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France / Presse Française, “gilets jaunes” un dossier Tabou

En France, près de 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. (Reuters)
Pendant que la grosse presse française répand ses fausses nouvelles (violences, extrême-droite et blablabla), la presse étrangère semble mieux inspirée.
Presse Française, “gilets jaunes” un dossier Tabou

Alors que 84% des Français soutiennent le mouvement des gilets jaunes et que des actions se multiplient partout en France, M6 bouleverse sa programmation et vous propose une soirée spéciale sur les Français oubliés. Depuis près de trois semaines, les « gilets jaunes » manifestent dans toute la France pour faire entendre la voix des oubliés. C’est l’augmentation de la taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres. Ce mouvement qui déstabilise le pays entier, à commencer par la classe politique, traduit un malaise que l’on a peine à analyser. Certains parlent de fracture entre la France du haut et la France du bas. Celle des pauvres – ils sont près de neuf millions en France – et aussi celle d’une classe moyenne qui peu à peu décroche. Ras-le-bol fiscal et révolte contre les injustices sociales grandissantes sont les fondements du mouvement des gilets jaunes. Depuis plusieurs mois.
Dans un sondage Harris Interactive réalisé sur un échantillon de 1050 personnes, Télé Star s’intéresse au traitement médiatique de l’actualité entourant le mouvement des Gilets Jaunes et les dégâts qui en découlent.
Alors que 84% des Français soutiennent le mouvement des gilets jaunes et que des actions se multiplient partout en France, M6 bouleverse sa programmation et vous propose une soirée spéciale sur les Français oubliés. Depuis près de trois semaines, les « gilets jaunes » manifestent dans toute la France pour faire entendre la voix des oubliés. C’est l’augmentation de la taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres. Ce mouvement qui déstabilise le pays entier, à commencer par la classe politique, traduit un malaise que l’on a peine à analyser. Certains parlent de fracture entre la France du haut et la France du bas. Celle des pauvres – ils sont près de neuf millions en France – et aussi celle d’une classe moyenne qui peu à peu décroche. Ras-le-bol fiscal et révolte contre les injustices sociales grandissantes sont les fondements du mouvement des gilets jaunes. Depuis plusieurs mois.

Enquête sur cette France des oubliés, sur cette pauvreté que l’on nous cache, ou que l’on ne veut pas voir.

Celle notamment des travailleurs pauvres. 25% d’entre eux sont des indépendants, artisans, commerçants ou agriculteurs. Laurent est boulanger, il emploie douze personnes. Mais il croule sous les charges et doit faire face à une administration d’une extrême complexité. Il n’arrive plus à joindre les deux bouts. Son destin est entre les mains du Tribunal de Commerce qui doit bientôt rendre son jugement pour savoir si son entreprise doit être mise en liquidation. Comme près de 35% des familles monoparentales, Sandrine et ses deux enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Elle ne peut dépenser que cinquante euros par semaine, soit deux euros par personne et par jour. Sa vie est un parcours du combattant. Pour se nourrir elle va au Secours Populaire. Elle doit aussi se battre pour obtenir les aides sociales auxquelles elle a droit. Elle aimerait travailler mais avec deux enfants à charge et des modes de garde très coûteux, elle se trouve dans une impasse. Parmi les facteurs aggravants de la précarité, il y a le logement qui pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Ouvriers, employés et même fonctionnaires : ils gagnent leur vie mais pas suffisamment pour se loger décemment. Certains réclament des HLM depuis des années sans succès, et pour cause ! Nous avons découvert au cours de notre enquête que les HLM ne sont pas toujours attribués à ceux qui en ont vraiment besoin. Pire encore, dans certaines communes les pauvres sont même écartés du système alors que certains élus aux revenus élevés en bénéficient. Nous nous sommes également rendus à Denain, dans le nord de la France. Cette ancienne capitale du charbon et de l’acier a été frappée par la désindustrialisation, la mondialisation et le chômage. Bon nombre de ses habitants s’estiment oubliés par la République. Nous suivons le Docteur Mbock dans sa tournée à domicile. Il prend soin des retraités qui touchent de très maigres pensions et vient en aide aux chômeurs qui sacrifient parfois leur santé. Pour sortir de la précarité, l’école ne joue plus son rôle d’ascenseur social. Un rapport de l’Éducation Nationale affirme qu’il est « absurde et cynique de parler d’égalité des chances ». Pourtant, le collège Jean-Zay à Lens (Pas-de-Calais) a décidé de lutter contre cette fatalité. Il est situé entre les cités HLM et les maisons ouvrières, 70 % des élèves sont boursiers et viennent de milieux défavorisés. L’objectif de l’équipe pédagogique : lutter contre l’absentéisme et en découdre avec l’échec scolaire. Et le succès est au rendez-vous : au brevet des collèges, le taux de réussite est supérieur à la moyenne nationale.

Que pensent vraiment les Français du traitement médiatique entourant l’actualité des Gilets Jaunes ?

Dans sa nouvelle édition en vente dès lundi 10 décembre, Télé Star publie un sondage réalisé par Harris Interactive sur un échantillon de 1050 Français âgés de 18 ans et plus, et représentatifs de la société française. Cette enquête, réalisée les 3 et 4 décembre derniers, s’est faite selon la méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Les Français sondés ont été interrogés sur trois thématiques différentes, dont la responsabilité des médias dans l’aggravation des manifestations.
À la question posée “Diriez-vous que la couverture médiatique par les chaînes de télévision du mouvement des Gilets Jaunes au cours de ces derniers jours a eu pour effet d’augmenter, de réduire, ou ni l’un ni l’autre, le niveau de violence en marge des manifestations”, 64 % des Français ont répondu “augmenter”, contre 5 % “réduire”. Les 31 % restants ont répondu “ni l’un, ni l’autre”. Des résultats équivalents du côté des Gilets Jaunes sondés, avec les résultats respectifs suivants : 61 % / 6 % / 33 %.

France: “gilets jaunes”, pendant que presse française répand (violences, extrême-droite et blablabla), la presse étrangère semble mieux inspirée.

 

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