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Algérie/ Analyse: crise de liquidités, ce mécanisme financier très machiavélique de la mafia militaro-politico-financière algérienne

La perte de confiance, la course aux guichets, l’allongement de la file d’attente des déposants, c’est le syndrome de la crise bancaire des années 30 qu’on a l’impression de voir en Algérie.

Vidéo: 25/08/2020 de Ain oussera, dans la wilaya de Djelfa. … Aïn Oussara, anciennement Paul Cazelles, est une ville d’Algérie de plus de 100 000 habitants, située dans la wilaya de Djelfa


Un phénomène accentué par le climat politique et social agité dans le pays où les déposants retirent massivement leur argent des caisses des banques.

Cette crise de liquidités n’en finit pas de défrayer la chronique.

Depuis plusieurs mois, les Algériens font face à un nouveau problème qui complique énormément leur quotidien déjà sinistre à cause des conséquences néfastes de la pandémie du COVID-19. Il s’agit de la crise pénurie des liquidités au niveau des banques et notamment, ou surtout, les agences d’Algérie Poste où des milliers d’algériens se pressent chaque jour pour encaisser leurs pensions de retraite ou faire des retraits d’argent pour soulager leurs portefeuilles.

Les signes de ce tarissement des liquidités sont les interminables files d’attentes qui se constituent quotidiennement devant les bureaux de poste.

L’Algérie est un pays dépendant totalement de ses importations à l’étranger pour satisfaire sa consommation nationale. L’Etat algérien doit donc payer des importations en devises sonnantes et trébuchantes pour introduire sur le marché algérien des produits qui seront revendus en dinar algérien. Les pertes sont énormes pour les réserves de devises du pays. Le ralentissement de la consommation nationale ralentira les importations du pays et économisera à l’Etat algérien des devises précieuses en ces temps de crise financière.

Avec ce mécanisme financier très machiavélique, l’Etat algérien espère faire des économies substantielles en période de crise mondiale provoquée par la pandémie du COVID-19. Cependant, ce mécanisme est dangereux pour l’économie nationale. Et pour cause, l’assèchement de liquidité provoque la paralysie du système interbancaire et on peut assister à un resserrement du crédit et sur le marché financier, ce phénomène perturbe les échanges entre les vendeurs et les acheteurs qui ne se rencontrent pas par manque d’actifs, et rend impossible les opérations financières.

Les autorités algériennes préfèrent visiblement prendre ce risque économique au lieu de continuer d’importer à un niveau élevé comme durant les années précédentes ce qui causerait la disparition pure et simple des réserves en devises du pays. Des réserves sur lesquelles l’Etat algérien compte énormément pour survivre après la crise de la pandémie du COVID-19.

Officiellement, l’Etat algérien refuse de parler de ce mécanisme financier sournois et dangereux. Le nouveau ministre des Finances s’est prononcé récemment sur le niveau des liquidités bancaires. Aymen Benabdarrahmane a assuré que celles-ci se trouvent “à un niveau acceptable”, ajoutant que les banques sont en mesure d’octroyer des crédits actuellement. “Les comités de crédit sont fonctionnels contrairement à ce que certains disent”, a-t-il insisté. Des déclarations qui sont totalement démenties par la réalité vécue par des millions d’algériens recherchant désespérément de l’argent en cash au niveau des banques ou les bureaux d’Algérie Poste.

Réagissant, depuis fin juillet 2020 à travers l’agence de presse officielle, le ministre algérien des Finances Aymen Benabderrahmane avait confirmé cette crise née des effets Covid et de la baisse des prix du pétrole, mais en relativisant par dire qu’elle « ne relève pas de l’inédit », et ne concerne pas que l’Algérie.

De cette crise, née en juillet dernier, le Dinar algérien a aussi été impacté et s’est dévalué. Cité par  » Algérie Eco, un expert financier algérien explique cette dévaluation par trois facteur. D’abord le stock en devises, ensuite les ressources financières algériennes, et enfin l’écart constaté entre le rapport Euro-Dollar. »

Selon le site Boursorama, le Dinar algérien était en baisse de 0,49 % par rapport à l’euro à la date du 19 août 2020. Sur la période allant du 17 juillet au 19 août courant, le Dinar algérien avait enregistré 5 baisses.

En rappel, depuis plusieurs mois, l’Algérie est secouée de plein fouet par une crise de liquidités au sein des banques et institutions financières notamment celles des compagnies d’assurances.

Classement Banque Mondiale: l’Algérie, “l’anti-Maurice”, a été rétrogradée

L’Algérie change de catégorie dans le classement annuel de la Banque Mondiale, publié le 1er juillet, sur la base du Revenu national brut de l’année précédente en dollars courants. Selon le document publié par la Banque Mondiale, l’Algérie se voit déclassée de la catégorie de pays à revenus intermédiaire-tranche supérieure, à la catégorie des pays à revenus intermédiaire, tranche inférieure, pour un RNB par habitant de 3 970 dollars.
Un autre pays africain, le Soudan, a vu son RNB tomber à 590 dollars, revenant du coup dans la catégorie des pays à faibles revenus. La Tanzanie a fait le chemin inverse, passant de la catégorie de pays à faibles revenus à celle de pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure avec un RNB de 1080 dollars.

Pour sa part, Maurice se hisse sur la plus haute marche des pays à revenus élevés avec un RNB supérieur à 12 375 dollars. A l’inverse de l’Algérie, cette petite île de l’Océan indien ne dispose ni de ressources en pétrole ou en gaz mais d’une vision stratégique qui l’ a vu passer de la petite île dévolue à la culture de la canne à sucre à la grande plateforme d’investissement et de réinvestissement en Inde et en Afrique. Si l’Algérie a fondé son modèle sur le nationalisme et la vente des matières premières, Maurice trouve son fondant dans l’attractivité des investissements, la panoplies d’incitations fiscales et foncières (qui lui valent de temps en temps des rodomontades de l’Union Africaine et la dénonciation de ses accords de non double imposition signés avec certains pays du continent) tout en veillant à ne pas tomber dans la catégorie des paradis fiscaux.

Dans le classement de cette année, 10 pays ont changé de catégorie. Outre les quatre pays africains (Maurice, Tanzanie, Algérie et Soudan), ces pays qui ont changé de catégorie sont le Sri Lanka (qui passe à une catégorie en déça du classement précédent, soit le PRI tranche inférieure, Népal (élevé), Indonésie (intermédiaire Supérieur), Nauru (élevé) et Roumanie (élevé).

La Banque Mondiale répartit les économies du monde en quatre groupes: faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire de la tranche supérieure et revenu élevé. Le RNB par habitant, qui évolue en fonction de la croissance du revenu du pays concerné, de l’inflation, des taux de change et de la démographie mais aussi de la révision des méthodes comptables, constitue l’indicateur quantitatif.

Relancer l’économie algérienne : L’équation difficile

« L’Algérie est une économie à l’agonie. A tel point que la question n’est pas si elle va craquer mais quand« , le Xerfi

Viser le marché africain

Le « président » Tebboune a présidé, mardi 18 août, l’ouverture des travaux de la Conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle , devant quelque 400 participants, membres du gouvernement, économistes, banquiers, patrons et représentants syndicaux.

Le « chef de l’Etat » les a appelé à ne pas hésiter à prospecter et se lancer sur le marché africain, du même pour les institutions financières, qui devraient accompagner ces investisseurs. Le président s’est aussi interrogé sur l’absence des banques algériennes sur le marché africain.

Une relance effective suivant la vision du président de la République axée sur la diversification des sources de croissance par le biais d’une exploitation rationnelle de nos ressources passe nécessairement, selon l’intervenant, par une lutte sans merci contre la bureaucratie.

Le Président Tebboune a insisté sur la prise des mesures pratiques pour accélérer la mise en place d’un nouveau modèle économique basé sur la diversification du développement et l’économie du savoir, en sus d’une nouvelle politique d’industrialisation orientée vers les industries petites, moyennes et émergentes, soulignant l’importance d’accorder la priorité aux produits garantissant un taux d’intégration élevé », a indiqué le communiqué de la Présidence de la République.

La diversification

Le mot qui revient lorsqu’il s’agit de réformer l’économie algérienne, c’est celui de «diversification» : il s’agit en effet de diversifier l’économie, pour qu’elle cesse d’être si dépendante du pétrole. Mais même après la crise de 2014 cette diversification n’a pas eu lieu. Le régime a plutôt choisi de créer de la monnaie, 4000 milliards de dinars depuis novembre 2017, 20% du PIB, faisant planer le risque d’une hyperinflation.

Lire aussi:

Enquête / Connexion Internet fixe et mobile : L’Algérie parmi les moins rapides en 2020 (Classement mondial)

Avec autres presses.

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