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Au Mali, “AQMI” le sous-traitant du polisario, revendique l’attaque contre des casques bleus tchadiens

L’attaque la plus meurtrière de jihadistes contre l’Onu, au Mali, revendiquée par Aqmi, a coûté, ce dimanche, la vie à dix Casques bleus tchadiens, au moment où Paris annonce la reprise des opérations de la force du G5 Sahel.
Dix Casques bleus tchadiens ont été tués et au moins 25 autres ont été blessés, dimanche, a annoncé le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, dans un communiqué. Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque.

À l’aube, les Casques bleus du contingent tchadien stationnés à Aguelhok, dans le nord-est du pays, à 200 km de la frontière algérienne, ont « repoussé une attaque complexe lancée par des assaillants arrivés à bord de nombreux véhicules armés », a expliqué la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

S’ils ont essuyé de lourdes pertes, les Casques bleus ont réussi à « neutraliser nombre d’ennemis » et à «poursuivre les assaillants dans leur déroute ».

Le groupe djihadiste Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué dimanche 20 janvier l’attaque au Mali au cours de laquelle dix casques bleus tchadiens ont été tués.

Le journaliste suédois Bengt Nilsson G a également rappelé qu’au cours des dernières années, ”Al-Qaïda s’est établie dans le nord-ouest de l’Afrique sous la forme du groupe AQMI”. “Le mouvement a été fortement impliqué dans les attaques terroristes et l’occupation pendant deux ans du nord du Mali”, a-t-il souligné, ajoutant que “de plus en plus de rapports font état d’une coopération accrue entre le Polisario et AQMI”.

Des rapports font état d’une coopération accrue entre le ”Polisario” et AQMI (journaliste suédois)

Dans la pratique, nos impôts sont utilisés pour financer la criminalité et le terrorisme en Afrique de l’Ouest”, explique le journaliste dans un article publié lundi par le site Ethno Press, qui relève que la vulnérabilité des habitants des camps de Tindouf en Algérie facilite leur recrutement par des groupes terroristes comme Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), qui a longtemps été impliqué dans les enlèvements, la traite des êtres humains et la contrebande d’armes et de drogue dans la région.

La preuve irréfutable des changements en cours au sein du mouvement séparatiste pour s’orienter vers Al-Qaeda et les groupes djihadistes a été apportée par une récente étude du Think Tank US « Alantic Council », qui a mis en garde contre une alliance secrète entre le Polisario et AQMI, connue par les enlèvements d’étrangers qu’elle transfère au Sahara, particulièrement dans les camps de Tindouf.
Parallèlement, poursuit l’auteur de cette analyse, le Japon a placé, en 2011, le Polisario sur la liste des organisations terroristes menaçant sa sécurité nationale. L’agence japonaise des renseignements, qui a clairement catalogué le Polisario en tant que mouvement terroriste, a, dans son rapport annuel 2014 sur la situation du terrorisme dans le monde, a placé pour la troisième année consécutive, les camps de Tindouf comme zone non sécurisée après une série d’enlèvements dans lesdits camps, particulièrement l’enlèvement de deux humanitaires. Le rapport nippon analyse la mue du mouvement séparatiste et ses accointances avec les mouvances djihadistes, particulièrement AQMI, qui profitent de la détérioration de la situation sécuritaire et des conditions de vie dans les camps.

Rappel, en 2011 le rapt des deux Français. Complicités du Polisario.

Pointé du doigt suite à l’enlèvement de trois humanitaires près du camp de Tindouf en octobre dernier, les complicités entre le Polisario et AQMI s’avèrent de plus en plus probables. Avant la réception du communiqué, une source sécuritaire malienne avait assuré que «Les auteurs du coup de Tombouctou ne sont pas directement des combattants d’Al-Qaïda» et avait évopqué des «sous-traitants». Les présumés ravisseurs des humanitaires, arrêtés à Nouadibou en Mauritanie se sont avérés être des sahraouis. Maminna Alaaguir Ahmed Baba et son complice Aghdafna Hamady Ahmed Baba qui agissent sous le commandement d’AQMI, sont accusés d’avoir, respectivement, pris d’assaut le camp pour enlever les trois Occidentaux, et fourni une aide précieuse lors de la prise d’otage. Selon un médiateur, des personnes du camp de Tindouf auraient même fourni les armes et repéré les otages pour leur enlèvement».

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«Attaque ignoble»

L’attaque de dimanche est la plus meurtrière pour l’ONU dans ce pays, toujours en proie à la menace djihadiste malgré plusieurs années d’intervention internationale. La pire jusqu’ici, en octobre 2014, avait fait neuf morts dans le contingent nigérien, dont un convoi avait été attaqué près de Gao (nord-est).

Tout comme les Togolais (cinq tués en mai 2016), les Guinéens (sept tués en février 2016) et les Burkinabè (six tués en juillet 2015), les Casques bleus tchadiens ont payé un lourd tribut : cinq morts dans l’explosion d’une mine près d’Aguelhoc en septembre 2014, puis cinq autres au cours d’une embuscade au nord de cette ville, en mai 2016. En avril dernier, des tirs sur le camp d’Aguelhoc avaient également coûté la vie à deux Casques bleus tchadiens et en avaient blessé plusieurs autres.

Le représentant du secrétaire général de l’Onu au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a condamné une « attaque ignoble et criminelle ».

L’attaque intervient au moment où Paris annonce la reprise des opérations de la force du G5 Sahel.

La ministre française des Armées, Florence Parly, avait indiqué, dimanche matin, que la force antijihadiste du G5 Sahel était « en train de reprendre ses opérations ». Après une lente montée en puissance, cette force, constituée par cinq États du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) et qui doit atteindre 5 000 hommes à pleine capacité, a connu un coup d’arrêt avec l’attaque de son QG, le 29 juin, à Sévaré, dans le centre du Mali.

Les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires, qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre du Mali depuis début 2018, selon les comptages de l’ONU.

G5, une sécurité au Sahel se construit sans l’Algérie.
Un scénario qu’aucune sphère du pouvoir algérien n’avait envisagé : la création d’une organisation dédiée à la paix et à la sécurité dans la bande sahélo-saharienne sans la participation de l’Algérie.

Pour Yvan Guichaoua, spécialiste du Sahel et enseignant-chercheur de l’Université de Kent à Bruxelles, «l’initiative du G5 Sahel a tout de suite été parrainée par la France, c’est donc devenu un obstacle à l’implication de l’Algérie ». « Il y a une sorte de jeu du chat et de la souris » entre les deux pays et «beaucoup de défiance réciproque », ajoute-t-il. Son exclusion ne suscite aucun regret de la part de Paris

Afrique / G5, une sécurité au Sahel se construit sans l’Algérie.

«les liens incestueux entre l’armée algérienne et l’Aqmi».

Le contenu des appels téléphoniques censés être ceux des éléments terroristes chargés de la prise d’otages et leur chefs » pour corroborer une « coordination des éléments de l’armée algérienne avec Moukhtar Belmoukhtar».

[Dossier] Algérie / Aqmi: «les liens incestueux entre l’armée algérienne et l’Aqmi».

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