JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
Breaking News
Home / COOPÉRATION / Les élections présidentielles/ Etats-Unis et les républiques bananières, une similitude dans le vocabulaire, lexique… électoral

Les élections présidentielles/ Etats-Unis et les républiques bananières, une similitude dans le vocabulaire, lexique… électoral

Etats-Unis et les républiques bananières, une similitude dans le vocabulaire et le lexique électoral… (proclamation, fraudes, recours (en justice), contestation, annulations de vote, bras-de-fer…)

Les médias africains ne cachent pas pour la plupart une certaine hostilité à l’égard d’un président Trump dont personne n’a oublié l’insulte aux pays africains qu’il avait traités de « pays de merde».
Vue d’Afrique, l’élection présidentielle américaine a une saveur particulière, celle d’un pays occidental et le plus puissant du monde qui est loin d’incarner un modèle de démocratie.

Les Etats-Unis et les républiques bananières

Vu du Burkina Faso, Le Pays  décèle dans l’élection américaine une certaine similitude avec les réalités africaines : « L’un des faits majeurs de cette présidentielle qui, vue d’Afrique, ne manque pas de curiosité dans une démocratie aboutie comme celle des Etats-Unis, est le fait qu’avant même la fin du dépouillement, Donald Trump a annoncé la couleur en s’autoproclamant vainqueur, dénonçant au passage des tentatives de fraudes et menaçant de saisir la Cour suprême pour arrêter le décompte des résultats. »

Et le quotidien de Ouagadougou de voir dans l’attitude de Trump un cas d’école : « De quoi rappeler les républiques bananières où la contestation systématique et les dénonciations de fraudes passent pour être la marque déposée des élections en Afrique. Sauf que dans le cas d’espèce, ce n’est pas le candidat de l’opposition, comme c’est généralement le cas sous nos tropiques, qui crie à la fraude mais bien le président sortant. On croirait rêver, et pourtant, c’est la triste réalité. Donald Trump va-t-il se vêtir du manteau de « pays de merde » ? » Pour ce jounal burkinabé, c’est en quelque sorte l’histoire de l’arroseur arrosé.

Le site d’information guinéen  Ledjely  se gausse : « qui aurait cru qu’on arriverait à comparer l’organisation des élections aux Etats-Unis et en Afrique ? Pourtant, avec ce qui se dessine, nous pouvons bien nous autoriser un tel parallèle. D’abord, par rapport au délai d’attente des résultats. Généralement, sur le continent africain, la proclamation du nom du vainqueur intervient entre trois et cinq jours après le scrutin. Et on a tendance à expliquer une telle attente par les défis logistiques que posent le dépouillement, la compilation et la remontée des données. Des défis d’autant plus importants qu’il s’agit dans la majeure partie des cas, de pays pauvres et en manque cruel d’infrastructures notamment routières. Des explications qui ne sauraient rendre compte de ce que nous observons aux Etats-Unis. Ensuite, poursuit Ledjely, « recours (en justice), contestation, annulations de vote, bras-de-fer… habituellement, ce lexique-là, en période électorale, est davantage réservé au continent africain. Le continent dit des « républiques bananières ». »

Les élections présidentielles en Afrique: Vers une consolidation de la démocratie électorale ?.

Mauvais exemples

Pourtant, plusieurs scrutins organisés ces dernières années ont été marqués par des violences postélectorales, ainsi que d’importants soupçons de fraudes, couper les communications Internet pendant les opérations électorales, les pourcentages « soviétiques »…
Dans certains pays, l’élection présidentielle ne comporte qu’un seul tour, et c’est le candidat arrivé premier qui gagne, même avec un score très bas
Les derniers scrutins organisés en Algérie (présidentielles et référendum constitutionnel), des exemples marquants ; leur forte médiatisation a pu renforcer l’idée que les élections en Afrique seraient inévitablement dysfonctionnelles et que le continent ne serait en quelque sorte pas suffisamment mûr pour une telle procédure.
En effet, les Algériens ont massivement boycotté dimanche un référendum qui s’est tenu en l’absence de son initiateur, le président Abdelmadjid Tebboune, hospitalisé à l’étranger.

