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Dossier / Algérie /Autopsie de liberté de la presse: Assassinats, arrestations, acharnement répressif et traque judiciaire, censures…

 

La presse étrangère outil de propagande au service et aux ordres de la mafia militaro-politico-financière algérienne.

« Nous sommes indignés par les propos tenus par la correspondante de France24  en Algérie qui a considéré que la condamnation de Khaled Drareni à 2 ans de prison n’envoie aucun signe à la presse algérienne ajoutant que celui ci a oublié la charte de déontologie de son métier. » Chekib Drareni, frère de Khaled Drareni

France 24 a-t-elle mis de l’eau dans son vin?

Abdelmadjid Tebboune accuse Jean-Yves Le Drian et France 24 d’ingérence.

En accusant Jean-Yves Le Drian et France 24 d’ingérence dans la vie politique algérienne, le candidat à l’élection présidentielle Abdelmadjid Tebboune a usé d’un des fondamentaux de la communication politique en Algérie : critiquer la France.

Les cinq candidats pour l’élection présidentielle algérienne du 12 décembre sont connus depuis dix jours et, déjà, le favori du scrutin tape sur la France pour marquer des points. Abdelmadjid Tebboune s’en est pris, dimanche 10 novembre, au ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et à France 24, qu’il accuse d’ingérence dans la vie politique de l’Algérie.

« Je vois une chaîne de télévision publique française pour qui l’Algérie se résume à la place de la Grande Poste et la place Audin », a ainsi déclaré le candidat sur la chaîne El Bilad au sujet de la couverture par France 24 des manifestations algériennes contre le pouvoir. « Leur ministre des Affaires étrangères dit la même chose, de quoi tu te mêles ? Je ne parle pas de la France officielle, je ne me permettrais pas. Mais le ministre des Affaires étrangères français a affirmé qu’il fallait une période de transition en Algérie. Le peuple algérien ne veut pas de cette période de transition. De quoi tu te mêles ? », a-t-il ajouté.
« Quant à France 24, c’est une chaîne qui est beaucoup regardée en Algérie, mais c’est aussi une télévision publique, donc son point de vue est considéré par les Algériens comme le point de vue officiel, explique Pierre Vermeren. Et à partir du moment où France 24 relate le ‘Hirak’, c’est présenté comme une ingérence. Or, il y a bien actuellement une transition politique en Algérie. Mais avec ses déclarations, on voit qu’en réalité, Abdelmadjid Tebboune et le pouvoir en place veulent faire croire qu’on reste dans un processus habituel, quand bien même on est en-dehors des clous constitutionnels. »

Le directeur de France 24, Marc Saikali, rappelle de son côté que « la chaîne est une grande chaîne d’information internationale et que sa ligne éditoriale est libre, indépendante et objective ».

L’Algérie convoque l’ambassadeur de France pour une émission sur France24

Le 31/Mars/2020France 24 irrite Alger, l’ambassadeur de France convoqué.

L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, avait été convoqué aux Affaires étrangères après des déclarations tenues par un intervenant sur la chaîne internationale France 24, à propos de l’aide médicale chinoise, propos qui avaient fortement déplu aux autorités algériennes.

« L’ambassadeur de France en Algérie a été convoqué, ce jour, 31 mars 2020, par M. le ministre des Affaires étrangères, qui lui a fait part des vives protestations de l’Algérie suite aux propos mensongers, haineux et diffamatoires à l’égard de l’Algérie et de ses autorités tenus, tout récemment, sur un plateau d’une chaîne de télévision publique française, précise le communiqué.

« Tout en demandant à l’ambassadeur de France en Algérie de porter ces protestations aux plus hautes autorités de son pays, le ministre des Affaires étrangères a déploré que cette chaîne persiste dans son dénigrement systématique de l’Algérie au moment où tous les efforts doivent converger vers la lutte contre la pandémie du Covid-19 », souligne la même source.

