JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
Home / COOPÉRATION / Sahara Marocain: « Un recadrage nécessaire pour le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni… » Gherrabi Mohammed (Part:2)

Sahara Marocain: « Un recadrage nécessaire pour le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni… » Gherrabi Mohammed (Part:2)

Sahara Marocain: « Un recadrage nécessaire pour le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni… » Gherrabi Mohammed.

By: Mohammed Gherrabi

Le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni, semble être troublé par le récent rapport des Nations Unies, qui met en lumière les violations du Polisario dans les zones réglementées de la zone tampon.

Dans une série de tweets publiés, lundi dernier, le ministre de l’économie sud-africain Tito Mboweni a invité des « Etats de première ligne », des mouvements de libération et partis politiques en Afrique, notamment du Mozambique, de l’Angola, du Zimbabwe et du Timor oriental (Asie) et du Nicaragua (Amérique centrale), à « s’unir pour résoudre la question sahraouie» !…

Dans un de ses tweets: « Pourquoi de nos jours, un pays africain est autorisé à en coloniser un autre !…Frères et sœurs, non, cela doit prendre fin…La liberté pour le Sahara Occidental doit intervenir maintenant » !… a aboyé le dénommé Tito Mboweni, ministre sud-africain des FINANCES, il y a quelques jours sur son compte tweeter.

Il s’agit, pour le ministre sud-africain, d’une tâche urgente…« Ce truc de diplomatie ne fonctionne pas…Faisons-nous entendre haut et fort… Camarades d’armes, nous devons en terminer avec la question la question du Sahara occidental…L’hésitation est inefficace », a-t-il insisté !…

Pourquoi l’Afrique du Sud s’acharne contre le Maroc?

L’Afrique du Sud, qui se dispute avec le Maroc le titre de première puissance économique du continent, traverse une période de crise avec une croissance quasiment nulle.
Le Maroc a attiré près de 13% des IDE annoncés sur le continent, soit la même proportion que celle sud-africaine, sa principale concurrente en Afrique. C’est une hausse de 19% pour le Maroc contre une baisse de 31% pour le pays de Nelson Mandela.

Le Maroc est une destination très prisée par les marques franchisées. C’est ce que vient de révéler le classement de l’Indice international d’attractivité des franchises pour 2019, réalisé par le Centre de franchise international Rosenberg (RIFC), affilié au groupe New Hampshire.

Dans le classement du Centre de franchise international Rosenberg (RIFC), le royaume fait office de figure de proue en devançant pratiquement tous ses voisins immédiats. Classé 39e sur 131 pays à l’échelle mondiale, suivi de l’Algérie (66e), de la Tunisie (troisième et 78e) et de la Mauritanie (127e), le Maroc arrive en tête des pays du Maghreb les plus attractifs, avec un score de 54 points. Le Maroc a ainsi gagné trois places par rapport à 2018, où le rapport annuel le plaçait à la 41e place avec un score de 54,53 points. Le royaume s’est également distingué dans la région MENA en se classant deuxième dans le monde arabe après les Émirats arabes unis, 26e au niveau mondial. Il faut noter que les scores d’attractivité sont calculés pour 131 pays ayant une population d’au moins un million d’habitants et disposant de données accessibles au public. Les chercheurs du Rosenberg International Franchise Center (RIFC), qui prennent en compte de nombreux facteurs, notamment le pouvoir d’achat, les perspectives de croissance du marché et les risques politiques et économiques, ont mis au point un indice qui classe plus d’une centaine de pays en fonction de leur attractivité en tant que marchés d’expansion internationale des franchises basées aux États-Unis.

Cet indice est généré à l’aide d’un modèle quantitatif fondé sur des recherches évaluées par des pairs et sur une enquête menée auprès de dirigeants de franchises, explique le RIFC, qui ajoute que le modèle produit deux classements d’indices différents (croissance équilibrée et croissance dynamique) en fonction des niveaux de tolérance au risque d’une entreprise. Si, dans le fond, l’Indice international d’attractivité des franchises de 2019 n’a pas détaillé les détails du climat de l’investissement au Maroc et les secteurs dans lesquels l’économie marocaine est la plus attractive, plusieurs cabinets ont déjà confirmé le dynamisme des investissements dans le pays.