Le taux de participation final s’est établi à 23,7%, a annoncé en fin de soirée Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), un plus bas historique pour un scrutin majeur.
Cette abstention record – seul véritable enjeu du vote boycotté par l’opposition – constitue un revers cinglant, sinon humiliant, pour un régime confronté depuis février 2019 à un soulèvement populaire inédit, l’«Hirak».

Bons exemples

En dépit de ces éléments, une lecture négative du fonctionnement des élections en Afrique doit être nuancée. Le continent recèle d’authentiques réussites démocratiques.
Le Mali, le Ghana, le Botswana ou la Namibie… sont des exemples parmi d’autres de pays où les élections régulières et (presque totalement) « propres » se succèdent sans coup férir. où des élections indiscutablement transparentes et pacifiques aboutissent de manière régulière à des résultats légitimes et reconnus par la grande majorité des élites politiques et des citoyens.
les systèmes politiques africains sont en phase d’institutionnalisation, une comparaison avec les trajectoires observées dans les démocraties électorales occidentales peut s’avérer instructive. On oublie trop souvent que les attitudes, les gestes et les référentiels associés à l’exercice du vote sont le résultat d’apprentissages longs. À cet égard, les élections en Afrique témoignent d’un passage à la démocratie électorale dans lequel la structuration des espaces politiques et l’apprentissage des mécanismes du « jeu électoral » se sont déroulés de manière accélérée par rapport aux expériences occidentales du xixe siècle. Les historiens ont ainsi démontré que l’histoire de l’implantation du suffrage universel en France sous la IIe et la IIIe République est au moins partiellement une histoire de fraude, où bourrages d’urnes, vote collectif et coercition étaient largement répandus .C’est la répétition des élections durant plusieurs décennies qui a permis aux citoyens européens de se familiariser avec les procédures électorales et de développer une nouvelle culture politique.

Les mêmes processus sont à l’œuvre aujourd’hui dans de nombreux pays africains. La machinerie électorale se développe. D’un point de vue juridique, les élections sont de plus en plus encadrées afin de garantir leur périodicité, l’égalité et le secret des suffrages. En outre, la généralisation des commissions électorales indépendantes révèle que l’autonomie de la procédure de contrôle est acceptée comme norme. Les acteurs politiques et de la société civile (ONG, mouvements sociaux, églises, etc.) ont aussi appris à maîtriser les codes de la compétition électorale et sont plus aptes qu’hier à traquer les irrégularités et les tentatives de détournement du processus électoral par le pouvoir en place. À ces « garde-fous » internes s’ajoute la pression des acteurs internationaux, via des missions d’observation électorale, qui apparaissent de plus en plus comme les garants de la légitimité des scrutins. Ainsi, dans la plupart des pays africains, il est aujourd’hui bien plus difficile de se jouer des électeurs qu’il y a 20 ans.

Les élections présidentielle américaine : Donald Trump continue de dénoncer une « fraude électorale »

Refus de Trump de reconnaître sa défaite

« J’ai gagné l’élection! » a annoncéDonald Trump dans un tweet

Donneur de leçons …

Donald Trump a en effet préparé le terrain : il répète à l’envi que s’il perd l’élection, c’est forcément parce que le scrutin a été truqué. Cette tendance du locataire de la Maison Blanche à remettre en cause les règles lorsqu’il est en difficulté n’est pas nouvelle. Durant les primaires républicaines de 2016, le candidat Trump avait déjà accusé son adversaire Ted Cruz d’avoir triché après la victoire de ce dernier dans l’Iowa. Lors de la présidentielle de 2016, il avait là encore multiplié les accusations de fraude pendant sa campagne face à la démocrate Hillary Clinton, en particulier.

Donald Trump l’a dit et redit depuis la clôture des bureaux de vote mardi soir 3 novembre. Il n’acceptera pas le résultat de l’élection présidentielle qu’il estime «frauduleuse» dans plusieurs Etats clés, dont la Pennsylvanie (20 grands électeurs). Laquelle lui est indispensable pour l’emporter. Il l’a redit dans un communiqué publié vendredi, quelques heures avant l’intervention télévisée de son adversaire Joe Biden, réaffirmant: «Nous poursuivrons ce processus à travers tous les aspects de la loi pour garantir que le peuple américain ait confiance en notre gouvernement. Je ne renoncerai jamais à me battre pour vous et notre nation».

