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Comme au Venezuela, les pénuries alimentaires en Algérie s’intensifient. Les algériens se ruent sur l’alimentation

Algérie: chronique d’une crise politique et socio économique permanente, des «protestations» contre la pénurie des légumineuses. Les légumineuses, telles que les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches, constituent une part importante du panier alimentaire de base des algériens.

Algérie : La malédiction des pénuries;  lait,  légumes, poisson, viande, pain, oxygène, eau, … s’ajoute la pénurie des légumineuses

En Algérie, les légumineuses alimentaires occupent une place importante dans l’alimentation de la population. La production reste assez faible et les importations sont en pleine croissance. Ces dernières années, les travaux de recherche ont été essentiellement orientés sur les légumineuses bien que les importations soient très élevées au niveau des légumineuses alimentaires tel que le pois chiche.

Comme au Venezuela, les pénuries alimentaires en Algérie s’intensifient. Les algériens se ruent sur l’alimentation, et pour faire face, les habitants n’ont d’autre choix que de s’adapter.
Désormais, on cuisine « avec ce qu’il y a ».

Les efforts d’intensification n’ont souvent pas permis d’atteindre les résultats escomptés. Les variétés introduites et dites à haut potentiel de production n’ont souvent pas été cultivées selon les normes; en outre, les contraintes climatiques ont réduit leur impact au niveau de la production. Par ailleurs, ces introductions ont entraîné le délaissement et la perte de ressources génétiques adaptées. Le pois chiche est l’une des principales légumineuses alimentaires (habitudes culinaires…). Cependant, si dans un passé récent, l’Algérie avait une trentaine de variétés, actuellement les cultivars locaux ne semblent exister que dans quelques régions reculées.

En juillet 2017, le gouvernement a émis une interdiction d’importation pour un certain nombre d’aliments afin de réduire ses dépenses, notamment suite à la baisse des recettes pétrolières et gazières.

«L’Algérie fait face à une situation économique difficile et inédite en raison de plusieurs facteurs : la crise structurelle héritée de l’ère Bouteflika, la chute des cours des hydrocarbures et enfin la crise du coronavirus», avait reconnu en août 2020 le premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad. Le « président » Abdelmadjid Tebboune a déjà exclu de contracter des prêts auprès du FMI et des organismes financiers internationaux, au nom de la «souveraineté nationale».

« La faute à la main invisible de l’étranger »

« La main étrangère », « la théorie du complot extérieur », des « parties anonymes », « la faute à la main invisible de l’étranger »… ce sont autant d’expressions que l’imaginaire collectif algérien entretient.

Le système algérien, comme dans toutes les dictatures militaires, a conscience que l’administré est plus enclin à focaliser son regard sur l’ennemi fantomatique extérieur que sur les monstres de l’intérieur qui sévissent en toute impunité. Il ne lui reste plus qu’à jouer sur la fibre patriotique de l’Algérien qui est allergique à tout ce qui est étranger.

Administration, médias, artistes, intellectuels ont été habitués à désigner « la main extérieure » qui serait derrière toutes les révoltes populaires contre le système.
C’est un mécanisme colonial tout prêt à être activé, reconduit par l’establishment algérien, depuis 1962, date de l’accession du pays à son indépendance. Bien des intellectuels et autres théoriciens du régime ont été actionnés pour entretenir et faire fleurir le syndrome de « la main étrangère » dans le discours populaire, en politique, à l’école comme à la mosquée.

L’Algérien est victime d’un endoctrinement idéologique accompli par le système, depuis 60 ans. Diabolique est le système né du coup d’État contre les instances légitime du Gouvernement provisoire algérien (GPRA), car il a réussi à corrompre des intellectuels de la taille de Mohammed Harbi.

L’histoire nous renseigne que ce dernier, alors directeur du magazine « Révolution africaine », hebdomadaire officiel du FLN, parti unique, était le premier à prendre sa plume pour dénoncer la « main étrangère » en désignant Hocine Aït Ahmed qui venait de créer le Front des forces socialistes (FFS). Il était allé jusqu’à consacrer son éditorial, « Défense de la Révolution (1) », à dénoncer la création du parti politique d’opposition, le FFS, par Hocine Aït Ahmed. Il faut dire que le conflit algéro-marocain tombait à pic pour les besoins de la propagande officielle : « la main étrangère » est intervenue en même temps que la révolte du FFS.

N’est-il pas temps de débattre sans complexe de la responsabilité et de la culpabilité réelle ou supposée de « la main de l’intérieure » quant aux crises nées depuis l’indépendance ?
Le citoyen lambda, dès qu’il crie son humiliante douleur, est accusé de servir la main étrangère alors que la main intérieure est encore plus dangereuse ! « La main de l’étranger » ?

Le Professeur Tassadite Yacine précise : « la main extérieure est insignifiante sans la main intérieure, notre problème est plutôt avec la main intérieure ». Abane Ramdane n’a-t-il pas été assassiné par la main intérieure, alors qu’il échappait superbement à la main extérieure ?

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