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L’Algérie et l’impunité: La justice du téléphone… Des mandats d’arrêts internationaux annulés

L’Algérie et l’impunité: La justice du téléphone… Des mandats d’arrêts internationaux annulés

Khaled Nezzar est rentré au pays : L’accusation de complot abandonnée ?

Condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international pour «complot contre l’autorité de l’armée» et «atteinte à l’ordre public», l’ancien ministre de la Défense, le général-major à la retraite Khaled Nezzar se trouve actuellement en Algérie, après un exil forcé de près de 18 mois. Il est rentré le 11 décembre et a vidé son mandat d’arrêt auprès du tribunal militaire de Blida, qui l’a remis en liberté.

Avec ses avocats, il a vidé son mandat d’arrêt auprès du tribunal militaire de Blida et a rejoint son domicile.

Khaled Nezzar avait quitté le pays pour des soins en Espagne, après avoir été entendu par le tribunal militaire de Blida, en tant que témoin, dans l’affaire du «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée», pour laquelle les deux anciens patrons des services de renseignement, le général-major à la retraite Bachir Tartag, le général de corps d’armée, à la retraite aussi, Mohamed Mediène, ainsi que Saïd Bouteflika, frère conseiller du Président déchu, et Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, ont été poursuivis et condamnés par la même juridiction.

Lors de son audition par celle-ci, Khaled Nezzar est revenu sur sa rencontre, au début du mois de mars 2019, avec Saïd Bouteflika, au domicile de Farid Benhamdine, à El Biar (Alger), lié par une grande et vieille amitié et qui habite dans le même immeuble où se trouve l’appartement de Abdelaziz Bouteflika.

Dans sa déclaration rendue publique en avril 2019, Nezzar est revenu sur ses premières discussions avec Saïd Bouteflika, le 7 mars 2019, mais aussi sur l’appel téléphonique du 30 mars de la même année avec le frère du Président déchu, où ce dernier a évoqué une réunion entre le défunt Gaïd Salah, ex-vice-ministre de la Défense, avec des commandants des forces, le risque d’une intervention contre Zéralda et, de ce fait, il voulait savoir s’il n’était pas temps de destituer le chef d’état-major.

Vers la levée de l’accusation?

Dans sa déclaration, Khaled Nezzar a voulu démontrer «jusqu’où était décidé à aller» Saïd Bouteflika, qui, selon lui, «ne voulait pas comprendre que le rideau était définitivement tombé». Pour lui, a souligné l’ex-ministre de la Défense, «ce sera l’état d’urgence ou l’état de siège».

Le 14 mai 2019, alors que Tartag, Mediène, Saïd Bouteflika et Hanoune sont inculpés et placés en détention pour «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée» ; Khaled Nezzar est entendu comme témoin, par la même juridiction, durant deux heures, avant de repartir chez lui.

Quelques semaines après, Nezzar et Belhamdine quittent le pays pour des soins à l’étranger – l’Espagne en ce qui concerne Nezzar, et la France, pour Benhamdine.

Le 9 août 2019, le tribunal militaire annonce, par voie de presse, des poursuites contre les trois mis en cause : Nezzar, son fils Lotfi (qui l’avait accompagné chez Benhamdine) et Benhamdine, et des mandats d’arrêt internationaux pour «complot contre l’autorité de l’Etat et l’armée» et «atteinte à l’ordre public», des faits punis par les articles 77 et 78 du code pénal et par l’article 284 du code de justice militaire, dont la sanction peut aller jusqu’à la peine de mort.

De son exil à l’étranger, Nezzar avait affirmé dans toutes ses déclarations à travers les réseaux sociaux qu’il ne rentrerait pas au pays tant, disait-il, qu’«il n’y a pas de justice».

Les images du retour de Khaled Nezzar à bord d’un avion présidentiel

Après plus de 18 mois d’exile en Espagne, le général-major à le retraite Khaled Nezzar a regagné le pays le 11 décembre.

Le mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil retirée par la même autorité judiciaire qui l’a émise

Chakib Khelil reconnaît avoir transféré près de 1 million de dollars (873 000 euros) de ses comptes américains vers la Suisse afin d’échapper à l’impôt.

