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Covid-19 / la dernière découverte du CNRS: Un spray nasal pour tromper le coronavirus

Et si le remède tant espéré n’était pas un vaccin ?

Un spray nasal pour tromper le coronavirus

Les laboratoires du monde entier sont en course pour élaborer un vaccin efficace contre le Covid-19. Mais il pourrait y avoir d’autres pistes pour trouver un moyen d’éviter la maladie. Des scientifiques français de l’université de la Sorbonne ont mis au point un système pour bloquer le virus et l’empêcher d’infecter les poumons. Ce système serait a priori très efficace pour tromper le virus. Le traitement n’a été testé qu’en laboratoire sur des cellules pulmonaires, jamais sur un sujet vivant. Mais, confiants dans leur découverte, ses auteurs ont déposé un brevet dès le mois de mai.

Un spray nasal pour tromper le coronavirus : on vous explique la dernière découverte du CNRS

Le responsable de ces travaux, encore en cours d’examen par une revue scientifique, affirme que le traitement pourrait être disponible d’ici la fin de l’année s’il parvient à mobiliser les fonds nécessaires.
Pour comprendre cette potentielle avancée, il faut se pencher sur la membrane des cellules, où se niche un récepteur, ACE2. Des chercheurs ont démontré ces derniers mois qu’il est la « serrure » permettant au coronavirus d’entrer dans la cellule grâce à sa « clé », la protéine Spike, et de l’infecter.

Comment les scientifiques ont trompé le virus

L’équipe de chercheurs se sont servis de la manière dont le Covid-19 entre dans notre corps. Pour entrer, il utilise une sorte de clé : une protéine qui fait partie du virus et qui ressemble à des petits pics rouges. Cette clé lui sert à ouvrir la serrure qu’il y a sur toutes les cellules humaines. Et le coup de génie des scientifiques, c’est d’avoir réussi à fabriquer une fausse serrure.

Une fausse serrure et deux pièges

Cette fausse serrure est un leurre qui piège le virus deux fois. Il ne peut pas entrer et donc infecter les cellules des poumons. Et en plus, ce système le neutralise. Il ne peut plus nuire. C’est comme si la clé restait coincée dans la fausse serrure.

L’équipe du professeur Philippe Karoyan, professeur au laboratoire des biomolécules de Sorbonne université, affirme être parvenue à imiter la « serrure » ACE2, au moyen d’un bout de protéine, un peptide. Leurré, le virus serait mis hors d’état de nuire, sa « clé » capturée.

L’idée est simple, sa réalisation un peu moins. Car pour rendre la manoeuvre irréversible, il faut un faux plus vrai que nature, capable d’épouser Spike parfaitement. Deux algorithmes ont été nécessaires pour mettre au point 160 « fausses serrures » virtuelles. Parmi elles, 25 ont été synthétisées et trois se sont révélées les candidates idéales, celles dont Spike n’a pu se défaire. Une sélection digne d’une émission de télé-réalité…

D’où pour les scientifiques, la possibilité de fabriquer rapidement un traitement préventif avec un spray nasal ou des pastilles à sucer. Car en tapissant les muqueuses, il y aurait comme une barrière qui empêche le virus d’infecter les cellules.

« Avancer pas à pas »

 

« Il faut rester extrêmement humbles et très prudents, et avancer pas à pas », a toutefois rappelé le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches et invité de franceinfo ce lundi.

« On est dans du traitement préventif, alors même qu’on ne sait pas bien quels individus cibler en traitement de prévention. Faire un spray nasal si l’épidémie dure encore deux ans, ça va être extrêmement compliqué, pas réalisable pour tout le monde, a prévenu le médecin. On nous a lancé, depuis le début de l’épidémie, beaucoup de pistes sur des traitements curatifs, préventifs, mais pour l’instant aucun n’a vu le jour. Aujourd’hui, la bonne nouvelle pour les malades, c’est qu’on sait mieux soigner les gens car il n’y a plus d’afflux massif de malades à l’hôpital, et qu’on a beaucoup appris de la première vague. »

En laboratoire, ça fonctionne. Maintenant, il faut passer aux tests sur les animaux. 

Pour Philippe Karoyan, la balle est surtout dans le camp des pouvoirs publics et de l’industrie pharmaceutique, afin de mener des expériences in vivo : « Tout va dépendre des moyens financiers que nous allons réussir à décrocher. Nous sommes en discussion avec de nombreux groupes pharmaceutiques à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Côté français, Sanofi n’a pas daigné nous répondre. Si quelqu’un est prêt à investir ne serait-ce qu’un million d’euros, nous pourrions proposer un produit formulé avant la fin de l’année. »

A voire aussi: entretien exclusif avec le Pr. Jamal Tazi, Médaille de l’innovation du CNRS 2017.

Lire aussi:

Covid-19 : un premier pas vers un traitement bloquant l’entrée du virus dans les poumons

Avec, autres presses

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