Aux Etats-Unis, Twitter et le président Donald Trump sont souvent à couteaux tirés. Le réseau social n’hésite pas à censurer les écrits du chef de la Maison Blanche si elles ne sont pas conformes à la vérité. On a vu Twitter, mettre des messages d’avertissement sur les tweets du milliardaire républicain pendant la présidentielle du 03 novembre dernier quand celui-ci faisait cas de fraudes massives sans apporter la moindre preuve. En somme, ce réseau social fait des efforts pour mettre un coup de frein à la désinformation tout comme Facebook. Mais leurs efforts suffisent-ils ? Barack Obama se plaint d’eux et de tous les autres réseaux sociaux

Le président des Etats-Unis, c’est encore lui Donald Trump. Depuis l’élection du 03 novembre dernier, le chef de la Maison Blanche n’a toujours pas reconnu la victoire de Joe Biden alors qu’il doit céder son fauteuil au démocrate le 20 janvier 2021.

« Les autorités américaines sont parfaitement capables d’expulser les intrus de la Maison Blanche »
Pour Barack Obama qui accordait une interview à la télévision américaine CBS, « Joe Biden sera le prochain président des Etats-Unis ». Il regrette quand même le comportement de Donald Trump puisque son refus de reconnaître sa défaite « fait des dégâts ». L’ancien président américain fustige également le silence des élus républicains devant le déni du milliardaire républicain. Si Donald Trump ne reconnaît pas formellement sa défaite et rassure sur une transition pacifique du pouvoir, le porte-parole de Joe Biden, a déjà prévenu qu’il sera délogé.

Élection américaine : faut-il craindre des violences ?

Des tensions ont émergé à Washington et à Portland (Oregon) après les premiers résultats de l’élection présidentielle. Si elles sont marginales, la peur d’une radicalisation des manifestations persiste tandis que l’issue du scrutin semble de plus en plus incertaine et que certains bureaux de vote font l’objet de blocages.

Vidéo, retweetée par Trump, qui ne montrait qu’un  » manifestant  » de droite se faisant frapper.

Andy Ngo a délibérément choisi de ne partager qu’une partie d’une vidéo, retweetée par Trump, qui ne montrait qu’un « manifestant » de droite se faisant frapper. Cependant, voici la vidéo complète dans laquelle il attaque d’abord un manifestant, commence une bagarre et commence à attaquer des femmes.

Une radicalisation plane dans un pays plus que jamais fracturé

« Les autorités américaines sont parfaitement capables d’expulser les intrus de la Maison Blanche » a déclaré Andrew Bates. « Si l’ancien président s’enchaine au Bureau ovale ? Eh bien, le nouveau président appellerait des renforts et dirait : « Voulez-vous aller à l’intérieur et le faire sortir s’il vous plait » a déclaré à Boston Globe, l’analyste Michael Steele.

S’il est élu, Joe Biden est-il en danger ?

L’histoire américaine témoigne que la présidence est un job risqué. Quatre présidents ont été assassinés : Abraham Lincoln (1809-1865), en 1865, tué par John Wilkes Booth, un sympathisant sudiste rétif à ses idées ; James Garfield (1831-1881), en 1881 par Charles J. Guiteau, paranoïaque et furieux de ne pas avoir été nommé consul à Paris ; William McKinley (1843 – 1901) en 1901 meurt de deux balles tirées dans l’abdomen par un anarchiste, Leon Czolgosz ; John Kennedy (1917-1963), le 22 novembre 1963 est tué par Lee Harvey Oswald, à Dallas dans sa voiture présidentielle, une Lincoln…

Andrew Jackson, Theodore Roosevelt, Franklin Roosevelt, Harry Truman et Ronald Reagan (en 1981) ont été victimes de tentatives d’assassinats.

La sécurité de Joe Biden, confiée au Secret Service, a été augmentée. Sa résidence de Wilmington (Delaware) est sous haute protection terrestre et aérienne.

About gherrrabi

Check Also

Cameroun: La menace terroriste plane sur la CAN 2021, l’Algérien, Mourad Bouakkaz, ancien terroriste et agent du (DRS) [Vidéo]

Un homme averti en vaut deux Mourad Bouakkaz, ancien terroriste et agent du (DRS) vient …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *