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Mohamed Chaïb Akhdim, député d’origine marocaine au Parlement espagnol

Mohamed Chaïb Akhdim, membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC), accède à la députation à la Chambre basse du Parlement espagnol. Il a officiellement pris ses fonctions mardi 20 juin.

Membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Mohamed Chaib, ce natif de Tanger (1962) qui a émigré avec sa famille à Sant Boi de Llobregat près de Barcelone à l’âge de 4 ans, est devenu membre du Congrès des députés suite à l’adoption en juin de la motion de censure contre l’ex-gouvernement conservateur du Parti Populaire (PP) et qui a propulsé les socialistes au pouvoir.

Je suis venu à l’âge de quatre ans en Catalogne en 1965 avec ma famille. Quand j’avais 12 ans, je suis retourné à Tanger, j’ai continué mes études à l’Instituto Español, et ce sont les Espagnols qui m’ont appris à parler et à écrire l’arabe. Plus tard j’ai étudié à Grenade et je suis retourné à Barcelone. Lorsque vous avez vécu en Espagne pendant tant d’années, vous ne vous considérez plus comme un immigrant. Je me sens un citoyen pleinement espagnol avec des droits et des devoirs comme tout le monde.

La nomination de Meritxell Batet au poste de ministre de l’administration territoriale et de la fonction publique dans le nouveau gouvernement socialiste a permis à Chaib d’occuper son siège au Congés des députés.

En effet, le député d’origine marocaine s’était présenté sur la liste du PSOE menée par Batet lors des dernières élections générales espagnoles.

L’arrivée de Chaib au Congrès des députés espagnols est loin, toutefois, d’être le fruit du hasard. Elle est l’aboutissement d’une carrière politique longue et riche qui a commencé en 1995, année où il a adhéré au Parti socialiste de la Catalogne (PSC).

Ses débuts en politique ont été précédés en 1994 par la création de la Fondation Ibn Batouta, entité que Chaib avait mise en place pour œuvrer à promouvoir l’intégration des Marocains résidant en Catalogne et le rapprochement entre les cultures marocaine et espagnole.

Si sa grande sensibilité à l’égard des questions touchant les Marocains établis en Espagne a été pour beaucoup dans la création de cette fondation, elle l’a été aussi dans son entrée en politique.

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Un projet d’intégration des jeunes Marocains et d’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine, présenté par la Fondation Ibn Battouta à la municipalité de Barcelone en 1995, a été d’ailleurs à l’origine de l’adhésion de Chaib au PSC.

« J’ai commencé à être en contact avec la politique grâce à une personne décédée en 2003 qui s’appelait José Ignacio Urenda, qui était un responsable dans la mairie de Barcelone dirigée par les socialistes à l’époque. Il avait soutenu un projet au profit de la communauté marocaine », confie Chaib à la MAP.

Dès l’annonce de l’arrivée de Chaïb à la Chambre des représentants, la page porunsaharalibre.org a immédiatement initié une campagne contre le député, l’accusant d’être «un homme du Makhzen aux Cortes Generales (Parlement espagnol, ndlr)». Et de rappeler que Chaïb est membre du Conseil consultatif des Marocains de l’étranger, une instance en rade depuis 2012.

Il souligne aussi le rôle joué par un membre distingué du PSOE qui l’a beaucoup soutenu à ses débuts dans le parti, Anna Terron, qui a été eurodéputée pour deux mandats et secrétaire d’Etat espagnol à l’immigration sous le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.

Diplômé en pharmacie après des études aux universités de Grenade et Barcelone, Chaib a travaillé pour une multinationale du secteur avant d’être élu en 2003 député au parlement régional de la Catalogne où il siégera pour deux mandats consécutifs jusqu’à 2010.

« J’avais hésité au début de me présenter dans les listes du PSC lors des élections régionales catalanes de novembre 2003, mais deux raisons principales m’ont poussé à accepter la proposition du parti », se rappelle Chaib.

Et de préciser qu’il a été motivé par l’ambition de prouver à la société catalane et espagnole qu’une personne d’origine marocaine issue de l’immigration pouvait siéger au parlement de Catalogne et qu’elle pouvait représenter non seulement les immigrés mais aussi les autres citoyens de la région. …. La suite

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