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Sahel: Le jeu trouble du régime algérien et son rôle déstabilisateur dans la région…

Sahel: Le jeu trouble du régime algérien et son rôle déstabilisateur dans la région

Le jeu trouble du régime algérien et les zones d’ombre en Algérie, le régime algérien et son rôle déstabilisateur dans la région… Il est important que l’ensemble de l’opinion internationale prenne conscience du jeu macabre que joue la mafia militaro politico financière algérienne au Sahel.

L’Algérie considère le Mali comme sa chasse gardée

Bombardement de sept pick-ups qui transportaient des terroristes d’Algérie vers le Mali

L’expansionnisme algérien; le plan machiavélique de l’Algérie en Afrique. Une partie de la région de Kidal vendue à l’Algérie, selon l’ancien ministre de l’Agriculture, Seydou Traoré.

maliweb.net, le premier Portail de débat et d’actualité sur le Mali, avait dévoilé dans un article publié le 06 Février 2013, une déclaration (une confession) de l’ancien ministre Seydou Traoré [une partie de la région de Kidal a été vendue à l’Algérie.]

Comment peut-on vendre une partie d’un pays souverain à un autre pays ? Difficile d’y croire ! Mais lorsque cela a été publiquement affirmé et par un ancien ministre de surcroît, cela donne vraiment matière à réflexion. En tout cas, l’ex-ministre Seydou Traoré l’a affirmé au cours des échanges sur la problématique de sortie de crise organisée par le COREN dans la salle de réunion du Haut conseil des collectivités.

Avec cette déclaration, on comprend aisément pourquoi l’Algérie n’a jamais voulu être au premier plan dans la crise malienne de peur de voir ses intérêts (fictifs) au Mali lui échapper. Au cours de son exposé, le ministre n’est pas passé par quatre chemins pour affirmer haut et fort qu’une partie de la région de Kidal a été vendue à l’Algérie et que cette partie regorge de ressources naturelles telles que le gaz et le pétrole. «Oui, je faisais partie de ce gouvernement et j’assume mes propos…», ajoute l’ancien ministre Seydou Traoré sans frémir. Mais de quoi s’agit-il en fait ?

Les patrons algériens se frottent les mains

Si la crise malienne prenait une autre tournure, l’Algérie allait simplement crier sur tous les toits que le Mali lui doit de l’argent, à défaut de dire qu’il a déboursé une faramineuse somme pour un deal avec l’ancien régime. Les Maliens doivent des milliards de FCFA à l’Algérie. Et comme aucun Malien ne sait exactement ce qui se passe dans les couloirs de la diplomatie, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer les dégâts. Malgré la présence des terroristes sur le sol malien, le régime déchu n’avait pas daigné mettre la pression sur l’Algérie afin que ce pays s’implique davantage dans la rébellion touarègue du MNLA et l’aider à combattre les éléments d’AQMI qui, en réalité, ne sont que des Algériens de l’ex-GSPC (Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat) et du FIS (Front Islamique pour le Salut). Le silence entre les deux Chefs d’Etat (malien et algérien) pourrait se résumer dans ces propos de l’Algérie : «Nous sommes très contents de la collaboration entre nos deux pays parce que le Mali va nous faire gagner beaucoup d’argent et en contrepartie, nous lui fournirons des aides dans le volet humanitaire et des prêts en échange d’une partie de la ville de Kidal».

Quand l’ancien régime vend le Mali

Lorsqu’un ancien ministre tient de tels propos, cela donne à réfléchir. Est-ce une confession de sa part ou est-ce parce qu’en son temps, il était obligé de se taire pour…recevoir lui aussi sa «part du gâteau» issue de cette vente ? Ou bien l’ex- ministre trouve-t-il que le moment est enfin venu pour lui de dénoncer la mauvaise gestion dudit régime dont il a pourtant fait partie ? Ce qui ne lui confère ainsi aucune crédibilité : c’est plutôt une trahison envers le peuple malien.

Mais au fait, quelles sont les motivations réelles qui ont poussé les autorités d’alors à céder cette partie de Kidal à l’Algérie ? Quelle était l’origine de ce deal entre les deux Chefs d’Etat malien et algérien ? On ose croire que l’ex-ministre Seydou Traoré aura à fournir plus de détails sur ces questions car avec sa «confession» du ministre, il est indiqué de revoir à fond les contrats de partenariat signés entre les deux pays à l’époque. Si cette affirmation de l’ex-ministre de l’Agriculture s’avérait fondée, ATT et ses collaborateurs doivent rendre des comptes aux Maliens à qui, ils n’ont jamais fait le bilan des précédentes privatisations.

