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Quand Jean-Pierre Elkabbach conseillait et briefait Brice Hortefeux avant avant une interview sur Europe 1.

Quand Jean-Pierre Elkabbach conseillait et briefait Brice Hortefeux avant avant une interview sur Europe 1.

Mediapart a publié la retranscription d’échanges téléphoniques datant de fin 2013, entre l’ex-ministre sarkozyste en 2013, Brice francais Hortefeux et le journaliste Jean-Pierre Elkabbach. Des écoutes qui ont révélé toute l’étendue de leur connivence, notamment leurs interviews « truqué ».
Datant de 2013, ces conversations ont été enregistrées et archivées par la justice française dans le cadre de l’enquête sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007.


Mediapart note « cinq appels téléphoniques en tout et pour tout, consacrés à la mise au point de deux émissions », le 6 novembre et le 16 décembre. À la veille d’une des deux interviews dans la matinale d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach, devient « un véritable coach » d’image.

On découvre ainsi que les deux acolytes convenaient ensemble des détails des entretiens à venir. Et qu’il n’y avait donc aucune surprise pour le ministre : non seulement Jean-Pierre Elkabbach prévenait son invité des questions qu’il allait lui poser, mais il le conseillait aussi précisément sur ses propres réponses. La phrase la plus symptomatique de cette relation anormale a été isolée par Mediapart. Jean-Pierre Elkabbach lance alors à Brice Hortefeux : « Il faut que tu sois l’antiraciste par excellence. Même si tu penses le contraire ». Le journaliste se transforme ainsi littéralement en spin doctor. Pour rappel, en 2009, une phrase de Brice Hortefeux, prononcée après avoir posé avec un jeune militant UMP d’origine maghrébine, avait suscité la polémique : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

Le média évoque un autre échange : « mais tu pourrais demander aussi, enfin quand je te pose la question. Est-ce que tu pourrais pas te demander où est passé Valls ? C’est qu’il parle beaucoup à un moment donné, et il disparaît quand on a besoin d’ordre public », demande Jean-Pierre Elkabbach.

La petite phrase avait fait polémique et l’objet d’une action en justice à l’initiative du MRAP, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples. Après un jugement en première instance où le ministre avait été condamné à 750 euros d’amende et 2.000 euros de dommages et intérêts pour injures non publiques à caractère racial, Brice Hortefeux a été aujourd’hui relaxé en appel. Le MRAP a déjà fait part de son intention de se pourvoir en cassation.

« Oui, oui. Absolument. Tout d’un coup, il fait le malin, lundi Europe, mardi RMC, mercredi RTL… Ensuite trois trucs le soir et après il disparaît, voilà », lui répond Brice Hortefeux. « Quand on a en a besoin. Non, mais il faut dire, il est disparu. Il est partout dans les médias, mais il disparaît quand on a besoin de lui», poursuit le journaliste. Brice Hortefeux acquiesce.

Et c’est le même procédé qui est utilisé en décembre selon Média part qui précise que les réponses apportées par Brice Hortefeux correspondent soigneusement aux échanges qu’il a eus avec Jean-Pierre Elkabbach.

Contacté par le même média, Jean-Pierre Elkabbach explique que « Brice Hortefeux a une peur terrible de la presse » tout en ajoutant « Il y avait des discussions entre nous pour le convaincre de donner une interview à Europe 1, parce qu’il y a une grande concurrence des matinales. Je l’ai peut-être aidé à formuler ce qu’il voulait dire. Ce n’est pas un grand improvisateur. Souvent, il lit ses notes et c’est incompréhensible».

De son coté Brice Hortefeux déclare que « la connaissance [d’un journaliste, N.D.L.R.] n’est pas la complaisance. Au contraire, c’est l’exigence. Quand on ne prépare pas, il y a de la langue de bois ».

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