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L’ingérence de l’Algérie dans les affaires internes de ses pays voisins. Le MSP de Makri a qualifié les mesures de président tunisien de « coup d’état »

L’ingérence de l’Algérie dans les affaires internes de ses pays voisins…

Le MSP de Makri a qualifié les mesures de président tunisien de « coup d’état » appelant les autorités algériennes à prendre position pour condamné cela.

Dans un communiqué du Hamas, publié sur son compte officiel, « Facebook », le Mouvement de la société pour la paix a appelé l’Algérie à soutenir les institutions tunisiennes légitimes, à condamner le coup d’État, à considérer les décisions unilatérales inconstitutionnelles dangereuses pour la Tunisie et son voisinage, et à aider les Tunisiens à surmonter leurs problèmes politiques et économiques.

Quelques jours avant sa rencontre-surprise avec Rached Ghannouchi, Béji Caïd Essebsi qui séjournait dans la capitale française reçoit la visite d’un émissaire du président Bouteflika. Les ingrédients de la spectaculaire médiation du chef de l’Etat algérien se mettent en place. Le 25 août, Ghannouchi accorde une interview à la chaîne Nessma et rend un hommage appuyé au grand voisin: «L’Algérie est l’Etat le plus important pour nous. Les décisions de la Tunisie concernent l’Algérie, comme celles de l’Algérie importent pour la Tunisie, notamment en matière de sécurité.» Le 10 septembre, Abdelaziz Bouteflika interrompt sa convalescence pour recevoir séparément – et « à leur demande » – les deux principaux protagonistes de la crise tunisienne, Ghannouchi et Caïd Essebsi. Moncef Marzouki, le président tunisien, est totalement court-circuité.

Cette « n’est pas du goût de tout le monde. Des voix se sont élevées pour dénoncer des tentatives de «vassalisation» de la Tunisie. Aziz Krichen, le Ministre Conseiller de Moncef Marzouki, s’est ému, sur sa page Facebook, du comportement de certains hommes politiques «dont l’appétit de pouvoir n’est plus limité par le moindre sentiment de fierté nationale». Ce post accuse, en termes à peine voilés, Ghannouchi et Caïd Essebsi de brader à bon compte la souveraineté tunisienne. «Je ne veux pas pour mon pays un sort comparable à celui du Liban dans ses relations avec la Syrie», assène Krichen. Emanant d’un intellectuel de sa trempe, l’avertissement mérite réflexion. Que faut-il en penser?

Le DRS (ANITA), qui détient le monopole sur l’ingénierie politique du régime algérien. Les logiques dominantes du système politique algérien

Un système politique est constitué par toutes les forces, formelles ou informel­les, institutionnalisées ou non, qui concourent au maintien du pouvoir central ou à sa remise en cause. De ce point de vue, l’armée, la police ou l’administration font partie du système politique autant que la représentation utopique du gouvernement idéal chez les administrés ou l’émeute sporadique qui secoue une ville ou une région. Le pouvoir d’État occupe une place privilégiée au cœur du système politique qui se structure en fonction de ses particularités, rejetant les diverses oppositions ou les acceptant.

Pour des raisons historiques, l’armée est l’épine dorsale du régime, jouant un rôle central dans la cooptation des élites civiles chargées de gérer l’administration gouvernementale (Addi, 2002). Pour cette raison, les membres de la hiérarchie militaire sont des acteurs éminents du champ politique dans lequel ils agissent comme des groupes de pression utilisant des moyens informels pour arriver à leur objectif, c’est-à-dire garder à l’armée la légitimité qui la place au-dessus des institutions de l’État. L’armée intervient dans le champ politique par le biais de la Sécurité militaire, dont la mission est de surveiller tous les acteurs potentiels de la vie politique : partis, syndicats, associations, journaux, universités… Parfois, elle n’hésite pas à infiltrer pour débaucher un mouvement de protestation afin de le délégitimer.

De ce fait, le système politique algérien ressemble à un iceberg dont la partie émergée est composée de l’État et des partis en tant que cristallisation d’aspira­tions des groupes sociaux se donnant comme objectif de réaliser des projets poli­tiques prétendant défendre les intérêts généraux de la société. La partie immergée est l’ensemble des réseaux et autres groupes de pression qui ont pouvoir de lier et délier, connectés d’une manière ou d’une autre à l’armée et qui, tantôt se liguent contre un adversaire commun, tantôt se déchirent par journaux interposés autour d’enjeux comme le contrôle ou l’accès aux ressources de l’État.

Les deux verbes qui se suivent: Après Ghannouchi, les islamistes algériens veulent une Union maghrébine sans le Maroc


Emboîtant le pas à Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahdha, Abderazak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), le principal parti d’obédience islamique en Algérie, a appelé, samedi 27 février 2021, à l’exclusion du Maroc de l’Union du Maghreb Arabe (UMA).


Abderrezak Mokri a été cité dans les médias algériens, auprès desquels il a soutenu une idée du président du parlement tunisien, l’islamiste Rached Ghannouchi, qui a proposé la construction d’une Union du Maghreb sans le Maroc. Pour le chef du plus grand parti islamiste en Algérie, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le royaume devrait être exclu du projet régional pour avoir «amené les sionistes à la porte de la maison» et avoir ainsi perdu la confiance de Mokri. L’idée tiendrait la route, selon lui, «à moins que le Maroc ne s’écarte de la voie qu’il a empruntée».

«Nous nous en tiendrons au Maghreb arabe et soutiendrons tout accord entre les quatre pays, et le reste suivra, comme cela s’est produit avec l’Union européenne», a-t-il déclaré. Avant lui, en Tunisie, Rached Ghannouchi a appelé à la mise en place d’une union maghrébine tripartite, composée de l’Algérie, de la Tunisie et de la Libye, écartant le Maroc et la Mauritanie.

Par la même occasion, il a appelé à accorder plus d’attention aux relations de la Tunisie avec l’Algérie et la Libye, ajoutant que «ce triangle devrait être un point de départ pour relancer le rêve de l’Union du Maghreb arabe, qui contribuera à résoudre les problèmes que la Tunisie connaît dans le contexte régional». Le leader d’Ennahdha a préconisé l’ouverture des frontières entre les trois pays et l’unification de la monnaie, car «l’avenir de ces Etats est commun».

Dans un entretien accordé à la radio tunisienne Diwan FM, Rached Ghannouchi a estimé que ces trois Etats sont « la locomotive » du Maghreb.

Ghannouchi n’a pas manqué lors de cet entretien de dire le fond de sa pensée en proposant un Maghreb à trois pays: « une bonne part des problèmes économiques de la Tunisie ne pourront être résolus que dans un cadre régional« .

Il a dans ce sens estimé qu’un « triangle composé de la Tunisie, de l’Algérie et de la Libye, serait un point de départ pour promouvoir le rêve de l’Union du Maghreb Arabe, à l’instar du début de lancement de l’Union européenne ».

« Ce noyau contribuerait à résoudre les problèmes de la Tunisie dans un cadre régional », a -t-il martelé.

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