Le régime algérien et son rôle déstabilisateur dans la région

Qui a enlevé les otages (la plupart allemands) du Sahara?

Les quatorze otages, pour la plupart allemands, enlevés dans le Sahara algérien au début de l’année 2003, ont retrouvé la liberté le 18 août 2003 dans la région de Kidal dans le nord du Mali. Dix-sept autres avaient été libérés en mai par leur ravisseurs, selon les uns, par l’armée algérienne, selon les autres. Le trente deuxième, une femme, est morte d’une insolation pendant sa détention. Le responsable des rapts serait un dénommé « Abderrezak El Para, » agissant pour un mouvement islamiste armé, le GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) dirigé de Hassan Hattab. Alain Chevalérias, consultant auprès du Centre de recherches sur le terrorisme depuis le 11 septembre 2001 a réalisé cette étude en août 2003… ⇒ étude

Détenu dans une prison algéroise plutôt « palais » depuis 2004 (selon l’activiste algérien « Amir dz »), Abderrazak el-Para, l’ex-émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), a confirmé le versement par les Allemands d’une rançon de 5 millions d’euros en échange de la libération de 14 touristes (9 Allemands, 4 Suisses et 1 Néerlandais) enlevés dans le désert algérien en mars 2003.

Les allemands ne sont pas du tout disposés à pardonner au sinistre Abderrezak Le Para et à ses sbires d’avoir fait subir à leur État l’affront.

Abderrezak Le Para s’est fait connaître du grand public occidental en capturant 32 touristes, de nationalités allemande, suisse, néerlandaise et autrichienne, enlevés en février 2003 sans qu’ils ne soient repérés ni en Algérie, ni au Mali pendant des mois.

Ce que vous ne connaissez pas:

El-Para était-il un agent du DRS, infiltré au sein des GIA
Contrairement à ce qui est mentionné sur wikipedia que Abderazak el Para, de son vrai nom Amari Saïfi, également surnommé Abou Haydara, est né le 23 avril 1966 à Guelma en Algérie. Il est un dirigeant du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

Abderrezak El Para, selon des sources, s’appelle en réalité Qessah. Formé en 1987 à l’école des forces spéciales de Biskra (à 350 km au sud-est d’Alger) il y devient sergent. Après sa formation, il est muté au 12ème RPC (12ème régiment de para-commandos), une unité d’élite de l’armée algérienne. En 1992, il déserte de la caserne de Beni Messous (à Alger) pour le maquis. En 1994, cependant, il se rend aux autorités. Pendant deux ans, il aurait été vu à plusieurs reprises au centre de Ben Aknoun, le CPMI (Centre Principal Militaire d’Investigation) en compagnie du patron d’alors, le colonel Athmane Tartague¹, devenu depuis général. Il est envoyé en stage pendant trois ans, avec le grade de lieutenant, à Fort Bragg (USA), le centre d’entraînement des Bérets Verts américains. De retour en Algérie, il est nommé capitaine. Pourtant promis à une belle carrière, il déserte à nouveau en 1997 et rejoint les maquis.
D’après les informations collectées, « El Para, » ne se signalait pas par un comportement religieux au sein de l’armée et, surtout au 12ème RPC, il participait à des beuveries avec ses camarades.
Néanmoins, la partie de biographie, dévoilée dans la presse algérienne, suffit à dresser d’El Para un portrait plus proche de celui d’un agent en mission d’infiltration, que de celui d’un déserteur passant à l’ennemi par conviction.

Les déplacements dans le désert.

Très peu de témoignages des otages nous sont parvenus. Les autorités allemandes, semblent-ils, leur ont interdit de vendre l’histoire de leur aventure à la presse. Pour avoir vécu, ou plutôt survécu, en zone désertique, dont celle du Sahara, nous savons que de tels déplacements ne s’improvisent pas.

Les moyens de communication dont dispose El Para.