Le rapport du cabinet Ernst & Young (EY), rendu public en octobre 2018, indiquait déjà que le Maroc était sur la bonne voie. En 2017, le Maroc a attiré près de 13% des IDE annoncés sur le continent, soit la même proportion que celle sud-africaine, sa principale concurrente en Afrique. C’est une hausse de 19% pour le Maroc contre une baisse de 31% pour le pays de Nelson Mandela. C’est aussi un total de 96 projets qui ont été annoncés au Maroc en 2017, 96 en Afrique du Sud, 67 au Kenya et 64 au Nigeria. Et, parmi les secteurs plébiscités par les investisseurs figure celui de l’automobile.

Automobile: Une industrie qui bat les records en Afrique

Il a fallu un peu moins de 10 ans au Maroc pour grimper sur le podium des pays constructeurs de voitures. Actuellement, le secteur automobile marocain occupe la première place en Afrique, devançant l’Afrique du Sud.

Le Maroc a produit, en 2018, 402.000 véhicules répartis entre les usines de la Somaca, à Casablanca, et de Tanger, toutes deux appartenant au constructeur Renault. Les chiffres connaissent une tendance haussière depuis 2012, date du lancement de l’usine Renault à Tanger. A l’époque, la production n’avait pas dépassé les 50.000 unités, mais elle avait auguré les prémices d’une véritable industrie automobile.

En parallèle, le chiffre d’affaires à l’export du secteur automobile connaît lui aussi une course vers la croissance. L’export a été multiplié par trois en moins de six ans pour atteindre en 2018 les 65,5 milliards de DH, un chiffre porté à 70 milliards en corrigeant les exportations auparavant affectées à d’autres secteurs. D’ici 2022, il est prévu de dépasser la barre des 100 milliards, avec probablement le double à l’horizon 2025.

La montée rapide du chiffre d’affaires est due aux exports de véhicules en croissance sans interruption. Des chiffres auxquels se joindront, dès cette année, les performances de PSA qui apporteront une capacité supplémentaire de 200.000 véhicules, ainsi que la future installation de BYD dont le retour sur la scène a été annoncé dernièrement.

Cette effervescence est également due à la mise en place de filières de sous-traitance de divers fabricants automobiles travaillant en Europe dont l’un des plus en vue est le constructeur Ford. Ce dernier a annoncé l’année dernière son intention d’augmenter le volume de ses achats en installant une centrale au Maroc afin d’assurer le suivi des équipementiers travaillant pour son compte.

C’est le cas aussi d’autres équipementiers de rang 1 qui ont choisi d’installer au Maroc une partie de leur fabrication comme Valeo, qui a même signé la mise en place d’un écosystème avec l’Etat. Le groupe pourra, de la sorte, fournir les chaînes de Renault et de PSA, ainsi que celles de divers constructeurs en Europe du Sud.

Le même schéma avait été mis en place par d’autres équipementiers de taille moindre qui pouvaient compter sur l’augmentation du volume de production qu’offre cette perspective et sur ses effets sur la compétitivité, importante dans un secteur en permanente recherche de réduction des coûts.

Renault: 12% de la production mondiale sort de Tanger

En moins de cinq ans, l’usine tangéroise de Renault, spécialisée dans la fabrication de véhicules de marque Dacia, a réussi à se hisser dans le top 20 des usines du constructeur au Losange. L’usine, qui vient de fêter sa millionième voiture produite en juillet dernier, assure près de 12% de la production totale du groupe Renault. En d’autres termes, un véhicule sur huit vendus par Renault sort de l’une des trois chaînes dont dispose l’usine de Tanger. Selon le management de l’usine, le défi actuel est celui de la qualité. Même si l’usine se place au niveau des standards du groupe, l’objectif est de la placer au top trois des meilleures usines de Renault au monde.

3e constructeur: La piste BYD se concrétise

LE 3e constructeur pourrait arriver plus vite que prévu. L’implantation de BYD, le spécialiste chinois de voitures électriques, s’accélère. C’est ce qu’avait annoncé Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, lors de la 6e édition des Automotive Meeting Days à Tanger.

BYD avait signé un protocole d’accord en décembre 2017 pour l’implantation d’une unité de 50 hectares dont 30 hectares couverts avec à la clé la création de 2.500 emplois directs. Le projet prévoyait à terme l’installation, en plus d’une usine de véhicules, d’une deuxième dédiée aux batteries et une troisième d’autobus et de camions électriques.

Le projet a depuis été maintenu en stand-by, le temps qu’aboutissent les discussions entre le groupe chinois et les autorités marocaines. Il est probable que les premiers coups de pioche de la première usine, prévue à Tanger, aient lieu cette année.

Le même schéma avait été mis en place par d’autres équipementiers de taille moindre qui pouvaient compter sur l’augmentation du volume de production qu’offre cette perspective et sur ses effets sur la compétitivité, importante dans un secteur en permanente recherche de réduction des coûts.

L’Afrique du Sud, traverse une période de crise avec une croissance quasiment nulle.

Par ailleurs, le chômage frôle les 30%. Conséquence : la colère gronde contre les étrangers africains qui sont venus travailler dans le pays. Ceux-ci sont accusés de s’accaparer les emplois.

Selon Achille Mbembe, historien et politologue camerounais, « les investissements étrangers directs ont dépéri, la monnaie flotte. Les inégalités sont absolument criantes. L’Afrique du Sud est très loin d’être un modèle du point de vue de la gestion économique. C’est peut-être l’une des causes des frustrations qui sont mal dirigées. »

Mauvaise gouvernance économique et politique

Selon David Zoumenou, chercheur principal à l’Institut d’études de sécurité (ISS) de Pretoria, l’absence de politique économique et sociale cohérente est également à l’origine de cette explosion sociale. Sans oublier la corruption de l’élite sud-africaine qui s’est accaparé les richesses du pays.

« Très peu de richesses ont été allouées à la réponse aux besoins sociaux énormes dans les Township à Soweto, Alexandra, au Cap.« , réagit pour sa part le politologue congolais Hubert Kabasu Babu.

Les scandales financiers qui entachent la Politique sud-africaine.

Des exemples de malversations financières


JUIN 2020: Sept hommes, arrêtés et accusés d’avoir participé au détournement de plus de 2 milliards de rands (114 millions d’euros) des comptes de la banque sud-africaine VBS qui a fait faillite, ont été remis le lendemain en liberté sous caution. Inculpés de fraude, vol, blanchiment d’argent ou encore corruption, ils ont tous plaidé non coupable lors de leur comparution devant un tribunal de Palm Ridge, dans la banlieue de Johannesburg.Parmi eux figurent l’ancien président du conseil d’administration de VBS, Tshifhiwa Matodzi, présenté comme le cerveau de ce scandale, et l’ancien directeur exécutif de la banque, Andile Ramavhunga.Le Parquet avait décidé de « ne pas s’opposer » à leur remise en liberté, précisant que la pandémie de Covid-19 « avait joué un rôle » dans cette décision. Le juge Brian Nemavhidi a ordonné leur libération contre versement d’une caution de 100.000 rands (environ 5.200 euros). Les accusés doivent de nouveau comparaître le 8 octobre. Ce sont les premières arrestations depuis que le scandale à VBS a éclaté il y a près de deux ans. Fin 2018, la Banque centrale d’Afrique du Sud avait publié un rapport sur la faillite de l’entreprise, intitulé « Le grand casse bancaire ». Le document accusait 53 personnes, dont des dirigeants et des hommes politiques, d’avoir détourné plus de 2 milliards de rands sur une période de trois ans.Selon le ministre de la Gouvernance coopérative de l’époque, Zweli Mkhize, VBS Mutual Bank, prisée des petits porteurs, est soupçonnée d’avoir mis sur pied « un processus de fraude systématique et structuré, qui aurait siphonné les fonds de la banque » au profit d’une poignée de bénéficiaires « cupides ». La faillite de la banque, qui a surtout pénalisé les clients ruraux et pauvres, résulte d' »un détournement brutal d’argent destiné aux communautés défavorisées », avait commenté M. Mkhize. La banqueroute de VBS est un des cas de corruption les plus spectaculaires en Afrique du Sud depuis le départ forcé début 2018 du président Jacob Zuma, cité dans de nombreux scandales financiers.

Le gouvernement sud-africain annonce la faillite de South African Airways (SAA) , 600 pilotes refusent les indemnités de départ

Le gouvernement sud-africain a exhorté mardi 600 pilotes de la compagnie South African Airways à accepter les indemnités de départ que le Plan de sauvetage des entreprises (BRS) leur a proposées. Les mêmes propositions ont été aussi faites à d’autres travailleurs avant que la compagnie aérienne ne soit démantelée pour former une nouvelle entité.

À l’agonie depuis plusieurs années, South African Airways (SAA, 6,8 millions de passagers en 2017) pourrait bien être la première grande victime de la crise du coronavirus qui menace tout le secteur aérien. La première d’une longue série… Placée en décembre sous procédure de sauvegarde par l’État, la compagnie, endettée à hauteur de 9,2 milliards de rands, soit 570 millions d’euros et vivant depuis longtemps sous perfusion (20 milliards de rands injectés depuis trois ans), semblait avoir un peu de répit.

Le ministère des Entreprises publiques a chargé le BRS de sauver de la faillite SAA à court de liquidités afin de sauver les emplois des quelque 4 700 membres du personnel, dont les 600 pilotes. Si les autres représentants des travailleurs ont accepté les indemnités de départ volontaire, le syndicat des pilotes ne l’a pas fait et réclamait des indemnités de départ volontaire plus élevées pour se séparer de la compagnie aérienne.

Selon le gouvernement, le syndicat des pilotes a également demandé le maintien d’un plus grand nombre de pilotes dans la nouvelle compagnie aérienne – une proposition qui, selon le ministère des Entreprises publiques, transférerait une charge financière à une nouvelle compagnie aérienne qui doit émerger du processus de sauvetage de l’entreprise. Selon un communiqué du ministère, «les 600 pilotes de SAA représentent 13% du personnel des compagnies aériennes, et pourtant ils consomment 45% de la masse salariale ». « Le moins payé des 170 pilotes seniors de la SAA gagne 200.000 dollars par an, hors avantages et incitations. Sur le budget de 130 millions de dollars proposé pour les indemnités de départ volontaire (VSP), les 600 pilotes recevront plus de 58 millions de dollars », explique le communiqué.

En tant qu’actionnaire de la compagnie aérienne nationale, le gouvernement a déclaré qu’il était «déçu que les pilotes n’aient pas compris que la SAA était financièrement épuisée, que la compagnie était en cours de redressement et se battait pour sa survie ». « Le gouvernement appelle les pilotes à accepter les VSP de la South African Airways et à rejeter les demandes avides de leur syndicat, qui semblent moins que magnanimes», conclut la déclaration du ministère.

Afrique du Sud: Actes de violences xénophobes, sur fond de chômage et de pauvreté.

Les sud-africains, « se trompent d’ennemi » … La chasse aux ressortissants africains

Cette chasse aux ressortissants africains vivants en Afrique du Sud a poussé le Nigeria à renforcer la sécurité autour des enseignes sud-africaines sur sol pour éviter des actes de représailles.

Le géant sud-africain MTN, leader des télécommunications en Afrique, a annoncé ce mercredi 4 septembre qu’il fermait toutes ses agences au Nigeria, son plus grand marché avec 190 millions d’habitants.

Appel au calme

Le président Cyril Ramaphosa avait une nouvelle fois condamné les violences qui ont éclaté dimanche à Johannesburg et qui se sont par la suite propagées à capitale politique Pretoria et dans la province du KwaZulu-Natal dans l’est du pays.

« S’en prendre à des étrangers n’est pas la bonne attitude« , a-t-il déclaré lors de l’ouverture des travaux du Forum économique mondial Afrique au Cap ce mercredi 4 septembre.

Suite à ces violences, le Nigeria avait décidé de boycotter le Forum économique mondial Afrique.

Le vice-président nigérian Yemi Osinbajo qui devait participer au Forum a annulé son déplacement 24 heures après la convocation par Abuja de l’ambassadeur d’Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, connait souvent des actes de violences xénophobes, sur fond de chômage et de pauvreté.

Une dizaine de personnes avaient été tuées en 2015 au cours de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg et à Durban. Des émeutes xénophobes avaient fait 62 morts dans le pays en 2008.

L’Association sud-africaine du Transport Routier (RFA) estime que depuis mars 2018, plus de 200 personnes ont été tuées dans des attaques visant des chauffeurs routiers étrangers en Afrique du Sud. Selon l’organisation, plus de 1 000 véhicules ont été détruits, ce qui représenterait pour l’économie locale un coût supérieur à 70 millions d’euros.

Vidéo publiée par Human Rights Watch montrant un camion en flammes à Olifantskop Pass dans la province du Cap-Oriental le 2 septembre, jour de lancement d’une grève nationale contre l’emploi de chauffeurs étrangers.

Le groupe Facebook de la All Truck Drivers Foundation affiche en introduction que sa page est « réservée aux Sud-Africains « et déclare que « nous avons besoin que tous les routiers citoyens sud-africains nous rejoignent et s’unissent pour empêcher que nos emplois soient donnés aux étrangers« . Contacté par la rédaction des Observateurs, un membre du comité exécutif de l’ATDF, qui souhaite rester anonyme, affirme que l’organisation ne soutient pas les récentes violences.