L’ambassade d’Algérie à Paris « a été instruite à l’effet d’intenter une action en justice contre cette chaîne de télévision et l’individu auteur des propos injurieux à l’égard de l’Algérie », conclut la même source. APS

L’ambassadeur avait alors répondu que « l’ensemble des organes de presse jouissent d’une totale indépendance rédactionnelle en France, protégée par la Loi ». En d’autres termes, que les responsables algériens se trompaient d’interlocuteurs.

Le président algérien a accordé une interview exclusif à la chaîne France24.

Le 4 /juillet/2020: Dans un entretien exclusif accordé à France 24, le président algérien Abdelmadjid Tebboune estime qu’il existe aujourd’hui une opportunité d' »aller loin dans le règlement du problème de la mémoire » avec la France.

Des relations apaisées entre l’Algérie et la France, « deux pays indépendants, deux pays souverains », sont possibles. Dans un entretien à France 24, Abdelmadjid Tebboune affirme qu' »avec le président Macron », il existe une possibilité d' »aller loin dans l’apaisement, dans le règlement du problème de la mémoire ». Pour le président de la République algérienne, son homologue français s’est montré « honnête » et « propre » par rapport au passé colonial.

France 24 et plusieurs médias étrangers accrédités (Bahbouha) en Algérie 

Le 16/ Août/2020. Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer, a remis de nouvelles accréditations au titre de l’exercice 2020, à des représentants de médias étrangers accrédités en Algérie, afin de leur permettre d’exercer leur travail dans le respect des règles de la profession.

Près de 20 correspondants ont reçu leurs accréditations, dont ceux des agences AFP et Reuters, de la chaîne Russia Today, la chaîne France 24, la chaîne Al Mayadeen et la chaîne Al Hadath.

Dans une brève allocution prononcée à l’occasion, M. Belhimer a exprimé sa considération à l’égard de ces correspondants pour le « travail noble » qu’ils accomplissent aux fins d’établir des ponts de rapprochement des peuples, d’autant qu’ils constituent désormais « un trait d’union dans un monde qui s’érige en village ».

La remise de ces accréditations intervient dans le cadre de « l’ouverture sur la scène médiatique en Algérie, afin de permettre aux correspondants étrangers dans notre pays d’exercer dans les meilleures conditions, dans le calme et en toute sérénité, conformément aux exigences de la profession », précise un communiqué du ministère de la Communication, « L’Algérie a reçu plusieurs demandes de la part de représentants de médias étrangers intéressés par la couverture des évènements d’envergure nationale en Algérie », ajoute le communiqué qui précise qu’ »une deuxième phase de remise d’accréditations aux représentants des médias étrangers en Algérie est intervenue en réponse à cette demande ».

Cette opération s’inscrit « en droite ligne avec les principes fondamentaux de la Constitution algérienne qui consacre le droit d’accéder à une information exacte à partir de sa source officielle et permet aux journalistes d’accéder à la source d’information, dans le respect total des lois de la République, de sa souveraineté, de sa stabilité et de sa sécurité générale, mais aussi dans le respect de l’éthique professionnelle, sans pour autant porter atteinte aux valeurs et composantes de la société algérienne, connue pour son hospitalité ».

Près de 20 correspondants ont reçu leurs accréditations, dont ceux des agences AFP et Reuters, de la chaîne Russia Today, la chaîne France 24, la chaîne Al Mayadeen et la chaîne Al Hadath.

L’opération d’octroi d’accréditations aux représentants des médias étrangers en Algérie demeure ouverte à tous ceux intéressés par la couverture des activités et événements d’envergure à l’échelle nationale, conformément à la loi organique sur l’Information de 2012.

Affaire Tamalt : l’avocat dénonce un crime, demande la réouverture du dossier.


Me Bachir Mechri, avocat de la famille Tamalt, appelle à la réouverture du dossier de son client. «J’appelle à la réouverture du dossier pour que justice soit faite » explique-t-il dans une déclaration à TSA, ce mercredi 29 mai.

Rappelant sa mobilisation en 2016, lors de l’incarcération du journaliste, Me Mechri affirme avoir multiplié les démarches pour éviter l’irréparable : « J’ai déposé une plainte en 2016 contre le directeur de la prison en tirant la sonnette d’alarme sur l’état de santé de Tamalt, avant son entrée dans le coma » a-t-il indiqué. « C’est aussi en 2016 que j’ai déposé une autre plainte contre le ministère de la Justice de Louh après le décès du journaliste». Comme Kamel Eddine Fekhar, Mohamed Tamalt est décédé en détention après une grève de la faim.

En 2019, avant la démission de l’ancien gouvernement, Me Mechri affirme avoir renouvelé sa plainte contre l’ancien ministre de la Justice. «Dans ma volonté de faire triompher la vérité dans cette affaire, j’ai renouvelé la plainte contre Louh en sa qualité de ministre de la justice pour homicide volontaire ».
« Je ne vais pas me taire avant la réouverture du dossier contre le ministre de la Justice car c’est lui le premier responsable et le responsable direct de l’affaire » a-t-il affirmé. « J’attends que justice soit faite et que des affaires similaires n’aient pas lieu », a-t-il conclu.

Amir Boukhors « Amir Dz » l’activiste le ( WikiLeaks) algérien qui fait trembler le «pouvoir algérien », a fait, en direct, des révélations qui font froid dans le dos sur l’assassinat du journaliste Mohamed Tamalt.

Imaginez si la chaîne M6,  était une chaîne algérienne…

La chaîne M6 interdite en Algérie après la diffusion d’un documentaire « L’Algérie, le pays de toutes les révoltes ».

La chaîne est accusée par les autorités algériennes de « porter un regard biaisé » sur le mouvement de contestation qui a secoué le pays.

M6 fâche la mafia militaro-politico-financière algérienne

Le ministère algérien de la communication a décidé, lundi 21 septembre, de « ne plus autoriser » la chaîne de télévision privée française M6 à opérer en Algérie, au lendemain de la diffusion d’un documentaire sur le mouvement de protestation populaire Hirak dans ce pays.

La politique conspirationniste en Algérie

Le phénomène de la conspiration dans le contexte de la politique plus particulièrement la politique algérienne. C’est un phénomène récent en Algérie, employé plus fréquemment par la mafia militaro-politico-financière algérienne dans ces 20 dernières années; cette période qui a connu une montée considérable de la conscience politique chez le peuple algérien.

« Le timing semble crucial ; selon la lecture faite par le ministère algérien de la Communication. À un peu plus d’un mois uniquement, nous séparant du référendum sur la réforme de la Constitution de notre pays, sort le documentaire réalisé ; pour Spica Productions et « Enquête exclusive ». Le rendez-vous électoral est, en effet, attendu pour le 1er novembre prochain (toute une symbolique). C’est l’approche de cette date qui a provoqué, si l’on croit le département ministériel, la réalisation dudit film documentaire… » ajoute le ministère.

Dans un communiqué, le ministère de la communication accuse ce documentaire intitulé « L’Algérie, le pays de toutes les révoltes » de « porter un regard biaisé sur le Hirak » et d’avoir été réalisé par une équipe munie d’une « fausse autorisation de tournage ». « Ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M6 à opérer en Algérie, sous quelque forme que ce soit », affirme le ministère.

Présenté dans le cadre de l’émission « Enquête exclusive », ce reportage de 75 minutes – filmé par moments avec des «caméras discrètes» – expose des témoignages de trois jeunes Algériens sur l’avenir de leur pays, en proie à un soulèvement inédit depuis février 2019. La crise sanitaire a entraîné la suspension des marches du Hirak à la mi-mars.

Le ministère de la communication fustige des « témoignages insipides », des « clichés les plus réducteurs » et « une somme d’anecdotes sans profondeur ». L’une des protagonistes de l’enquête, Noor, une YouTubeuse connue en Algérie, a expliqué lundi sur les réseaux sociaux qu’elle regrettait avoir participé au documentaire et a déploré « le manque de professionnalisme » de la chaîne française.

