Home / Business / Maroc: Ces gardiens de voiture avec lesquels on entretient des relations «je t’aime, moi non plus».

Maroc: Ces gardiens de voiture avec lesquels on entretient des relations «je t’aime, moi non plus».

On reconnait les gardiens de voitures de jour le plus souvent à leurs gilets fluorescents, leurs sifflets et leurs casquettes, tandis que les gardiens de nuit sont eux généralement vêtus de longs manteaux, de bonnets et armés de gourdins.

Ils font partie de notre quotidien. Jours et nuits, ils sont là dans les ruelles, les boulevards, les places… Ce sont les gardiens de voiture avec lesquels on entretient des relations «je t’aime, moi non plus». Utiles mais aussi exaspérants, ces hommes de tout âge (et parfois des femmes) gagnent leur vie en assurant la gestion du stationnement. De petits micro-entrepreneurs, en sorte.

Qu’ils soient de jour ou de nuit, certains gardiens arborent des badges d’identification et délivrent des tickets de paiement aux clients, tandis que d’autres opèrent dans la clandestinité la plus totale, loin de la supervision des autorités communales. Tous apparaissent dès que l’on veut quitter le stationnement.

L’augmentation du nombre de voitures dans nos grandes villes à une moyenne de plus de 110.000 nouveaux véhicules mis en circulation chaque année (chiffres de l’Association des Importateurs et des Vendeurs Automobiles au Maroc (AIVAM)), conjuguée au déficit en nombre de parkings régularisés, crée donc un besoin latent chez les automobilistes.

A cela s’ajoutent les vols répétés de voitures ou d’accessoires de voitures (radios, insignes, enjoliveurs…). Cette situation est massivement récupérée par des personnes qui n’ont pas de ressources fixes ni d’emploi, et qui doivent subvenir à leurs propres besoins ou à ceux de leurs familles dans une métropole comme Casablanca, qui compte parmi les villes les plus chères du Royaume (voir les plus récents chiffres publiés par le Haut Commissariat au Plan sur les revenus des ménages).

Le gardiennage de voitures devient donc une nécessité sociale pour les propriétaires de voitures, et une activité économique pour les gardiens.

Le métier de gardien de voiture s’est développé un peu à l’image d’une corporation qui opérerait de façon informelle. Les gardiens travaillent pour leur propre compte ou pour celui d’une personne qui loue le parking auprès des autorités communales, moyennant une redevance.

Cette dernière se proclame responsable de gardiennage d’une parcelle de route, d’un endroit qui peut aussi être un terrain vague, d’un parking, ou même d’une plage.

Les gardiens privilégient les endroits à fort achalandage de véhicules comme par exemple les hôpitaux, les administrations publiques, les banques, les places et monuments historiques…

Parfois, des parkings sauvages sont improvisés ponctuellement par des gardiens lors d’événements (devant la grande Foire Internationale de Casablanca par exemple, durant les organisations de soirées, ou encore devant le cirque du quartier d’El Hank, pour ne citer que ces exemples…).

Mekanikus a mené une enquête sur un échantillon représentatif de 30 gardiens de voitures se trouvant à différents emplacements de la ville de Casablanca…⇒ La suite

Et finalement, si les automobilistes acceptent ces conditions, c’est bien pour que leurs véhicules soient protégés. Mais que se passe-t-il en cas de dégradation du véhicule? Qu’en est-il de la responsabilité des gardiens?

About Mohammed Gherrabi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>