Selon la justice « injustice » algérienne, qui, en août 2013, avait lancé contre lui un mandat d’arrêt international – retiré depuis – dans le cadre du scandale Sonatrach 2, l’ancien ministre possède non pas un, mais cinq comptes en Suisse. Il avait d’ailleurs eu recours à un cabinet d’avocats helvétique pour s’opposer à la communication de ses données bancaires à l’Algérie dans le cadre d’une commission rogatoire internationale. À en croire Khelil, ses comptes à Genève sont désormais fermés. L’argent a de nouveau été transféré vers les États-Unis, où une Green Card lui a été octroyée.

Chakib Khelil, le « Boutef’ boy »: L’affaire « Sonatrach 2 »

En 2005, son projet de réforme du secteur des hydrocarbures pour ouvrir davantage le pétrole algérien aux groupes étrangers est annulé par Abdelaziz Bouteflika, réélu une année plus tôt à la tête de l’État. La liquidation de BRC (Broot Root & Codor, filiale entre Sonatrach et la société de services pétroliers américaine Haliburton), suite à une enquête du DRS (services secrets) à laquelle Chakib Khelil avait toujours refusé de se soumettre, porte un nouveau coup à ses ambitions.

Mais Monsieur Énergie conserve de l’influence et commence alors à tremper dans des affaires de corruption impliquant des milliards de dollars. Avec la complicité de son ami, Farid Bedjaoui, Khelil octroyait des contrats juteux aux groupes étrangers parmi lesquels Saipem, filiale du groupe énergétique italien ENI. C’est ce que la justice algérienne baptisera « l’affaire Sonatrach 2 ».
En 2008, Saipem avait décroché plusieurs contrats d’un montant supérieur à huit milliards de dollars. Suite aux révélations faites par la presse italienne, début 2013, sur les pots de vin versés par Saipem pour décrocher des contrats en Algérie, Khelil subit les premières perquisitions de la police judiciaire. Inquiété, il quitte le pays et se voit visé – ainsi que sa femme et ses deux enfants – par un mandat d’arrêt international pour corruption.

L’épouse de Chakib Khelil épinglée par les « Panama Papers »

La famille de Chakib Khelil éclaboussée par des scandales financiers. Najat Arafat, son épouse, a été citée, dans de nouvelles révélation dans le cadre de l’affaire des «Panama papers». Malgré ses efforts pour se placer en victime, l’ex-ministre de l’Energie Chakib Khalil a été rattrapé par les des faits. Après avoir certifié à plusieurs reprises que ni lui ni sa famille ne sont impliqués dans des scandales financiers, de nouvelles révélations ont été faites, par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), impliquent Mme Khelil dans des affaires de blanchiment d’argent par le truchement de sociétés-écrans. En effet, les documents révèlent que Najat Arafat était, en 2005, à la tête de deux sociétés offshore, Carnelian Group Inc. et Parkford Consulting Inc., basées au Panama. Ces deux sociétés fictives servaient de paravent à des opérations de blanchiment d’argent en Suisse. Ces sociétés-écrans ont été cédées en 2007, à Omar Habour, un franco-algérien connu pour être un ami proche de la famille Khelil.

Selon les Panama papiers, révélés le 9 mai par l’Icij, Najat Arafat Khelil, l’épouse de l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, possédait deux sociétés écrans au Panama ayant servi à l’ouverture de deux comptes en Suisse. Un nouvel élément qui vient expliquer certains aspects toujours obscurs du scandale de la Sonatrach.

C’est une affaire qui tombe mal pour l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil. Au moment où celui-ci cherche à redorer son image en Algérie, le Consortium international des journalistes d’investigation (Icij) révèle, le 9 mai dans sa dernière parution des « Panama papers », que son épouse, Najat Arafat, a disposé en 2005 de sociétés offshores domiciliées au Panama qui ont servi à dissimuler des comptes bancaires en Suisse.

Comptes cachés

« Alors que son époux entamait sa cinquième année à la tête du névralgique secteur de l’Énergie et des Mines, Najat Arafat, officiellement sans activité à l’époque, a recouru aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca pour créer deux sociétés offshores : Carnelian Group Inc., en mai 2005, et Parkford Consulting Inc., en octobre de la même année », révèle le journal en ligne ledesk.ma, membre de l’Icij.

Deux ans plus tard, les 26 et 27 novembre 2007, ces deux sociétés ont été cédées à Omar Habour, un Franco-Algérien de 77 ans, cité dans la sulfureuse affaire Sonatrach II, où Chakib Khelil, son épouse et leurs deux enfants sont mis en cause par la justice algérienne. Le transfert a été effectué par la société Multi Group Finance, basée en Suisse et agissant pour le compte de Najat Arafat.

La nébuleuse affaire Sonatrach

Ces nouveaux éléments viennent compléter le puzzle de l’affaire dite de Sonatrach qui a éclaté en 2009 et dans laquelle la justice algérienne tente de tracer un vaste réseau de corruption entre la société pétrolière de l’État et des entreprises privées qui ont bénéficié de ses marchés, en particulier la société d’ingénierie et d’exploitation Saipem, filiale du géant pétrolier italien ENI, qui a remporté près de 8 milliards d’euros de contrats auprès de la compagnie nationale algérienne en contrepartie d’une somme de 200 millions d’euros de pots de vin.

Saipem aurait versé cette coquette somme à la société Pearl Partners Ltd, domiciliée à Hong Kong et appartenant à Farid Bedjaoui, un proche de Chakib Khelil, pour qu’il la redistribue à son tour à des lobbyistes algériens et à des responsables de Saipem. Le nom de l’épouse de Chakib Khelil, Najat Arafat, a été cité en tant que bénéficiaire de ces versements, via ses comptes en Suisse.

L’enquête judiciaire algérienne a aussi révélé que Chakib Khelil, au cœur de ce système de corruption, avait 5 comptes en Suisse. Voyant l’étau se resserrer sur lui, ce dernier avait tenté en vain d’empêcher la justice fédérale suisse de transmettre à Alger des documents bancaires l’impliquant, se disant victime de machinations politiques en raison de ses liens rapprochés avec Abdelaziz Bouteflika.

Najat, la patronne

Ces nouvelles révélations viennent donc confirmer le rôle prépondérant joué par Najat Arafat aux côtés de son mari dans l’affaire Sonatrach. D’origine palestinienne naturalisée américaine, elle a toujours été une femme d’influence. Lorsque son mari était aux commandes du ministère de l’Énergie, elle avait son mot à dire sur la gestion de toutes les institutions relevant de sa compétence, y compris la compagnie pétrolière nationale, dont elle supervisait même les travaux de rénovation.


Sonatrach / Scandale du Liban

Après le démenti formel, adressé par Sonatrach à l’agence gouvernementale APS pour affirmer que l’entreprise n’a aucun représentant au Liban, voilà que l’enquête menée par la justice de ce pays dévoile de nouveaux éléments accablants sur le vaste trafic du fuel destiné à la société locale de l’électricité.

La télévision libanaise a même exhibé une correspondance de SPC-BVI, la filiale londonienne de Sonatrach, citant le nommé Tarek Fawal comme étant le représentant au Liban de l’entreprise, chargé de toutes les démarches concernant les remises des documents relatifs aux cargaisons de fuel.

Par le démenti qu’elle a adressé à l’opinion, la direction de Sonatrach a commis un acte grave, consistant à dissimuler des faits graves de gestion et surtout une tentative de taire un crime de corruption dans lequel sont impliqués des employés et des partenaires de l’entreprise.

Au lieu de passer un temps précieux à mobiliser le « doubab » pour soigner son image et défendre sa piètre prestation, le patron de Sonatrach aurait du constituer une commission d’inspection pour vérifier la véracité des accusations de la justice libanaise. Non, rien de cela. Il fait passer passivement le communiqué de l’APS, diffusé au nom de SPC, qui avait pour seul objectif, disculper Rafik Demak, le responsable de SPC-BVI.

L’affaire du carburant défectueux au Liban ne cesse de livrer de nouveaux secrets qui risquent d’épingler de plus en plus, l’entreprise nationale Sonatrach et plusieurs de ses collaborateurs. Jeudi dernier, c’est la députée Paula Yacoubian, membre du Parlement libanais issue de la société civile, qui a dénoncé « le secret intrigant » entourant le contrat passé entre l’Etat libanais et l’entreprise publique algérienne.

Les scandales de corruption ne semblent plus en finir avec le géant pétrolier algérien. L’affaire du carburant défectueux qui ébranle le Liban depuis quelques jours, prend l’allure d’un véritable scandale impliquant Sonatrach. La presse libanaise cite la société algérienne et sa filiale londonienne SPC-BVI, comme partie prenante.

