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Algérie: Une mise sous tutelle militaire (savoir ce qui s’est réellement passé ce 02/04/2019…)

En fonctions depuis près de 15 ans “un record à ce poste”, le général Ahmed Gaïd Salah doit à Abdelaziz Bouteflika d’être aujourd’hui un des hommes les plus puissants d’Algérie.

Comme le reste du camp présidentiel, il a d’abord soutenu la candidature de M. Bouteflika à un 5e mandat et ses propositions pour tenter d’apaiser la contestation. Mais son soutien se faisait récemment moins appuyé.

L’appel formulé par l’état-major, dans un communiqué rendu public mardi soir, à « appliquer immédiatement » les articles 7, 8 et 102 de la Constitution prévoyant la destitution du président, a été immédiatement suivi d’effet. Dans la foulée, le président Abdelaziz Bouteflika a présenté officiellement sa demande de démission au Conseil constitutionnel, qui a acté mercredi 3 avril la vacance du pouvoir.
Si les deux chambres du Parlement doivent désormais se réunir pour valider l’intérim confié pour quatre-vingt-dix jours au président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le temps d’organiser une nouvelle élection présidentielle, l’épisode confirme une nouvelle fois le poids indéniable de la grande muette dans le jeu d’alternance en Algérie.

“On n’est pas passé d’un coup du soutien absolu au lâchage”, note Louisa Dris-Aït Hamadouche, enseignante en Sciences politiques à l’université Alger 3, “il y a eu un fléchissement de sa position au fil des semaines (…) jusqu’à la demande de mise en oeuvre des articles 7, 8 et 102 ” de la Constitution, applicable en cas de démission ou de maladie du président.

Le général Gaïd Salah faisait face à une contestation qui ne faiblit pas, un entêtement du clan présidentiel, un chef de l’Etat dont le mandat expire dans un mois et les craintes au sein de l’armée que les manifestations dégénèrent.

Il a considéré que son alliance avec le président de la République n’était plus viable” et l’a “sacrifiée pour préserver le régime”, estime l’universitaire algérienne.

En intervenant, le général Gaïd Salah “agit au nom de tous les corps militaires” et sa décision montre “un consensus” au sein de l’appareil militaire et sécuritaire, estime Abed Charef, écrivain et chroniqueur politique algérien.

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S’agirait-il simplement d’une revanche:

Il n’y a pas de fumée sans feu

Euronews avait rapporté (le 02/04/2014) dans un article urgent que le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait limogé le chef de l’armée, le lieutenant général Gaid Salah, et l’avait renvoyé à une enquête militaire urgente.
Selon un communiqué de la présidence algérienne, euronews en aurait obtenu une copie, “le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin aux fonctions du patron de l’armée, le général Gaid Saleh, l’accusant d’ingérence dans les affaires politiques du pays et de violation des lois de la République”.
Ce communiqué, signé par le conseiller présidentiel algérien Mohamed Ali Bougazi, indique que des centaines certains éléments de la garde républicain encerclent la résidence présidentielle, les résidences du gouvernement et la télévision d’Etat, décrivant cette démarche comme un coup d’Etat contre les institutions légitimes et annonçant le transfert de Kayed Saleh à une enquête militaire urgente.

Le Ministère de la Défense Nationale algérien réplique par un démenti le même jour:

Une réunion  ce mardi 02/04/2019 à laquelle ont pris part les principaux responsables de l’institution militaire, auxquels s’est joint le commandant de la Garde républicaine.

L’armée a rejeté le communiqué de la présidence du 1er avril qui annonçait la démission d’Abdelaziz Bouteflika avant le 28 avril prochain, date théorique de la fin de son mandat. Jugeant la destitution du locataire du palais d’El Mouradia «irrévocable», elle a estimé que la résolution de la crise actuelle devait entre autres passer par la proclamation de l’article 102 de la Constitution.

Le “président algérien” Abdelaziz Bouteflika quitte le pouvoir
Le président algérien a notifié au Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat le 02/04/2019.

 

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