Fausse autorisation de tournage

Selon le communiqué algérien, « une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l’aide d’un “fixeur algérien”, munis d’une fausse autorisation de tournage », une infraction « au demeurant sévèrement sanctionnée». Le ministère promet d’engager des poursuites contre les auteurs du reportage pour «faux en écriture authentique ou publique».

Il « n’est pas fortuit que ces médias, outillés pour exécuter un agenda visant à ternir l’image de l’Algérie et à fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions, agissent de concert et à différents niveaux et supports », estime-t-il.

Selon le ministère, M6 avait introduit, le 6 mars 2020, une demande d’accréditation de presse pour les membres de l’équipe de l’émission « Enquête exclusive », en vue du tournage d’un documentaire sur « la valorisation de l’essor économique et touristique de la ville d’Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays ». Demande qui a reçu une suite défavorable des services des ministères de la communication et des affaires étrangères, précise-t-il.

Les principaux participants portent plainte

Pour faire passer le message, qui n’est pour le département ministériel qu’un « ensemble d’idées reçues réductrices » ; les auteurs d’« Algérie : Le pays de toutes les révoltes », ont donc choisi trois profils ; qu’ils ont « exploités sans respect de la déontologie du métier de journaliste ». D’ailleurs, le communiqué note que les trois personnes concernées ont porté plainte.

Cela auprès de l’instance française de régulation de l’audiovisuel CSA ; ainsi que l’Ambassade de France à Alger ; contre les producteurs du documentaire jugé « trompeur ». L’une d’elles, rappelons-le, la youtubeuse Noor en l’occurrence, accuse ceux-ci de manque de professionnalisme.

Deuxième grosse bourde du régime algérien dans l’affaire M6

 

M6 a travaillé pendant deux ans en Algérie dans le plus grand anonymat pour tourner ce documentaire.

La chaîne de télévision française M6 a reconnu vendredi que ses équipes ont tourné dans le plus grand anonymat pendant deux ans en Algérie pour préparer le numéro de demain dimanche soir d’”Enquête Exclusive” intitulé “L’Algérie, le pays de toutes les révoltes”. Le rédacteur en chef Patrick Spica de cette célèbre émission de M6 et son présentateur Bernard de la Villardière ont dévoilé à la radio française Europe 1 les dessous de ce documentaire inédit sur la situation politique actuelle en Algérie qui promet de faire grincer les dents des hauts responsables de l’actuel régime algérien.

Nous avons dû travailler avec des équipes de journalistes locales qui ont les autorisations”, a révélé au micro d’Europe 1 Patrick Spica. “Nous avons aussi travaillé avec des équipes binationales qui peuvent voyager d’un pays à l’autre. Ce qui nous a permis de tourner”, a-t-il encore affirmé en expliquant que cette possibilité d’allers-retours entre l’Algérie et la France était crucial pour faire sortir du pays les images et les documents nécessaires à l’enquête.

Nous avons par moment dû filmer avec des caméras discrètes”, explique-t-il en assurant également que le staff d’”Enquête Exclusive” a fait appel à des particuliers, qui ont filmé leur quotidien avec leur téléphone portable et transmis leurs images aux équipes de journalistes. Rappelons enfin que la célèbre chaîne de télévision française M6 diffusera demain dimanche 20 septembre un documentaire sur l’Algérie et le mouvement de contestation populaire le Hirak. Il s’agit d’un documentaire de 75 minutes qui sera diffusé le dimanche soir à 23 H 10 dans le cadre de la fameuse émission “Enquête Exclusive” animée par Bernard de La Villardière.

Algérie, le pays de toutes les révoltes” est l’intitulé du documentaire qui a été projeté par “Enquête Exclusive” de M6. “En Algérie, ex-colonie française, indépendante depuis 1962, manifester est pourtant passible d’un an de prison. Mais rien n’arrête ces jeunes qui ont décidé de prendre leur destin en main. Pour les comprendre, nous sommes partis à leur rencontre aux quatre coins du pays. Filmer en Algérie est quasiment impossible. Exceptionnellement, une équipe a pu les suivre pendant plusieurs mois”, explique le synopsis de l’émission de M6. Une émission qui a fait couler beaucoup d’encre. ce dimanche soir, des millions d’Algériens ont rivés sur leur écran de télévision.

Lire aussi:

Algérie / Affaire France 24, et notre Soutien aux journalistes algériens, «Libérez Khaled Drareni !»

Le niveau de la presse du pouvoir

L’Agence de Presse Algérienne (APS) est dans de très sales draps (mensonges et plagiat)

wikipedia: Algérie Presse Service, abrégé APS , est l’agence de presse nationale algérienne. Elle a été fondée le 1er décembre 1961, dans le sillage de la guerre de libération nationale, pour en être le porte-drapeau sur la scène médiatique mondiale. Ses évolutions successives dès ses origines en font une agence de presse moderne proposant des services en ligne et par satellite.

L’agence de presse officielle algérienne est à nouveau dans de très sales draps. Les détails.

L’agence de presse algérienne prise en flagrant délit de mensonge par l’ONU 

Vendredi 28 août, deux plaintes visant les autorités algériennes pour violation des droits de l’Homme ont été déposées auprès du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme à Genève.

Mardi 1er septembre, l’Agence de presse algérienne (APS) a publié un article en français, arabe et anglais affirmant qu’un organisme appelé  » le Bureau des Contentieux de l’ONU à Genève  » a rejeté une plainte d’un groupe de militants politiques algériens  » 24h après son dépôt et examen de son contenu par les délégués juristes du Bureau « .

Pour rappel, et en vue de faire passer leur mensonge, les autorités algériennes auraient apparemment traficoté les propos d’un fonctionnaire égyptien, Issam Al Muhammadi, secrétaire au Bureau des contentieux de l’ONU à Genève. Ce dernier, selon l’APS, aurait affirmé sur les ondes de Radio Monte-Carlo (RMC) que la plainte «à l’encontre des autorités algériennes avait été rejetée 24h après son dépôt».

L’article en question, qui a été supprimé par l’agence officielle algérienne.

Nous avons pu réaliser une capture d’écran de cet article sur le site officiel du ministère de la communication algérienne.

Vendredi 4 septembre, Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, a réagi via un communiqué.

Le Communiqué du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en lumière des informations fallacieuses concernant l’Algérie

Après la publication d’un certain nombre d’articles déformant le fonctionnement du système des Nations Unies relatif aux droits de l’homme en ce qui concerne l’Algérie, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme publie la clarification suivante :

GENÈVE (4 septembre 2020) — Un article publié en français, arabe et anglais par l’Algérie Presse Service (APS), mardi 1er septembre, affirme qu’un organisme appelé  » le Bureau des Contentieux de l’ONU à Genève  » a rejeté une plainte d’un groupe de militants politiques algériens  » 24h après son dépôt et examen de son contenu par les délégués juristes du Bureau « .

L’article énumère les raisons pour lesquelles la plainte a été sommairement rejetée, et cite un entretien qui aurait été diffusé deux jours plus tôt sur Radio Monte Carlo par un individu désigné sous le nom de Issam Al Muhammadi que l’APS décrit comme le secrétaire du tribunal. L’article de l’agence de presse algérienne contenait une grande photo d’une salle de réunion des Nations Unies à Genève, avec le logo de l’ONU, afin, semble-t-il, de donner de la crédibilité à l’histoire.

Le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Rupert Colville, a clairement indiqué vendredi que l’article était inexact.

 » Les informations contenues dans l’article – largement reprises par d’autres médias en Algérie et ailleurs – ont été complètement fabriquées du début à la fin « , a-t-il déclaré.  » Il n’existe aucun organe des Nations Unies relatif aux droits de l’homme portant ce nom * et nous n’avons pu identifier aucun membre du personnel ou expert indépendant de l’ONU sous le nom de Issam Al Muhammadi « .

