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La “VAR”: juge à la tête du client. Elle compense les anciennes manœuvres frauduleuses de la FIFA

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, s’est toujours affiché comme un défenseur du système qui ne peut être utilisé que dans quatre situations de jeu: après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur d’identité d’un joueur sanctionné.

Le sélectionneur du Maroc Hervé Renard, passé tout près d’un exploit face à l’Espagne (2-2), n’a pas «contesté» le but espagnol égalisateur validé par l’assistance vidéo mais a pointé une possible «énorme erreur d’arbitrage» sur le corner à l’origine de l’action. «La seule question que je voudrais poser, c’est que sur le deuxième but égalisateur, le ballon est sorti d’un côté. Donc on attend le corner d’un côté, mais il est joué de l’autre. Est ce que c’est autorisé ? Sincèrement, je ne peux pas vous dire. Si cela ne l’est pas, c’est une énorme erreur d’arbitrage», a fustigé Renard, après la rencontre.

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La Fifa, qui a jugé “correct” l’arbitrage de la rencontre, a rejeté les réclamations des Brésiliens, comme l’explique Marca. Elle a notamment refusé de leur envoyer les enregistrements audio et vidéo du match, malgré leur demande. L’instance a justifié ce refus par le caractère “confidentiel” de ces bandes, dont l’envoi “enfreindrait les normes de la compétition”.

“Quand on a organisé le calendrier, on a fait une petite magouille : si on finissait premier du groupe et que le Brésil finissait premier, on ne pouvait pas se rencontrer avant la finale”, a-t-il soufflé, alors que le règlement de la FIFA interdit formellement ce type de procédé. “On ne s’est pas emmerdé pendant six ans à organiser la Coupe du monde pour ne pas faire quelques petites magouilles. Vous pensez que les autres ne le faisaient pas pour leur Coupe du Monde ? France-Brésil en finale, c’était le rêve de tout le monde.”

Les anciens anciennes manœuvres frauduleuses de la FIFA:

1990 : la bague de Sophia Loren

Six ans plus tard, en 1990, le tirage au sort du Mondial italien revient au traditionnel tirage manuel des boules. Et là encore, c’est la suspicion guette, comme le relatait en 2009 le très sérieux New York Times. L’actrice italienne Sophia Loren, alors préposée au rôle de “main innocente”, tire et place les États-Unis, équipe la moins forte du tournoi, dans le groupe de l’Italie. Ni une ni deux, Diego Maradona (entre autres) l’accuse publiquement de porter une bague munie d’un aimant lui servant à attraper la boule contenant le papier mentionnant le nom de l’équipe américaine, et donc de favoriser le pays hôte de la compétition.

2006 : le système de boules chaudes

Le tirage au sort 2006 alimente lui aussi les fantasmes. La chaîne de télévision Sky Italias’offusque du traitement réservé à la sélection italienne, placée dans le “groupe de la mort” avec la République Tchèque, les États-Unis et le Ghana. Selon le média, l’ancien champion du monde allemand Lothar Matthaüs, a eu recours à un système ingénieux de boules chaudes et froides. Une théorie appuyée par le comportement de l’ancienne gloire de Mannschaft, qui prend une boule avant de la reposer pour en choisir une autre. Réponse du principal intéressé, cité par Bild : “Les Italiens sont dingues de penser ça. C’est une bêtise sans nom.” Quelques mois plus tard, l’Italie remporte finalement la Coupe du monde face à l’équipe de France.

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2014 : les papiers sous le pupitre

Jusqu’alors évacués sans grande difficulté, les soupons de truquage gagnent du terrain lors du tirage du Mondial brésilien. Pointé du doigt notamment par les sceptiques, le comportement du secrétaire général de la Fifa de l’époque Jérôme Valcke. Contrairement à ce qu’il se fait d’habitude, ce dernier ne procède à l’ouverture des boules et au dépliage des papiers sous l’oeil des caméras… mais sous son pupitre. Selon la thèse complotiste, il en aurait profité pour choisir à sa guise d’autres papiers que ceux qui étaient dans les boules. Autre fait largement relayé sur les réseaux sociaux, la France et l’Italie ont changé de chapeau à quelques heures du tirage au sort. La Squadra Azzura est ainsi reversée dans le “groupe de la mort”. Conséquence, pour certains, d’un “lobby” tricolore.

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