S’expriment jeudi dernier, lors d’une conférence de presse au Parlement, Paula Yacoubian indique que « le dossier du carburant défectueux est un énorme scandale, documenté par de nombreux rapports », dénonçant au passage certaines parties qui « commencent à œuvrer pour l’enterrer. » Paula Yacoubian a émis des soupçons sur la nature du contrat classé « secret » depuis 2005, entre Sonatrach et l’Etat libanais. Elle mentionne que ce fameux contrat est renouvelable chaque 3 ans. La filiale londonienne, Sonatrach Pétrolier Corporation (PSC BVI) a été largement citée dans ce scandale qui risque de livrer tous ses secrets.

L’affaire, selon les enquêtes que les médias libanais ont divulguées certains de ses détails, concernaient un contrat conclu en 2005 entre l’État libanais et les autorités algériennes. Ce contrat se renouvelle automatiquement par le conseil des ministres libanais sans passer par les procédures légales mise en place pour l’octroi de contrats en passant par un appel d’offres.
Cependant, l’aspect grave de l’affaire est que le contrat a été signé avec la société algérienne Sonatrach en guise de façade en échange de la prise de sa commission, tandis que le carburant contrefait est importé d’un pays étranger autre que l’Algérie, dont le nom n’a pas été divulgué. Des sources libanaises ont confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans le cadre de cette affaire, dont l’agent exclusif de la société Sonatrach au Liban, dont l’identité n’a pas été révélée.
Ce scandale vient confirmer que la corruption dans le règne des généraux est devenue Internationale. De ce fait, une enquête doit être ouverte concernant tous les contrats et transactions commerciales à l’étranger, en particulier pour les responsables qui ont offert leurs filles aux Libanais et font fuir l’argent du peuple en contrebande de l’Algérie au Liban.
Liban: graves révélation d’une députée sur la corruption à Sonatrach (vidéo)

L’ombre de Chakib Khalil et Farid Bedjaoui

La députée indépendante a notamment ciblé Farid Bedjaoui qui avait été naturalisé libanais en 2018 alors qu’il était impliqué dans plusieurs dossiers de corruption dans l’affaire Sonatrach – Saipem. « Il y a un mandat d’arrêt qui a été lancé à son encontre. Il est poursuivi en Algérie et en Italie et je ne sais pas s’il l’est aussi dans d’autres pays. Il a bénéficié de la nationalité libanaise en 2018 et il se dit que la sûreté générale a informé la présidence de la République que cet homme est sous le coup de poursuites, qu’il y a un mandat d’arrêt lancé contre lui, et malgré cela on a insisté pour sa naturalisation », a-t-elle déclaré.


Paula Yacoubian fait aussi référence à Chakib Khalil, ancien ministre algérien de l’Energie. « En 2002 et 2003, il (Farid Bedjaoui, Ndlr) était ici au Liban, l’ancien ministre de l’Énergie algérien Chakib Khelil était lui aussi ici. En 2005 le contrat entre Sonatrach et VI a été signé, le contrat est resté secret », a précisé la députée.

Le général à la retraite Djebbar M’henna remis en liberté

En détention à la prison militaire de Blida, le général à la retraire Djebbar M’henna a été remis en liberté provisoire.

Pour rappel, l’ancien patron de la direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) a été placé sous mandat de dépôt, en octobre 2019, à la prison militaire de Blida, pour « enrichissement illicite ».
Le général-major Djebbar M’henna a occupé plusieurs postes dans les services de sécurité, notamment celui de Directeur Central de la Sécurité de l’Armée, de 2004 à 2014.

En février 2014, M’henna Djebbar a été admis à la retraite.

La nouvelle direction de lutte contre le terrorisme confiée à Djebbar M’henna

C’est le projet le plus intriguant et le plus opaque décidée officiellement par le régime algérien dans la plus grande des opacités. Depuis octobre 2021, une nouvelle direction chargée de la lutte contre le terrorisme a été créée par la Présidence algérienne. Fin octobre 2021, ce nouvel organisme sécuritaire a été confié au célèbre général-major M’henna Djebbar.

Le général-major M’henna Djebbar, âgé aujourd’hui de 72 ans, est l’un des dirigeants les plus emblématiques du renseignement militaire algérien car il est l’homme qui a dirigé la DCSA de 1995 jusqu’à… 2013. Il est considéré comme l’un des piliers des arcanes du pouvoir militaire algérien depuis les années 90. Il avait dirigé en décembre 2013 le Bureau d’organisation, qu’occupait le général-major Lakhdar Tireche, appelé à lui succéder à la tête de la DCSA. M’henna Djebbar avait même été pressenti en 2014 pour remplacer le général Toufik à la tête du DRS.

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