D’après une dépêche de l’AFP du 13 août, et « de source proche des négociateurs, « El Para possède » de puissants moyens de transmission. » Ces moyens peuvent relever de deux technologies: le satellite ou les communications par radio. Dans les deux cas, le point de départ des émissions est détectable. A chaque fois qu’il émettait, la position d’El Para était donc dévoilée. Pourquoi l’armée algérienne n’a-t-elle pas mis cela à profit pour intercepter le groupe?
En mars 2004, Le Para et ses petits amis, passés au Tchad, tombèrent – l’accident bête – sur l’armée tchadienne, opportunément guidée par l’Empire, dont un avion survolait la scène et écoutait les échanges radios et téléphoniques des terroristes.
Sévèrement étrillé par les Tchadiens, le groupe du GSPC fila vers le nord et rencontra des combattants du MDJT, un mouvement d’opposition qui captura tout ce petit monde mais se trouva bien embêté.

  • A qui refiler le bébé ?
  • Qui pourrait bien être intéressé par Le Para et ses hommes ?
  • L’Algérie ?
  • La France ?
  • L’Allemagne….?

Le prix du silence: Amir dz révèle les secrets du château et le lieu d’existence d’El Para.

Cette atroce réalité est pratiquement totalement effacée des mémoires et des commentaires des médias occidentaux. Pourquoi ce silence radio des autorités allemandes…? se demande l’activiste algérien Amir Boukhors « Amir Dz ».

Amir Boukhors « Amir Dz » l’activiste qui fait trembler le «pouvoir algérien ».

La page Facebook du journaliste Amir.dz , par ses publications, qui chatouillent la fibre sensible des Algériens, il n’épargne aucune personne qui gravite autour d’un système politique pollué des responsables corrompus et leur progéniture qui bradent les ressources du pays.

Le prix du silence:  Amir dz révèle les secrets du château et le lieu de résidence d’El Para.

Cette atroce réalité est pratiquement totalement effacée des mémoires et des commentaires des médias occidentaux et particulièrement allemands. Pourquoi ce silence radio des autorités allemandes…? se demande l’activiste algérien Amir Boukhors « Amir Dz ».

Les Allemands en veulent mortellement à Abderrezak Le Para d’avoir exercé chantage et pression sur la République fédérale allemande. Un sens de l’honneur de l’État à saluer. Mais il ne faut pas omettre de souligner que les autorités allemandes, elles-mêmes, ont cédé à ce chantage, en livrant aux terroristes une rançon de 5 millions d’euros.

Un pactole acheminé par le secrétaire d’État allemand himself, Jürgen Chrobog, à bord de son avion. En faisant fi ainsi des règles internationales recommandant de ne jamais céder au chantage terroriste sous peine de créer des précédents graves. Il est vrai que les États occidentaux sont très soucieux de la vie de leurs citoyens. Il y a lieu de souligner que, juste après la confirmation de la libération des otages, le chancelier allemand, Gerhard Schröder, a déclaré qu’“il est du devoir de la communauté internationale de combattre cette forme de terrorisme”.

Mokhtar Belmokhtar un sbire du DRS

El-Aouar (« le borgne »), 41 ans, plus connu, en Algérie, comme un contrebandier mangeant à tous les râteliers que comme un salafiste djihadiste pur et dur, aurait monté sa propre phalange (katiba) dans le Sahara, « les signataires par le sang ». Cela faisait plusieurs semaines que la rumeur courait: le Borgne avait pris ses distances avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), autoproclamé Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont les combattants sont à 95% algériens.
A 17 ans, en 1989, sous prétexte de faire le petit pèlerinage (Omra), il s’envole pour l’Arabie Saoudite, puis gagne l’Afghanistan où il reçoit une formation militaire pendant un an. Originaire du Sud algérien, le Borgne n’adhère pas au Front Islamique du Salut (FIS) et ne s’engage pas non plus dans les groupes armés islamiques qui pullulent depuis l’interruption du processus électoral par l’armée algérienne en janvier 1992. La décennie de guerre civile qui s’ensuivra fera 150.000 morts et des milliers de disparus.