« Ils ont tout brûlé »

« Afrophobie ? » « Xénophobie ? » « Racisme entre Noirs ? » Un « Noir » déjà bien « noir » qui massacre un « étranger » sous prétexte qu’il aurait la peau trop sombre : la haine de soi par excellence ? Mais bien sûr, c’est tout cela en même temps ! » s’exclame l’historien et enseignant à l’université du Witwatersrand à Johannesburg Achille Mbembe, dans un long texte repris par Courrier international. Ce dernier décrit une situation devenue explosive alors qu’en 2015 et 2017 déjà ces mêmes violences avaient défrayé les chroniques. Interrogeant un chauffeur de taxi sur la manière dont les agresseurs s’y prennent, Achille Mbembe nous apprend que le feu utilisé est un héritage de l’apartheid. « Parce que du temps de l’apartheid, le feu, c’était la seule arme que nous avions, nous, les Noirs. Nous n’avions pas de munitions, d’armes et tout ça. Avec le feu, on pouvait fabriquer des cocktails Molotov et les jeter sur l’ennemi à bonne distance », explique le chauffeur.

Moussa Faki Mahamat, le président de l’Union africaine, a appelé à ce que des «mesures préventives soient prises pour protéger la vie des personnes et leurs biens, veiller à ce que les auteurs de ces actes soient traduits en justice et que des réparations soient accordées aux victimes ». Le ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Geoffrey Onyeama, a écrit sur Twitter qu’il avait reçu « la nouvelle nauséabonde des incendies et des pillages de magasins nigérians. Trop, c’est trop ! » s’est emporté le ministre.

Ces violences ont lieu alors que le président nigérian Muhammadu Buhari devait se rendre en Afrique du Sud, où il doit rencontrer le président Cyril Ramaphosa pour discuter de la montée des tensions, notamment des violences contre les étrangers. De nombreuses personnalités nigérianes ont appelé au « boycott total » des entreprises sud-africaines, telles que le fournisseur de programmes télévisés DSTV ou le géant des télécoms MTN.

Des lois anti-immigrées ?

Au-delà de l’indignation générale, beaucoup pointent du doigt le gouvernement sud-africain. En effet, ce dernier a depuis peu durci le ton au sujet de l’immigration. De nouvelles mesures draconiennes ont été votées. Les permis de travail ne sont plus systématiquement renouvelés, les familles se voient refuser des visas, les enfants sont condamnés à un no man’s land scolaire. Et Achille Mbembe d’ajouter : « Une situation kafkaïenne qui touche aussi les étudiants entrés légalement dans le pays, dont les visas ont été régulièrement renouvelés, mais qui se trouvent maintenant pris au piège du flou juridique, dans l’impossibilité de s’inscrire et de toucher l’argent auquel ils ont droit, qui leur a été alloué par les institutions. Avec ses nouvelles mesures anti-immigration, le gouvernement est en train de transformer les immigrés jusque-là légaux en clandestins. »

Même son de cloche du côté de la Chambre de commerce et d’industrie d’Afrique du Sud (SACCI). Le directeur général de l’institution, Alan Mukoki, a déclaré qu’il était regrettable que l’incapacité du gouvernement à enregistrer les mouvements aux frontières du pays soit à l’origine de la violence entre les Sud-Africains appauvris et les ressortissants étrangers.

Sipho Zungu, président de l’Association des chauffeurs de camion, regrette que le gouvernement permette aux entreprises d’employer des étrangers sans papiers afin d’éviter de se conformer aux lois du travail sud-africaines, créant ainsi un avantage injuste pour ces immigrés. Plusieurs reportages ont montré des salles d’audience pleines à craquer en raison de centaines d’immigrés arrêtés sans aucun document. Ils ont immédiatement été envoyés au centre de rapatriement de Lindela, d’où ils seront renvoyés dans leur pays d’origine.

2015 – Sit-in devant l’ambassade de l’Afrique du Sud au Maroc. 



2019- Sit-in devant l’ambassade de l’Afrique du sud au Maroc (Interview) 


Lire aussi:

Sahara Marocain: « Un recadrage nécessaire pour le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni… » Gherrabi Mohammed

About gherrrabi

Check Also

Algérie: « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » , la république du « BF ».

Dans un post sur le réseau social Facebook, la chaîne internationale de la radio algérienne …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *