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Mali: Coup et contre-coup, la situation est très confuse

Mali Coup et contre-coup, la situation est très confuse
Mali: Coup et contre-coup, la situation est très confuse.

malijet: Aujourd’hui, aux environs de 08 heures, dans le camp militaire de Kati, des tirs à l’arme lourde ont été entendus par des habitants du camp militaire de Kati. Au moment où nous vous mettons sur presse, les tirs continuent et ils ont barricadé toutes routes. Certains militaires mécontents ont saccagé les magasins d’armes pour manifester leur mécontentement à la hiérarchie militaire.

Selon nos témoignes, ils réclament leur prime et les tirs se poursuivent au moment

Des coups de feu intenses en cours dans le camp Soundiata Keita.

beninwebtv: Les noms des Hommes qui seraient devant la scène du coup de force au Mali se nomment Colonel Diaw – Général Cheick Fantamadi Dembélé- Colonel Camara alors que la situation est très confuse ce mardi matin à Bamako. Des tirs ont été entendus dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Aucune information n’a été pour le moment donnée quant-à la position du président Ibrahim Boubacar Keïta.
« Ce matin, des militaires en colère ont pris les armes au camp de Kati et ont tiré en l’air. Ils étaient nombreux et très nerveux », a déclaré à l’AFP un médecin de l’hôpital de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la capitale. « Ca tire, ça tire en l’air à Kati. Ce sont des militaires » du camp Soundiata Keita, a confirmé une source sécuritaire malienne sur place.

13: 06 : Les représentations diplomatiques recommandent à leurs ressortissants de rester à la maison. Des véhicules de la police militaire (PM) devant le département de La Défense. L’ORTM a également été évacuée pour raison de sécurité.

12h30 : Plusieurs sources dont des diplomates affirment que des tirs nourris sont entendus depuis ce matin dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Notre correspondant à Bamako rapporte l’arrestation de hauts gradés de l’armée par le groupement d’intervention de la garde nationale.

Le nouveau ministre de l’Economie et des Finances Abdoualye Daffe aurait aussi été enlevé ce matin dans son bureau.

11:45 : L’état-major des armées serait également sous le contrôle des militaires de la garde nationale conduits par le colonel Sadio Camara, l’ancien directeur du Prytanée, l’école militaire de Kati. Des pillages sont d’ailleurs signalés à Kati et des évacuations ont eu lieu dans la cité administrative de Bamako.

Les raisons de ce coup de colère n’étaient pas immédiatement claires. A la mi-journée, la situation était calme et l’on n’entendait plus de tirs, selon un correspondant de l’AFP présent à Kati. « Toute la zone est bouclée par les militaires, les bérets verts », a constaté le correspondant de l’AFP.

« Nous suivons attentivement la situation. La hiérarchie militaire est entrée en contact avec les troupes, on fera une déclaration officielle dans la journée », a déclaré à l’AFP une source au ministère de la Défense, qui s’est refusée à parler de « mutinerie ». « Il y a une tentative de mutinerie », a néanmoins indiqué à l’AFP une source diplomatique à Bamako. L’ambassade de France au Mali a recommandé la prudence. Il est « instamment recommandé de rester chez soi », a-t-elle indiqué sur Twitter.

Crise politique et sociale

Le Mali est confronté à une grave crise socio-politique qui préoccupe la communauté internationale, dont les médiations n’ont jusqu’ici pas abouti. Depuis juin, une coalition hétéroclite d’opposants politiques, de guides religieux et de membres de la société civile multiplie les manifestations pour réclamer le départ du président Keïta, accusé de mauvaise gestion.

A cela s’ajoute une « situation sociale délétère », selon la dirigeante syndicale Sidibé Dédéou Ousmane. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques du Mali (M5-RFP), qui mène la contestation, a refusé jeudi dernier une rencontre avec le président Keïta, fixant notamment comme préalable la fin de la « répression » contre ses militants.

Le weekend du 10 juillet, une manifestation à l’appel du Mouvement du 5 juin a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers. La crise politique actuelle est partie de l’invalidation par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Keïta.

Coup et contre-coup

C’est du camp de Kati, le 21 mars 2012, alors que les rebelles touareg avaient lancé une offensive majeure dans le nord du Mali et que les jihadistes affluaient en provenance des pays voisins, que des soldats s’étaient mutinés contre l’inaptitude du gouvernement à faire face à la situation. Sous la direction du capitaine Amadou Sanogo, ils avaient chassé le président Amadou Toumani Touré.

Dans les mois qui ont suivi leur coup d’Etat, Kati a été le lieu de nombreuses violences commises contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé, ainsi que contre des hommes politiques, des journalistes et des membres de la société civile.

Le coup d’Etat avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés, qui ont occupé cette région pendant neuf mois avant d’en être en partie chassés par une intervention militaire internationale lancée par la France en janvier 2013 et toujours en cours. Sous la pression internationale, la junte avait fini par céder le pouvoir à des autorités civiles intérimaires.

Malgré les interventions étrangères, les violences jihadistes, souvent mêlées à des conflits communautaires et à du banditisme, se poursuivent et se sont même étendues depuis 2015 au centre du Mali et aux pays voisins, Burkina Faso et Niger.

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