Mokhtar Belmokhtar, le contrebandier

Belmokhtar a pratiqué la contrebande de denrées alimentaires (aides alimentaires détournées par l’Algérie et le “polisario” destinées aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf), revendu dix fois plus cher hors d’Algérie.
Surnommé «Mister Marlboro» par les services algériens, Belmokhtar est régulièrement accusé de trafic de cigarettes ou de drogues. Selon Morten Bøås, professeur de l’université d’Oslo, « Mokhtar Belmokhtar a créé un système sophistiqué de contrebande de cigarettes dans toute l’Afrique saharienne. Transitant par la route du sel empruntée par les Touareg, les cargaisons de cigarettes arrivent par le Bénin ou le Togo, puis passent par le Mali, le Niger, et enfin par le sud algérien avant d’être revendues dans tout le Maghreb. À chaque nouvelle étape, il faut payer « Mister Marlboro » pour s’assurer un voyage sans encombre. Le contrôle de ce réseau a déclenché de nombreuses disputes territoriales entre les diverses factions d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), les Touareg et les fonctionnaires corrompus ».
Selon un salafiste mauritanien ayant travaillé avec le Borgne, ce dernier aurait essayé de convaincre l’islamopathe Abid Hammadou, dit Abou Zeïd, le preneur d’otages occidentaux qui contrôle la katiba du Nord-Mali, d’arrêter les kidnappings qui nuisent au business. Et de mettre sa phalange au service des narcos. Toujours selon le Mauritanien, Abou Zeïd aurait accepté de travailler avec les Colombiens, tout en continuant la traite des hommes, pour donner une couleur « islamique » à sa dérive délinquante.

Vidéo: In Amenas: comment l’armée algérienne a exécuté les otages

La prise d’otages d’In Amenas, perpétrée le 16 janvier 2013 sur le site gazier de Tiguentourine, au sud de l’Algérie, revient sous les feux de l’actualité. Des conversations téléphoniques entre, d’une part, de hauts gradés de l’Armée nationale populaire (ANP), et de l’autre, des galonnés de cette même armée et les terroristes à la solde de Mokhtar Belmokhtar, chef des «Signataires par le sang», démontrent que les victimes étrangères de la prise d’otages, 18 au total, dont 10 Japonais, ont été exécutées de main froide, et sans distinction aucune, par les forces spéciales algériennes.

«Il n’y a aucun survivant», a affirmé sans trembler le colonel Abderrazak Cherif, chef de la 6ème division militaire, au général Athmane Tartag, celui-là même qui a succédé à Toufik à la tête des services algériens (DRS), et qui était lors des événements le patron des forces spéciales algériennes.
Abderrazak Cherif se trouvait sur les lieux au moment du déroulement de l’intervention militaire, le 17 janvier. Comme le démontre l’enregistrement d’une conversation entre un kidnappeur, dénommé «Abderrahmane», et son chef Mokhtar Belmokhtar, des instructions ont été données par ce dernier afin de ne pas exécuter les otages, l’objectif de départ était de tenter de rançonner les familles des victimes et non de les tuer. Le but ultime du chef des «Signataires par le sang» était ainsi l’argent, mais pas l’exécution des otages, 10 Japonais, et les huit autres, des Français, des Britanniques et des Américains.
«Essaie, essaie, de mettre les otages en contact avec leurs familles ou avec leur société, dis-leur (NDLR, les familles ou les responsables de la société) qu’ils (les militaires algériens) sont en train de nous provoquer», dit Belmokhtar à son subalterne «Abderrahmane», en lui enjoignant de ne pas se laisser provoquer par l’armée algérienne et passer à l’exécution des otages.

In Amenas : Les contradictions d’Alger

L’Algérie aurait encouragé le jihadiste Mokhtar Belmokhtar à attaquer les intérêts marocains au Sahara.

Le site Wikileaks a mis en ligne, 16 mars 2016, un email confidentiel reçu par l’ex-secrétaire d’Etat US Hillary Clinton qui révèle une entente secrète entre les services du renseignement algérien, et le terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar, pour attaquer les intérêts marocains.
Une preuve déconcertante des liens tissés par les services algériens avec le terroriste le plus recherché au monde, en l’occurrence l’ex-chef des «Signataires par le sang», l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, à l’origine des récentes sanglantes prises d’otages de Bamako (Mali) et du Grand-Bassam à Abidjan (Côte d’Ivoire). Et c’est Wikileaks qui vient de révéler ce lien avéré, en mettant en ligne, ce jeudi 16 mars, une plateforme permettant de consulter des emails envoyés à partir du serveur privé de l’ex-secrétaire d’Etat US Hillary Clinton entre les années 2010 et 2014… Lire ⇒ email
Selon le rapport qui cite des «sources très sensibles», le gouvernement algérien serait parvenu à un «accord très secret» avec Belmohktar après l’enlèvement en avril 2012 à Gao au Mali du Consul d’Algérie. «En vertu de cet accord, Belmokhtar devait concentrer ses opérations au Mali, et à l’occasion, avec l’encouragement de la DGSE algérienne, attaquer les intérêts marocains au Sahara marocain, où les Algériens ont des revendications territoriales», indique l’email.

Des conversations téléphoniques entre deux gradés algériens, enregistrées durant l’attaque terroriste du 16 janvier 2013 contre le site gazier d’In Amenas, et reproduites hier dimanche par Médi1TV, établissent la responsabilité des forces spéciales algériennes dans l’exécution des otages.
La prise d’otages d’In Amenas, perpétrée le 16 janvier 2013 sur le site gazier de Tiguentourine, au sud de l’Algérie, revient sous les feux de l’actualité. Des conversations téléphoniques entre, d’une part, de hauts gradés de l’Armée nationale populaire (ANP), et de l’autre, des galonnés de cette même armée et les terroristes à la solde de Mokhtar Belmokhtar, chef des «Signataires par le sang», démontrent que les victimes étrangères de la prise d’otages, 18 au total, dont 10 Japonais, ont été exécutées de main froide, et sans distinction aucune, par les forces spéciales algériennes.

Comment le jihadiste le plus recherché d’Afrique du Nord a-t-il pu traverser deux mille kilomètres de territoire algérien avant d’être tué par la France au Mali?

À la fin des années 90, il participe à la fondation du GSPC algérien (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), sous la direction de l’émir Hassan Hattab.
Le site Counter Extremism Project (CEP), le décrit «un mélange d’islam politique et de nationalisme arabe» chez un de ces rares leaders d’Al-Qaida à ne pas avoir été formé dans des camps au Yemen ou en Afghanistan.

Abdelmalek Droukdel, aussi connu sous le nom de guerre Abou Moussab Abdelwadoud, né le 20 avril 1970 dans le village de Zayane, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger (Algérie) et mort le 3 juin 2020 à Talhandak près de Tessalit (Mali). Il est étudiant en ingénierie, lorsque l’Algérie bascule dans la guerre civile en 1991. Sympathisant du Front islamique du salut (FIS), Droukdel rejoint l’insurrection islamiste en 1993 et rallie le Groupe islamique armé (GIA). Il gravit les échelons au sein de ce groupe avant de rejoindre le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui est fondé en 1998. En juillet 2004, il prend la tête du GSPC lorsque Nabil Sahraoui (« Ibrahim Mustapha »), qui avait remplacé Hassan Hattab à la tête du GSPC, est abattu par la police algérienne vers Béjaïa. Abdelmalek Droukdel lance alors une fatwa contre Hattab, l’accusant de publier de faux communiqués au nom du GSPC (9 février 2005). Soutenu par Abou Moussab Al-Zarqaoui, il obtient l’éviction d’Hattab.

Les autorités algériennes ont longtemps gardé un silence remarqué sur la mort d’Abdelmalik Droukdel, le chef d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), tué le 3 juin par la France dans l’extrême nord du Mali, non loin de la frontière avec l’Algérie. Il a fallu attendre le 9 juin pour que le porte-parole de la présidence algérienne situe la disparition de Droukdel « dans le contexte » du « combat » de la « communauté internationale » contre le « terrorisme ». Il était évidemment délicat pour les militaires algériens de féliciter leurs homologues français pour l’élimination du plus redoutable des jihadistes algériens, traqué en vain depuis 27 ans en Algérie et condamné cinq fois à mort par contumace. Le régime algérien venait en effet de susciter une crise complètement artificielle avec Paris, en ordonnant le rappel de son ambassadeur, au motif de la diffusion sur des chaînes publiques de deux documentaires consacrés à la contestation algérienne.

Deux mille kilomètres en territoire algérien

L’embarras des dirigeants algériens est cependant plus profond et tient à une série de questions pour le moins troublantes: comment Droukdel, à la tête d’un maquis jihadiste dans les montagnes de Kabylie depuis deux décennies, a-t-il bien pu traverser l’Algérie du nord au sud? comment l’ennemi public numéro un des forces algériennes de sécurité est-il parvenu à franchir les quelque deux mille kilomètres d’un tel trajet? comment a-t-il pu esquiver les barrages et les contrôles d’un territoire aussi quadrillé? de quelles complicités en termes de logistique et de transport a-t-il pu disposer pour accomplir une aussi longue traversée? comment, enfin, a-t-il pu franchir la frontière avec le Mali que l’armée algérienne est censée surveiller avec le plus grand soin pour justement éviter les infiltrations jihadistes sur son propre territoire?
Le mutisme des responsables algériens sur la mort de Droukdel relance les interrogations sur la protection dont bénéficierait le Malien Iyad Ag Ghali, le plus puissant jihadiste du Sahel, chef depuis 2017 de la coalition du « Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans » (GSIM/JNIM dans son sigle arabe), elle-même affiliée à Al-Qaida. Dans une enquête très documentée de juillet 2018, « Le Monde » révélait qu’Ag Ghali avait parfois été repéré en territoire algérien, soit auprès de sa famille à Tin Zaouatine, soit dans un hôpital de Tamanrasset (où il aurait d’ailleurs échappé à une tentative occidentale de « neutralisation »). De telles facilités, forcément inavouables, participeraient d’un pacte de non-agression et auraient effectivement permis de protéger le Sahara algérien des attaques jihadistes. Plus généralement, les autorités algériennes, qui avaient échoué en 2012 à parrainer un accord entre Ag Ghali et Bamako, miseraient sur une médiation cette fois réussie au nord du Mali, quitte à y légitimer les groupes jihadistes.

Comment les commandos français ont tué l’ex chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique Droukdel

Le chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, a été tué mercredi 3 juin par l’armée française lors d’une opération au Mali, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly sur son compte Twitter, confirmant une information de l’AFP. Des précisions ont été fournies par l’état-major des armées ce jeudi 11 juin.
Une semaine après la mort d’Abdelmalek Droukdel, l’armée française a donné des éléments sur l’opération qui a conduit à la « neutralisation » du chef terroriste d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb Islamique), le 3 juin dernier dans le nord du Mali. Sur la base des informations divulguées par l’état-major des armées, voici ce que l’on sait sur les faits.

Cette opération, jugée « majeure », a eu lieu en fin d’après-midi dans une zone désertique, à 80 kilomètres à l’Est de la ville de Tessalit et à moins d’une quinzaine de kilomètres de la frontière algérienne. Abdelmalek Droukdel, connu par les siens sous le nom d’Abou Moussab Abdelwadoud, bivouaquait avec quatre autres jihadistes, leur véhicule — un 4X4 blanc — étant garé à proximité.

Grâce au recueil de « signaux électromagnétiques », l’alerte concernant cette « cible d’intérêt » avait été donnée deux jours plus tôt, lundi 1er juin, avec l’aide des services de renseignements américains. Dans la matinée de mercredi, ils sont localisés à leur bivouac. Les forces spéciales françaises, prépositionnées non loin, reçoivent l’ordre d’intervenir.

Les commandos d’élites, une quinzaine, déposés à distance du bivouac par deux hélicoptères, ont alors progressé à pieds afin de surprendre Droukdel et ses hommes.

Mais ces derniers, bloqués dans leur fuite, ont ouvert le feu bien décidés à ne pas se laisser capturer vivants. Le chef d’Al-Qaïda au Magreb Islamique a été tué, de même que trois autres islamistes dont Toufik Chaïb, chargé de la propagande d’AQMI. Leur jeune chauffeur a quant à lui préféré se rendre. Un ordinateur et plusieurs portables ont été récupérés, pour être analysés.

Tué en juin par les forces armées françaises, le jihadiste Algérien Abdelmalek Droukdel a été remplacé par l’Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi à la tête de l’organisation terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Juste après sa désignation, Abou Oubaïda Youssef al-Annabi a reçu l’allégeance de plusieurs groupes djihadistes actifs au Sahel et rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM) d’Iyad Ag Ghaly.

Passionné des réseaux sociaux

Abou Oubaïda Youssef al-Annabi, dont le nom figure sur la liste noire américaine des « terroristes internationaux » depuis septembre 2015, est un féru des réseaux sociaux. Il dirigeait la branche médias d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et apparaît régulièrement dans les vidéos du groupe.

