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Mali: le colonel Assimi Goïta assure désormais les fonctions de chef de l’État

© ANNIE RISEMBERG AFP

Mali: le colonel Assimi Goïta assure désormais les fonctions de chef de l’État.

Il était quasiment inconnu hors des cercles militaires maliens il y a encore dix jours, qui s’est forgé en quelques jours une réputation d’homme sérieux et à l’écoute. Désormais, le colonel Assimi Goïta, 37 ans, est le « chef de l’État » malien. C’est ce qu’indique, notamment, un texte présenté comme l’« acte fondamental » du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), que Goïta a signé le 24 août depuis Kati et qui a été publié au Journal officiel le 27.

Dans un document qui constitue l’acte fondamental qui régit le CNSP, les militaires ont officiellement indiqué que le Colonel Goita est désormais le président de la république du Mali. «Le comité national pour le salut du peuple désigne en son sein un président qui assure les fonctions de Chef de l’ETAT », stipule l’acte fondamental en son article 32 du titre III, rapporte Afrique Actuelle.

Assimi Goïta est né en 1983. Fils d’un officier des Forces armées maliennes, il est formé dans les académies militaires du Mali et fréquente notamment le Prytanée militaire de Kati et l’École militaire interarmes de Koulikoro.

Il dirige les forces spéciales maliennes dans le centre du pays avec le grade de colonel. Il est ainsi confronté à l’insurrection djihadiste au Mali.

Boursier, il est allé se former aux États-Unis, en Allemagne et en France, puis a été nommé chef des Forces spéciales maliennes basées dans le centre du pays, une région minée depuis 2015 par les violences djihadistes. Cette expérience lui a valu des compliments appuyés : rigoureux, sérieux et crédible. « Son parcours au sein de l’armée malienne est très linéaire et traditionnel, tous les haut gradés ont reçu des bourses pour enrichir leur formation à l’étranger, explique Boubacar Traoré, directeur du cabinet de conseil sécuritaire Afriglob à Bamako. Cependant son expérience sur le terrain le dissocie des classes dirigeantes précédentes.»

Une position conciliatrice

Jusqu’alors, Assimi Goïta jouit d’une certaine popularité. « J’ai l’impression que les Maliens sont fatigués des précédents hommes politiques qui n’ont fait qu’enfoncer notre pays dans un gouffre, confie Bakany Danioko. Personnellement, je préférerais que notre futur dirigeant soit un membre de la société civile plutôt qu’un militaire, notamment pour faciliter les relations internationales, mais peut-être que la majorité de la population voudra conserver Assimi Goïta à la tête du pays. »
Dirigé par le colonel, le Comité national pour le salut du peuple enchaîne les rencontres avec les ambassadeurs des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, le commandant de l’opération Barkhane ou encore le chef de la mission de la Minusma (mission de l’ONU au Mali). Assimi Goïta avait prévenu lors de sa première déclaration publique, le 19 août dernier : « Le Mali se trouve dans une situation de crise sociopolitique, sécuritaire. Nous n’avons plus le droit à l’erreur. »

Héros au Mali

Très tôt, l’opposition a accueilli le putsch comme une « victoire du peuple ». Dans cet ordre d’idée, le mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), qui réclame depuis des mois la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé qu’il organiserait une marche pour « rendre hommage à la lutte héroïque du peuple malien ». Seulement, là encore, il n’y a rien de très étonnant. Il faut néanmoins préciser que l’opposition s’est montrée disposée à accompagner la transition aux côtés des militaires.

« Garant de l’indépendance nationale »


Le porte-parole de la junte, le colonel Ismaël Wagué, a confirmé, jeudi soir, que les militaires assumaient la paternité de cet acte. Il a invoqué l’actuel vide institutionnel en l’absence de gouvernement et d’Assemblée nationale.

« Pour assurer la continuité de l’Etat, il faut qu’il y ait un chef d’Etat. Cet acte permet de prendre le président du Conseil national comme le chef d’Etat (ce) qui lui permet d’assurer la continuité de l’Etat et préparer la transition« , a-t-il déclaré à la télévision nationale.

Il fait référence au Comité national pour le salut du peuple (CNSP), que les militaires ont institué et dont l’acte fondamental est censé fonder juridiquement la création. Le CNSP, dont le chef de la junte est le président, doit « assurer la continuité de l’Etat en attendant la mise en place des organes de transition« , précise l’acte.

Celui-ci dispose, en outre, que le président du CNSP « assure les fonctions de chef de l’Etat« . Il « incarne l’unité nationale« , est « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire » et du respect des accords internationaux. Il nomme les responsables civils et militaires de haut rang, « signe les ordonnances et décrets adoptés » du CNSP et accrédite les ambassadeurs étrangers.

Il peut être investi de « pouvoirs exceptionnels » quand les institutions, l’intégrité du territoire ou l’exécution des engagements internationaux « sont menacés d’une manière grave et immédiate« .

Assimi Goita remercie SM le Roi Mohammed Mohammed VI pour la contribution active du Maroc en vue du dénouement de la crise

Le Colonel Assimi Goita, a remercié SM le Roi Mohammed VI pour la contribution active du Maroc aux efforts déployés en vue d’aboutir au dénouement de la crise dans le pays.

Lors d’une audience accordée, mardi soir au camp militaire de Kati (15 Km de Bamako), à l’Ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri, le président du CNSP a exprimé “sa profonde gratitude” à SM le Roi pour la contribution active du Royaume aux efforts consentis en vue d’aboutir au dénouement de la crise.

Le Colonel Assimi Goita a rappelé, à ce propos, que l’Ambassadeur de SM le Roi a été le premier diplomate à prendre contact dès le jeudi 20 août avec les nouvelles autorités, saluant les relations multiséculaires et le partenariat fécond qui lient les deux pays frères.

Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue l’évolution de la situation au Mali suite aux événements du 18 courant.

Le président du CNSP a informé le diplomate marocain des mesures de confiance et d’apaisement prises, indiquant que la transition politique sera débattue entre les différentes composantes de la société malienne.

Avec, Autres médias.

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