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Bruit de bottes en Méditerranée orientale? Recep Tayyip Erdogan avertit Emmanuel Macron: « ne cherchez pas querelle à la Turquie ! »

 

Bruit de bottes en Méditerranée orientale? Erdogan avertit Macron: « ne cherchez pas querelle à la Turquie ! »

La tension continue de monter entre la France et la Turquie à propos de la situation en Méditerranée orientale. Suite aux propos d’Emmanuel Macron critiquant les autorités turques dans la gestion de la crise entre la Turquie et la Grèce, c’est d’abord Ankara qui est monté au créneau jeudi avant que le président himself ne sonne la réplique à son homologue français.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan refuse la désescalade verbale. Samedi 12 septembre, le président turc a averti son homologue français Emmanuel Macron « Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie », lui a-t-il lancé ce samedi. Une déclaration qui intervient 48 heures après la réaction d’Ankara sur les déclarations du chef d’État français.

Erdogan a exhorté samedi la Grèce à «se tenir à l’écart» des actions «erronées» soutenues par des pays comme la France en Méditerranée orientale. La France a intensifié sa présence militaire dans cette zone le mois dernier. «Macron, vous n’avez pas fini d’avoir des ennuis avec moi», a lancé le président turc, en s’en prenant pour la première fois directement et nommément à son homologue.

Erdogan l’a aussi accusé de «manquer de connaissances historiques» et a estimé que la France «ne pouvait pas donner de leçon d’humanité» à la Turquie en raison de son passé colonial en Algérie et de son rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda.

La Turquie revendique le droit d’exploiter des gisements d’hydrocarbures dans une zone maritime qu’Athènes estime relever de sa souveraineté. Ces dernières semaines, les deux pays ont montré leurs muscles à coups de déclarations martiales, de manœuvres militaires et d’envois de navires sur zone.

La Turquie et la Grèce, toutes deux membres de l’OTAN, se déchirent à propos de gisements d’hydrocarbures en Méditerranée orientale, dans une zone qu’Athènes estime relever de sa souveraineté.

Ce dernier avait en effet affirmé que face à la Turquie, « l’Europe doit avoir une voix plus unie et plus claire ». « Nous, européens, devons être clairs et fermes avec le gouvernement du président (Recep Tayyip) Erdogan qui aujourd’hui a des comportements inadmissibles », a-t-il poursuivi, alors qu’il n’y a pas de position unie européenne sur le sujet. Dans une apparente allusion aux actions du gouvernement turc et leurs conséquences, il a aussi affirmé que « le peuple turc qui est un grand peuple mérite autre chose ».

Jeudi dernier, Ankara, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, avait sévèrement répondu à Macron. « Le président français Macron a encore une fois fait des déclarations arrogantes, dans un vieux réflexe colonialiste », déclarait ledit ministère, ajoutant que le chef d’Etat français « favorise les tensions et met en péril les intérêts de l’Europe et de l’Union européenne ».

De quel territoire parle-t-on ?

La Turquie et la Grèce, qui ont frôlé la guerre en 1996 à cause de deux îlots inhabités en mer Egée, se disputent depuis des décennies l’étendue de leurs eaux territoriales respectives.

La Grèce assure que le droit maritime international lui permet d’établir à 12 milles marins la limite de ses eaux territoriales, contre six aujourd’hui. Ce que rejette la Turquie. Celle-ci n’a jamais signé la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui définit les limites des eaux territoriales.
Ankara refuse aussi toute prétention des îles grecques situées au large des côtes turques à une zone économique exclusive, ce qui lui couperait l’accès aux gisements gaziers en Méditerranée et « emprisonnerait la Turquie à l’intérieur de ses rivages », selon le président Recep Tayyip Erdogan.

En novembre 2019, Ankara a signé un accord de délimitation maritime avec le gouvernement officiel libyen pour donner du poids à ses revendications en Méditerranée orientale.

