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Françalgérie: L’activiste algérien Amir Boukhors, connu sous le nom de “Amir DZ”, est libre (Free).

L’activiste algérien Amir Boukhors, connu sous le nom de “Amir DZ”, est libre (Free).

L’activiste algérien Amiz Dz exilé en France a été interpellé ce lundi matin à Paris par la police française. Il a été conduit vers 12 H 30 à la brigade centrale de répression de la criminalité informatique affiliée à la Police judiciaire française (BCRCI). Amir Dz se trouve depuis le début de cet après-midi au niveau des locaux de cette brigade spécialisée situés à Nanterre dans la banlieue parisienne.

Ce qui a eu pour effet de provoquer la colère de nombreux Algériens vivant en France qui n’ont pas hésité à se présenter devant ledit commissariat, pour exiger la libération immédiate de l’activiste.

L’activiste algérien Amir Boukhors « Amir Dz » qui fait trembler le « pouvoir algérien ».

La page Facebook Amir.dz compte 658 519 d’abonnés, son compte Youtube compte 554 k abonnés, son compte twitter 140,3 k abonnés et son compte in stagram 40,4k abonnés. Par ses publications, qui chatouillent la fibre sensible des Algériens, il n’épargne aucune personne qui gravite autour d’un système politique pollué des responsables corrompus et leur progéniture qui bradent les ressources du pays.

Chakib Khelil reconnaît avoir transféré près de 1 million de dollars (873 000 euros) de ses comptes américains vers la Suisse afin d’échapper à l’impôt.


Selon la justice « injustice » algérienne, qui, en août 2013, avait lancé contre lui un mandat d’arrêt international – retiré depuis – dans le cadre du scandale Sonatrach 2, l’ancien ministre possède non pas un, mais cinq comptes en Suisse. Il avait d’ailleurs eu recours à un cabinet d’avocats helvétique pour s’opposer à la communication de ses données bancaires à l’Algérie dans le cadre d’une commission rogatoire internationale. À en croire Khelil, ses comptes à Genève sont désormais fermés. L’argent a de nouveau été transféré vers les États-Unis, où une Green Card lui a été octroyée.

Khelil, le « Boutef’ boy »
L’affaire « Sonatrach 2 »

En 2005, son projet de réforme du secteur des hydrocarbures pour ouvrir davantage le pétrole algérien aux groupes étrangers est annulé par Abdelaziz Bouteflika, réélu une année plus tôt à la tête de l’État. La liquidation de BRC (Broot Root & Codor, filiale entre Sonatrach et la société de services pétroliers américaine Haliburton), suite à une enquête du DRS (services secrets) à laquelle Chakib Khelil avait toujours refusé de se soumettre, porte un nouveau coup à ses ambitions. Mais Monsieur Énergie conserve de l’influence et commence alors à tremper dans des affaires de corruption impliquant des milliards de dollars. Avec la complicité de son ami, Farid Bedjaoui, Khelil octroyait des contrats juteux aux groupes étrangers parmi lesquels Saipem, filiale du groupe énergétique italien ENI. C’est ce que la justice algérienne baptisera « l’affaire Sonatrach 2 ».
En 2008, Saipem avait décroché plusieurs contrats d’un montant supérieur à huit milliards de dollars. Suite aux révélations faites par la presse italienne, début 2013, sur les pots de vin versés par Saipem pour décrocher des contrats en Algérie, Khelil subit les premières perquisitions de la police judiciaire. Inquiété, il quitte le pays et se voit visé – ainsi que sa femme et ses deux enfants – par un mandat d’arrêt international pour corruption.

LES PROCHES DU BLOGUEUR AMIR DZ VICTIMES DE REPRÉSAILLES

Alkarama: Au cours du mois d’octobre 2018, les autorités algériennes ont tenté d’entraver les activités du blogueur algérien Amir Boukhors, connu sur les réseaux sociaux sous le nom d’Amir DZ, en exerçant des pressions sur ses proches en Algérie alors que celui-ci vit actuellement en France.

Estimant qu’il s’agit de mesures de représailles ainsi que d’une atteinte flagrante à l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression, Alkarama a adressé une communication urgente au Rapporteur spécial de l’ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression (FRDX) le 25 octobre 2018.

Le 13 octobre, le père d’Amir Boukhors a reçu une convocation l’appelant à se présenter dans les plus brefs délais au département des investigations de la gendarmerie d’Alger situé à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé à Takhmaret dans la Wilaya de Tiaret. L’institution est actuellement dirigée depuis juillet dernier par le général Ghali Belkcir.

Compte tenu de son âge avancé, il n’a pas été en mesure de se rendre dans la capitale. Les gendarmes ont en conséquence procédé à une perquisition de son domicile durant laquelle ils ont ordonné au père de contacter son fils afin qu’il cesse de critiquer les autorités algériennes sur sa page Facebook.

Dix jours plus tard, le frère d’Amir Boukhors a été arrêté sans mandat de justice par la gendarmerie et emmené à Alger où il a été interrogé au siège de la direction nationale de la Gendarmerie. Il a été présenté devant le procureur de la république du tribunal d’Alger à 11 heures du soir sans la présence de son avocat. Le 25 octobre 2018, il a été inculpé pour « chantage », déféré devant le juge d’instruction et placé en détention. Le frère du blogueur n’a pourtant aucune activité politique ou militante.

Par ailleurs, il convient de signaler l’arrestation des journalistes Abdou Semmar, Adlène Mellah et Merouane Boudiab entre les 22 et 24 octobre 2018. Ces derniers ont été présentés le 25 octobre devant le tribunal pénal de Said Hamdine et le tribunal correctionnel Abane Remdane.

Amir Boukhors a fui l’Algérie en 2012 et vit actuellement en France où il publie régulièrement sur sa page Facebook des contenus critiques à l’égard des autorités algériennes. Il dénonce notamment des affaires de corruption impliquant des responsables de l’Etat algérien et leurs proches. Ses propos ont trouvé un écho non négligeable en Algérie puisque sa page Facebook est suivie par plus de deux millions d’internautes.

Les représailles visant les internautes dissidents, les lanceurs d’alerte et les défenseurs des droits de l’homme sont monnaie courante en Algérie à l’image de celles ayant visé Rafik Belamrania qui avait été arrêté à Jijel en 2017 et condamné en première instance à cinq année de prison ferme après avoir publié sur les réseaux sociaux la décision du Comité des droits de l’homme (CDH) reconnaissant la responsabilité des forces armées algériennes dans l’assassinat de son père en 1995.

Dans sa plainte au Rapporteur spécial de l’ONU, Alkarama appelle ce dernier à demander aux autorités algériennes la libération immédiate du frère du blogueur. Ces dernières ont l’obligation légale de s’abstenir de toute mesure susceptible d’entraver l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression du blogueur en conformité avec l’article 19 du Pacte international des droits civils et politiques (PIDCP) ratifié par l’Algérie en 1989.

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