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«Bal tragique à Colombey – 1 mort »: Découvrez pourquoi l’hebdomadaire d’Hara-Kiri « Charlie Hebdo » a été censuré

«Bal tragique à Colombey – 1 mort »: Découvrez pourquoi l’hebdomadaire d’Hara-Kiri « Charlie Hebdo » a été censuré.

Le 1er septembre 1960, un nouveau mensuel satirique « Hara-Kiri ».  Le nom de l’hebdomadaire devient L’Hebdo Hara-Kiri. A sa tête, le professeur Choron (du nom de la rue où fut créé le journal) et l’écrivain François Cavanna. Un duo entouré d’une équipe de dessinateurs. Une semaine après la censure de la version hebdomadaire d’ »Hara-Kiri », l’équipe relance le journal sous le titre « Charlie Hebdo ».

En réalité, Charlie Hebdo a deux actes de naissance distincts : l’un en 1960, l’autre en 1970.

Cavanna (1923-2014) et le professeur Choron, les fondateurs (1929-2005) sont très vite rejoints par les dessinateurs Fred, Gébé (1929-2004), Cabu (1938-2015), Wolinski (1934-2015), Topor (1938-1997), Reiser (1941-1983), puis en 1967, par Delfeil de Ton. Le journal à la ligne éditoriale sans tabou devient en 1969 un hebdomadaire avant de disparaître le 17 novembre 1970 suite à son interdiction après la couverture célèbre sur la mort de De Gaulle : « Bal tragique à Colombey : un mort ». Le 23 novembre, le journal reparaît sous le titre de Charlie Hebdo.

1970 – Bal tragique à Colombey, 1 mort


« Bal tragique à Colombey, 1 mort » : c’est ce qu’a titré l’hebdomadaire « Hara-Kiri » lorsque le général de Gaulle meurt. C’est à la suite de cette une que le journal sera interdit par Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur de l’époque. Motif ? C’est une publication

« dangereuse pour la jeunesse ».

La décision express vient du ministre de l’Intérieur, Raymond Marcellin. L’hebdomadaire Hara-Kiri serait « dangereux pour la jeunesse« , justifie Matignon dans un communiqué. En cause, cette « une » : « Bal tragique à Colombey : un mort« . Derrière ce titre, la parodie de deux drames : l’incendie de la discothèque « Le 5/7 » à Saint-Laurent-du-Pont, en Isère, et la mort du général de Gaulle, quelques jours plus tôt. Cette « une » provoque un tollé dans une partie de la classe politique. Jugée trop « irrévérencieuse« , sans doute. Mais dans la presse, on « s’indigne » contre cette censure. Pour Cavanna, le directeur de la publication du journal « bête et méchant« , cette mesure du ministre est une condamnation à mort.

Le 23 novembre, le journal reparaît sous le titre de Charlie Hebdo.

Dès le lendemain, le 17 novembre, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Raymond Marcellin censure le journal. Si l’hebdomadaire n’est pas totalement interdit, la mesure prise par le pouvoir aboutit au même résultat, Hara-Kiri Hebdo étant « interdit à l’exposition et à la vente aux mineurs».

Pour pouvoir continuer leur métier, et avoir de quoi vivre, les journalistes de Hara Kiri décidèrent d’abandonner ce nom interdit pour en lancer un autre et recommencer à publier, pour contourner l’interdiction. Ils décidèrent de composer un nom qui rappellerait la mésaventure vécue à la suite des caricatures de Charles De Gaulle.

Ils eurent peur de choisir le nom de « Charles De Gaulle Hebdo », ou « Charles Hebdo », ils optèrent pour « Charlie Hebdo » .

Les premiers numéros de Charlie Hebdo contiennent des bandes dessinées (dont justement les Peanuts) sur une page à fond de couleur, comme pour signaler en somme qu’elles sont surajoutées au journal.

Le journal tire un parti de la situation :

  • « Comme l’avait signalé notre malheureux confrère l’hebdo Hara-Kiri, dont nous déplorons la disparition. »
  • « L’hebdo Hara-Kiri est mort. Lisez Charlie Hebdo, le journal qui profite du malheur des autres. »


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