Le texte a suscité la colère de la Grèce qui, pour contrer la manœuvre turque, a signé un accord similaire avec l’Egypte.

Pourquoi est-il convoité ?

La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale au large d’Israël, du Liban, de l’Égypte ou encore de Chypre a aiguisé l’appétit de ces pays. Mais c’est la Turquie qui occupe le devant de la scène. Elle a envoyé des bateaux de prospection à la recherche d’hydrocarbures dans les eaux chypriotes, là où se trouvent les puits de gaz. Les réserves du bassin levantin sont estimées autour de 3 000 milliards de mètres cubes de gaz, qui se trouvent jusqu’à 2 000 m en dessous de la surface de mer.

D’immenses gisements gaziers, voilà le cœur des tensions en Méditerranée orientale
Depuis 1974, l’armée turque occupe la partie nord de l’île et estime que puisqu’il y a un état turc à Chypre, elle n’a pas besoin de négocier pour explorer ses eaux territoriales.

Athènes accuse ainsi Ankara de violer son territoire en effectuant des recherches énergétiques au sud de la petite île grecque de Kastellorizo, l’île la plus orientale du territoire grec, à 3 kilomètres des côtes turques et 550 kilomètres de la Grèce continentale.

Le navire de recherche turc l’Oruç-Reis navigue au sud-est de la Crète, selon les autorités grecques, soit 60 milles marins (111 kilomètres) au sud de Kastellorizo.

Pourquoi la France s’est impliquée ?

Emmanuel Macron déplore « les tensions provoquées par les décisions unilatérales de la Turquie en matière d’exploration pétrolière » et a accusé Ankara de « violer » la souveraineté de la Grèce et celle de Chypre.

La France a clairement affiché son soutien à la Grèce en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région, une initiative vivement dénoncée par le président turc. Paris et Athènes entendent porter ces tensions au coeur de l’agenda de l’Union, à commencer par le prochain sommet européen des 24 et 25 septembre, avec à la clé la menace de sanctions contre la Turquie. D’ici le sommet, les Européens espèrent pousser la Turquie à discuter les termes d’un accord avec la Grèce sous médiation allemande.

La Grèce a lancé des manœuvres navals pour riposter. La France a alors affiché son soutien. Elle a intensifié sa présence militaire en Méditerranée orientale le mois dernier en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région, une initiative vivement dénoncée par le président turc.

Une escalade, jusqu’où ?

« Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie », a lancé samedi le président turc Recep Erdogan. Voilà quelques semaines que Recep Tayyip Erdoğan, le président turc, et Emmanuel Macron échangent des noms d’oiseaux.

Emmanuel Macron, lui cherche une voix commune avec ses six homologues du sud de l’Union Européenne. Jeudi, ils ont menacé la Turquie de sanctions européennes si Ankara continue à contester les droits d’exploration gazière de la Grèce et de Chypre dans la zone.

« M. Macron, vous n’avez pas fini d’avoir des ennuis avec moi », a lancé le président turc.

Signe peut-être de détente, le navire de recherche déployé par Ankara est rentré dans un port turc, a rapporté dimanche un quotidien turc. La mission du navire qui arrivait à son terme samedi n’a pas été prolongée par les autorités turques, selon le journal pro-gouvernemental Yeni Safak, qui précise que l’Oruc Reis est rentré au port d’Antalya (sud).

La décision de ne pas prolonger sa mission est vue comme « une étape pour donner sa chance à la diplomatie », écrit le journal qui établit un lien avec des tentatives de lancer des pourparlers entre la Grèce et la Turquie.

La Turquie a indiqué à plusieurs reprises être prête au dialogue sans conditions, mais la Grèce affirme que des pourparlers ne pourront avoir lieu que quand Ankara cessera ses « menaces ».

Lire aussi:

[Vidéo]. Comment Vladimir Poutine a humilié Recep Tayyip Erdogan, la statue de Catherine II, deux longues minutes d’attente.

Avec, autres presses

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