Bien qu’il existe un certain nombre d’organes des droits de l’homme qui reçoivent et examinent des plaintes de ce type, aucun d’entre eux ne mène une procédure accélérée en 24 heures.

 » Nous demandons que l’Algérie Presse Service et Radio Monte Carlo – s’il s’agit bien de la source originale de l’histoire – retirent cette fausse information et lèvent toute ambiguïté auprès de leurs lecteurs et auditeurs en expliquant que l’histoire est une pure invention « , a déclaré M. Colville.

Ce jeudi, une deuxième histoire problématique – adoptant un point de vue opposé – a été publiée par un site de média en ligne appelé Algérie Part. Cet article a correctement identifié le communiqué de l’APS comme étant faux, mais il incluait des citations longues et détaillées d’un entretien qu’il prétendait avoir réalisé avec un autre porte-parole du Haut-Commissariat. Si la porte-parole s’était effectivement brièvement entretenue avec plusieurs journalistes, les citations qui lui sont attribuées par Algérie Part ont néanmoins été en grande partie inventées.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a confirmé que des citoyens et des militants algériens ont déposé des plaintes ces dernières semaines, et que les organes compétents en matière de droits de l’homme les examineraient en temps voulu.

FIN

* Il existe un Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies à Genève. Cependant, c’est à ce tribunal que les membres du personnel de certaines parties du système des Nations Unies s’adressent lorsqu’ils décident de contester une décision administrative interne. Il ne traite pas les plaintes relatives à des situations de droits de l’homme dans les pays et ne ressemble en rien à l’organe décrit dans l’article de l’APS.

Plagiat des images de la ville Tinghir, une ville du centre-est marocain.

Hommage aux cents journalistes assassinés pendant le décennie noire entre 1993 et 1997 :

1993
26.05 – tahar djaout, directeur de ruptures.

03.08 – rabah zenati, entv.

09.08 – abdelhamid benmeni, algérie actualités.

11.09 – saâdeddine bakhtaoui, el minbar (apua).

28.09 – abderrahmane chergou, paris républicain et l’hebdo libéré.

05.10 – djamel bouhidel, photographe le nouveau tell, à blida.

14.10 – mustapha abada, directeur général entv.

18.10 – ismaïl yefsah, entv.

28.12 – youcef sebti, indépendant, écrivain, poète.
1994

23.01 – rachid kodja, radio.

01.03 – abdelkader hireche, entv.

01.03 – mohamed hassaine, paris républicain, disparu à hammadi.

12.03 – hassan benaouda, entv.

19.03 – yahia benzaghou, aps, cellule communication de premier ministre.

21.03 – abdelmadjid yacef, photographe l’hebdo libéré.

21.03 – rachid bendahou, l’hebdo libéré.

13.04 – mohamed meceffeuk, el watan.

07.06 – ferhat cherkit, el moudjahid.

07.06 – hichem guenifi, radio enrs.

11.07 – yasmina drissi, le soir d’algérie.

20.07 – mohamed lemine legoui, aps à bousâada.

17.09 – leïd-ali ait el-hara? radio

26.09 – mouloud baroudi, photographe anaf à tipaza.

26.09 – smail sbaghdi, aps.

12.10 – lehcene bensaadalleh, directeur de el irchad.

16.10 – tayeb bouterfif, radio.

19.10 – farah ziane, rédacteur-en-chef de révolution africaine, à blida.

27.10 – mohamed-saleh benachour, aps, à blida.

27.10 – kaddour bousselham, horizons, disparu à mascara.

30.11 – yasser el-akel el massa.

30.11 – nasser-eddine lekehal, el mass, à boufarik.

30.11 – ahmed issaad, radio, à boufarik.

03.12 – saïd mekbel, directeur de matin.
1995

06.01 – zineddine aliou-saleh, liberté, à blida.

06.01 – ali aboud, radio chaîne 1.

13.01 – abdelmadjid yahiaoui, echaâb.

01.02 – nacer ouari, entv.

17.02 – djameleddine zaiter, el djoumhouria, à gdyel.

01.03 – mahmoud ouarhoum, aps.

20.03 – rachida hammadi, entv, mourra de ses blessures le 31.

20.03 – houria hammadi, entv, soeur de rachida, meurt sur le coup.

21.03 – ali boukherbache, el-djoumhouria, directeur de media tv.

27.03 – mohamed abderrahmani, directeur el-moujahid.

03.04 – makhlouf boukhezar, entv, à constantine.

15.05 – azzedine saidj, el ouma.

21.05 – bakhti benaouda, indépendant, écrivain, à oran.

21.05 – malika sabour, echourouk el arabi.

27.05 – mourad hemazi, entv.

18.06 – ahmed takouchet, radio cirta.

02.08 – naïma hamouda, révolution africaine.

21.08 – ameur ouagueni, le matin.

03.09 – saïd tazrout, le matin, à tizi ouzou.

04.09 – brahim guerroui, caricaturiste, el moujahid.

04.09 – yasmine brick, radio chaîne 1.

08.09 – radja brahimi, entv, à dellys.

08.09 – said brahimi, entv, à dellys.

09.09 – rabah lelleli, entv.

15.10 – abdelwahab saadaoui, echaâb.

15.10 – ahmed bouguerra.

16.10 – saida djebaili, el hayat el arabi.

16.10 – ahmed mustapha lezhar, el hayat el arabi.

18.10 – mohamled fettah, entv.

20.10 – nourredine serdouk, liberté.

29.10 – khaled guerdjouma.

03.11 – omar ourtilene, rédacteur-en-chef el-khabar.

04.11 – ahmed khalfoun, aps.

02.12 – hamid mahiout, liberté.

02.12 – hamidou benkherfelleh, liberté.

05.12 – khedidja dahmani, echourouk el arabi.

14.12 – abdelkrim bendaoud, entv.

20.12 – mohamed belkessam, chef de prodection entv.

23.12 – khaled merioud, réalisateur entv.

-?.–?- taleb aden, indépendant.
1996

12.01 – mohamed mekati, el moudjahid.

14.01 – khaled aboulkacem, l’indépendant.

10.02 – abdalleh bouhachek, révolution et travail, à blida.

11.02 – alleoua ait-mebarek, dir. de le rédaction le soir d’algérie.

11.02 – mohamed dorbane, le soir d’algérie.

11.02 – djamel deraza, le soir d’algérie.

11.02 – naïma illoul, entv.

17.02 – achour belghezli, le pays, à tizi ouzou.

17.02 – dalile drideche, le pays, à tizi ouzou.

27.02 – mourad taam, radio.

29.02 – belkacem saadi, entv constantine, à skikda.

04.03 – slim tria, radio.

12.03 – djileli arabdiou, photographe algérie-actualités.

30.03 – yahia amour, entv.

10.04 – el hadi slim, entv.

24.04 – djamel bouchibi, el-moudjahid.

26.07 – farida bouziane, le pays, à draâ ben khedda.

27.07 – boualem touari, entv.

11.08 – mohamed kessab, radio coran et radio-mitidja..

15.10 – mokrane hamoui, directeur commercial echourouk el-arabi.

26.12 – boussaâd abdiche, el moudjahid.
1997

10.01 – messaoud bellech, el moudjahid.

07.02 – si-ali reguieg, entv.

01.06 – abdelwahab harrouche, el moudjahid.

20.08 – ali tenkhi, entv.

31.08 – zoubida berkane, entv.

journalistes algériens disparus

1995 08.03 – djamel-eddine fahassi, radio.

1997 12.04 – aziz bouabdalleh el alem essiyassi.

journalistes étrangers

1994 01.02 – olivier quemeneur, afp, a été tué dans le casbah.

Le même jour, yves menari et l’australien scott alle.

Lire aussi:

Algérie: des experts de l’ONU demandent la libération du journaliste algérien « Khaled Drareni »

Histoire de l’Algérie et France24: chronologie de « Propos haineux et diffamatoires » à la « remise d’accréditation »

 

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