d’escargot, de racines de fromager et de plantes du Brésil. «Avec une forme à la Beyonce ou à la Kim Khardashian, on ne peut passer inaperçue», dit Nathalie avec humour. A l’image de ces stars occidentales, les adeptes de ces produits sont convaincues que les rondeurs sont un critère sans équivoque de. la beauté.

Les risques

Pourtant, la course folle aux rondeurs -aguichantes n’aboutit pas simplement à la beauté. De multiples femmes souffrent de diverses maladies à la suite de l’utilisation desdits produits. «En voulant coûte que coûte avoir la forme de mes rêves, ces médicaments m’ont complètement détruite. Je regrette énormément d’avoir utilisé ces produits car, les effets secondaires ont fait que je suis devenue très grosse», témoigne Jeannette, une ancienne utilisatrice. Certaines d’entre elles, qui ont fait quelques confidences sous le sceau de l’anonymat, ont cité plusieurs types de produits.

Ainsi, elles disent prendre des suppléments alimentaires tels que les bouillons d’assaisonnement et du gingembre. Ces femmes utilisent également des produits pharmaceutiques, notamment des comprimés et des gélules prohibées. D’autres  encore préfèrent des produits chimiques et des pommades en surdose. Tous ces produits sont ingurgités par voie orale ou anale. L’objectif étant de se tailler la silhouette idéale.

Mais Christelle Ndongo, mère de deux enfants, saisit l’occasion pour lancer un appel aux filles et aux femmes qui s’adonnent, à cette pratique. «J’ai mal quand je vois mes sœurs qui utilisent ces produits. Qu’elles arrêtent, car, il est mieux d’être naturelle. Nous, les femmes naturelles, sommes plus attirantes», a-t-elle sensibilisé. Ainsi donc, la mode est aux formes rondes, mais les produits, vendus peuvent être néfastes pour la santé.

Aromates

Autre technique d’élargissement, le bouillon cube Maggi, omniprésent dans la cuisine africaine, se verrait détourné de son usage alimentaire…

« J’ai une amie d’amie qui en prenait sous forme de suppositoire pour faire grossir ses fesses », assure Francine, jeune trentenaire. Cette pratique, apparue en RD Congo, a même donné lieu à une chanson dans ce pays. Les femmes « pensent que comme c’est gras, ça va leur faire prendre du volume », observe-t-elle.

« Le bouillon doit être utilisé pour la cuisine », commente sobrement Peggy Diby, communicante pour Nestlé/Maggi en Afrique de l’ouest, qui s’interroge sur la « véracité » de cette pratique.

Pour les plus argentées, reste la solution bistouri, qui passe par une opération hors de Côte d’Ivoire.

Le chirurgien plastique parisien Robin Mookherjee, qui vient chaque mois à Dakar, indique avoir vu passer « des centaines de patientes » ouest-africaines, notamment ivoiriennes, influencées selon lui par la culture négro-latino-américaine. Il cite aussi le cas de Maliennes venues le consulter depuis Tombouctou à la première occasion, dès que les combats ont cessé dans leur pays.

Autant de femmes prêtes à payer 3 à 4.000 euros pour se faire « lipo-injecter » dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras.

Avec, mondeactuel

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