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Algérie: Mohamed el-Maadi, le Nazi de Souk Ahras

Algérie: Mohamed el-Maadi, le Nazi de Souk Ahras.

Mohamed el-Maadi, né le 2 janvier 1902 à la Séfia (aujourd’hui Mechroha) en Algérie et mort en Égypte vers 1954. Fils du Caïd Mahfuz al-Ma’adi, Bachagha, commandeur de la Légion d’honneur et d’une française, Mohamed El Maadi fut, comme Mohammedi Said ou encore Mohamed Begdane (alias « Jean le Manchot », ancien des Brigades internationales qui se faisait appeler « von Kerbach»), un membre de la Gestapo, qui collabora activement avec le Troisième Reich pendant l’occupation.

Fortement imprégné du discours des Croix-de-Feu, cherchant à encourager l’antisémitisme musulman en Algérie, il joue un rôle crucial dans le déclenchement des «meurtres de Constantine » du 3 au 5 août 1934. Au cours desquelles des « musulmans » ont tué vingt-huit « juifs ».

Mohammed el-Maadi quitte l’armée en 1936. Il intègre ensuite la Cagoule. Durant l’occupation allemande, il milite au Mouvement social révolutionnaire, fondé par d’anciens cagoulards. Il devient ensuite le responsable des questions inhérentes au Maghreb au sein du Rassemblement national populaire de son ami Marcel Déat ou il organise le Comité RNP nord-africain.

Durant la même période, il entre en contact avec les cercles indépendantistes algériens présents en France et fonde en janvier 1943, un bimensuel « Er Rachid » qui est financé par l’Abwehr et atteint un tirage de 80 000 exemplaires.

En Afrique du Nord, jusqu’au débarquement allié de novembre 1942, une force militaire est préservée par Vichy, alors qu’en métropole, face aux nombreuses évasions, les Allemands exigent que Vichy achemine de nouveaux contingents de travailleurs nord-africains pour soutenir leur effort de guerre. À partir de 1941, si certains militants maghrébins et arméniens rejoignent des partis collaborationnistes, telle la Brigade nord-africaine de Mohamed el-Maadi.

La Légion nord-africaine (LNA), ou Brigade nord-africaine (BNA), ou Phalange nord-africaine (en Dordogne), était une unité de collaboration paramilitaire opérant pour le compte de l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle ne doit pas être confondue avec la Légion étrangère ou la Phalange africaine.

En 1943, Mohamed el-Maadi rencontre Henri Lafont, chef du bureau de la Gestapo parisienne avec qui il fonde la brigade nord-africaine officiellement constituée le 28 janvier 1944 avec le patronage d’Helmut Knochen, le chef de la Gestapo en France. Cette brigade est formée d’environ 300 Algériens, provenant essentiellement du quartier « de la Goutte-d’Or » à Paris. Mohamed el-Maadi un collaborateur , sert comme supplétif dans la Wehrmacht, les SK-Todt, etc.
Lafont et sa bande de la rue Lauriston connaissaient bien ce milieu, qu’ils fréquentaient depuis l’avant-guerre dans les affaires interlopes (prostitution, trafics divers…) de Pigalle.

En janvier-février 1944, la Brigade nord-africaine comprend 300 membres d’origines nord africaine organisés en cinq sections et dirigés par Henri Lafont qui porte le grade d’Hauptsturmführer (capitaine) dans la SS. Son adjoint est Pierre Bonny, l’ex « premier flic de France », lui aussi membre éminent de la « Gestapo française », avec le grade d’Obersturmführer (lieutenant). Les chefs des 5 sections sont Paul Maillebuau, Charles Cazauba, Alexandre Villaplane, Paul Clavié et Lucien Prévost, tous promus sous-lieutenants SS (Untersturmführer) tout comme Louis Pagnon le chauffeur de Lafont, nommé officier de réserve (ces hommes n’ont rien à voir avec les Waffen SS français, ils sont aux ordres d’une autre branche de la SS, le Sipo-SD, police allemande de la SS, souvent appelée par erreur « Gestapo»).

La troupe comprend également une vingtaine de sous-officiers français dont Abel Danos, Raymond Monange, Louis Haré, Jean Baptiste Chaves, Jean Sartore, Paul Victor, Jean Vinas, Jean Delchiappo, Mathieu Fioraventi, Jean Thilmont, Charles Fels, Eugène Slovenski etc.

Les officiers et sous-officiers portent l’uniforme SS, type SD. Les hommes de troupe portent un équipement ressemblant assez à celui de la Milice, ceinturon et poignard de la Waffen SS en prime. Tous ont reçu une carte verte de l’avenue Foch (SD) de Paris, certifiant leur appartenance à la SS.

La brigade prend part à des combats contre la résistance intérieure française, en Corrèze (trois sections participent aux combats contre le maquis), en Dordogne (une section) et en Franche-Comté (une section).

Dans les faits, la légion nord-africaine, dès son arrivée en Dordogne, et durant les cinq mois de sa présence, s’illustre surtout par ses innombrables exactions et massacres parmi lesquels ceux de Brantôme (26 mars 1944), Sainte-Marie-de-Chignac (27 mars 1944), Saint-Martin-de-Fressengeas, Mussidan (52 fusillés), Saint-Germain-du-Salembre et des Piles à Cornille.

La légion est dissoute en août 1944 quand la troupe se disperse.

Certains des anciens membres suivent Mohamed el-Maadi qui en août 1944 se réfugie avec son épouse en Allemagne où il est accueilli par le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini.

Il serait décédé en Égypte entre 1954 et 1957. Mohamed el-Maadi est considéré dans son pays comme un martyr…

 

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