Abou Obeida Youssef al-Annabi, originaire de la région d’Annaba en Algérie.

En 1992 ou en 1993, peu après le début de la guerre civile algérienne, il rejoint les rebelles islamistes. Il intègre ainsi le GIA, puis le GSPC. Il devient vers fin 2011 le chef de la choura, le conseil des notables d’AQMI et donc le successeur d’Abdelmalek Droukdel. Le 25 avril 2013, en réaction à la guerre du Mali, Abou Obeida Youssef al-Annabi appelle au djihad contre la France. Le 10 septembre 2015, il est inscrit sur la liste noire américaine des « terroristes internationaux »

Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, membre du Front Polisario

Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, qui avait annoncé en mai 2015 son allégeance à l’organisation de l’État islamique, fut membre du Front Polisario, puis de la mouvance jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Il était le chef historique de la lutte jihadiste et de la branche de l’organisation État islamique au Sahel, considéré comme l’auteur de la plupart des attaques dans la zone des trois frontières, à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso. L’organisation avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en 2017. Le 9 août 2020, au Niger, Adnan Abou Walid Al-Sahraoui avait personnellement ordonné l’assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Cette attaque contre des jeunes engagés dans l’humanitaire avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit « formellement déconseillée », à l’exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.

Le chef du groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, a été tué par les forces françaises.

Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel

Le chef du groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, a été tué par les forces françaises, a annoncé Emmanuel Macron sur Twitter dans la nuit de mercredi 15 au jeudi 16 septembre.


Cet été, en juin et juillet, Paris avait déjà annoncé la mort ou la capture de plusieurs cadres de haut rang de l’EIGS par la force française Barkhane et ses partenaires, dans le cadre de sa stratégie de cibler les dirigeants et les cadres des organisations jihadistes.
Le chef de l’EIGS « est mort à la suite d’une frappe de la force Barkhane », a tweeté de son côté la ministre française des Armées Florence Parly, en saluant également « un coup décisif contre ce groupe terroriste ». « Notre combat continue », a-t-elle affirmé.
L’EIGS, créé en 2015 par Adnan Abou Walid al-Sahraoui, membre du Front Polisario et de la mouvance jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avait été désigné comme «ennemi prioritaire» au Sahel, lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France), en janvier 2020.
Il est en effet considéré comme étant à la manœuvre de la plupart des attaques dans la région des «trois frontières», un vaste espace aux contours vagues à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Cette zone constitue la cible récurrente d’attaques de deux groupes armés jihadistes: l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda.
L’EIGS a perpétré des attaques particulièrement meurtrières, visant civils et militaires, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Il avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Fin 2019, l’EIGS avait mené une série d’attaques d’ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger.
Le 9 août 2020, au Niger, le chef de l’EIGS avait personnellement ordonné l’assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Cette attaque contre des jeunes engagés dans l’humanitaire avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit « formellement déconseillée », à l’exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.
Après plus de huit ans d’engagement important, Emmanuel Macron a annoncé en juin une réduction de la présence militaire française au Sahel et la fin de l’opération antijihadiste Barkhane au profit d’un dispositif resserré, recentré sur les opérations de contre-terrorisme et l’accompagnement au combat des armées locales, autour d’une alliance internationale associant des Européens.
«La Nation pense ce soir à tous ses héros morts pour la France au Sahel dans les opérations Serval et Barkhane, aux familles endeuillées, à tous ses blessés. Leur sacrifice n’est pas vain. Avec nos partenaires africains, européens et américains, nous poursuivrons ce combat», a ajouté Emmanuel Macron dans un autre tweet.

L’expansionnisme algérien le plan machiavélique de l’Algérie en  Europe

Italie : la Sardaigne accuse l’Algérie «d’annexer les eaux sardes».

Italie : la Sardaigne accuse l’Algérie «d’annexer les eaux sardes»…L’expansionnisme algérien

Après l’Italie, Confrontation entre l’Espagne et l’Algérie sur le tracé de la frontière maritime entre les deux pays.

L’expansionnisme algérien: L’Algérie a-t-elle envahi Cabrera, l’île de l’archipel espagnol des Baléares…?

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