JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
Home / COOPÉRATION / Etats-Unis: Donald Trump peut-il gouverner? Les démocrates font recours au 25e amendement de la Constitution américaine

Etats-Unis: Donald Trump peut-il gouverner? Les démocrates font recours au 25e amendement de la Constitution américaine

Donald Trump peut-il gouverner ? Les démocrates font recours à l’utilisation du 25e amendement de la Constitution américaine.

Après sa contamination au Covid-19, les démocrates mettent en doute la capacité de Donald Trump à diriger les Etats-Unis. Par le canal d’un communiqué qu’elle a rendu public, la présidente démocrate de la Chambre des représentants ce jeudi 8 octobre a annoncé qu’elle allait proposer ce vendredi un texte de loi dans le but de mettre sur pied une commission. Selon les précisions de Nancy Pelosi, l’objectif est d’enquêter sur les capacités du président américain à diriger la première puissance mondiale. Pelosi exige plus de transparence sur sa santé.

Le projet de loi créerait une commission pour évaluer la capacité du président à diriger le pays et assurer la continuité du gouvernement « Cette loi créera la commission sur la capacité présidentielle à exercer les pouvoirs et les devoirs liés à ses fonctions », a annoncé son bureau dans un communiqué. Cette commission entre dans le cadre du 25e amendement de la Constitution américaine, qui prévoit que le président cède les rênes du pouvoir à son vice-président s’il n’est plus en situation de gouverner, précise-t-il. « Il ne s’agit pas du président Donald Trump – il fera face au jugement des électeurs », a déclaré Pelosi lors d’une conférence de presse au Capitole.

La présidente de la Chambre Pelosi tient une conférence de presse
La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi (D-CA), accompagnée du président du comité de l’énergie et du commerce, Frank Pallone (D-NJ).

Ce jeudi, au cours d’une interview par téléphone sur Fox News, le président américain a semble encore très fragile, peinant à parler et cherchant régulièrement son souffle.

Le 25ème amendement…

Le 25e amendement, adopté en 1967 après l’assassinat du président John F. Kennedy, précise les modalités de transfert des pouvoirs exécutifs en cas de démission, de décès, de destitution ou d’incapacité temporaire du locataire de la Maison Blanche.
Le 25ème amendement de la Constitution américaine autorise en effet, la présidente de la Chambre des représentants à la création d’une telle commission. Cette disposition de la loi fondamentale des Etats-Unis prévoit que le Vice-président prenne en main la gestion du pays si le président américain était dans l’incapacité de gouverner. L’initiative de celle qui est connue pour son inimitié pour l’actuel locataire de la Maison-Blanche intervient quelques jours après le scénario de sa contamination au Covid-19.

Selon son article 4, encore jamais utilisé, si le vice-président -soutenu par une majorité des membres du cabinet ou « d’un organisme que le Congrès peut désigner par la loi »-, informe les chefs de la Chambre et du Sénat que le président est dans l’incapacité d’exercer ses fonctions, le vice-président peut assumer immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim. Cet « organisme » est dans le cas présent la commission voulue par les démocrates.

Quelques semaines à peine avant les élections du 3 novembre, sans espoir que le projet de loi devienne loi, le déploiement a été rapidement rejeté comme un coup par l’équipe de Trump et ses principaux alliés. «C’est une proposition absurde», a déclaré l’attachée de presse de la Maison Blanche Kayleigh McEnany sur Fox. «Absolument absurde», a déclaré le chef de la majorité au Sénat McConnell lors d’une apparition à Shepherdsville, Kentucky.

La Covid-19 était « une bénédiction de Dieu » Donald Trump

Donald Trump fait l’éloge du traitement expérimental qu’il a reçu à l’hôpital après avoir été testé positif au Covid-19, dans une vidéo postée sur son compte Twitter. Le président américain s’exprime devant le Bureau ovale, six jours après son test positif.

En effet, après avoir fait objet de quelques jours d’hospitalisation, le président américain est revenu dans le bureau ovale de la présidence américaine. Il indique notamment dans une vidéo sur le réseau social de l’oiseau bleu ce mercredi 7 octobre qu’il se porte mieux grâce aux traitements qu’il a reçus. Pour le candidat républicain à la prochaine élection présidentielle, sa contamination au virus était une vraie bénédiction pour lui. « Je pense que c’était en réalité un don du ciel que je l’aie attrapé », a laissé entendre Donald Trump dans la vidéo. « Je veux que tout le monde ait le même traitement que votre président, parce que je me sens bien, je me sens parfaitement bien ! », a-t-il poursuivi.

Des comptes pro-Trump accusés de manipulation bannis de Facebook

C’est la énième fois, que le président Donald Trump a été au cœur de polémique en lien avec les réseaux sociaux. Le groupe américain Facebook vient une nouvelle fois de bannir de nombreuses pages et comptes Facebook et Instagram en lien avec le président. L’opération intervient à moins d’un mois de la présidentielle et à un moment où le groupe a lancé depuis des mois une opération de démantèlement de campagnes domestiques et étrangères pour ne pas répéter les erreurs de 2016.

Détectée en premier par Washington Post, il s’agit d’une compagne qui consiste à publier des commentaires sur différents sujets, principalement pour critiquer le candidat démocrate, Joe Biden, et faire de l’autre côté, l’éloge de Donald Trump. L’opération vise à « donner l’impression d’un large soutien pour leurs opinions », a expliqué le groupe ce jeudi dans un communiqué.

Un défis particulièrement complexe

La campagne, en effet, est gérée par le cabinet de marketing Rally Forge qui gère 200 comptes et 55 pages sur Facebook,  ainsi que 76 comptes Instagram, qui ont été tous retirés par le groupe californien. « Les opérations trompeuses comme celles-ci représentent des défis particulièrement complexes, car elles brouillent les lignes entre débat public et  manipulation », a souligné la société.

Au total, près de 373 000 personnes étaient abonnées à au moins l’une des pages retirées par Facebook et environ 22 000 comptes Instagram suivaient également au moins l’un des comptes sur cette autre grande plateforme du groupe. « Beaucoup  des comptes avaient recours à des photos de profil génériques et se faisaient passer pour des individus de droite,  habitants un peu partout aux États-Unis », a expliqué Facebook.

About gherrrabi

Check Also

CDH: La pandémie est un « prétexte » utilisé par certains Etats pour réprimer et abolir les libertés, déplore l’ONU

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déploré lundi que l’épidémie de Covid-19 soit …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *