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Algérie / Migration: l’expulsion et la maltraitance (de “personnes vulnérables”) des ressortissants de pays arabes, des Syriens

Les autorités algériennes interdisent aux Syriens, aux Yéménites et aux Palestiniens d’entrer sur son territoire via les frontières Sud avec le Mali et le Niger. Le directeur en charge de la Migration au ministère algérien de l’Intérieur, M. Hacène Kacimi, a annoncé que l’Algérie ne souhaitait plus accueillir de migrants originaires de certains pays arabes, afin de se prémunir contre la menace terroriste.


« Quand certains migrants commencent à constituer un danger pour la stabilité du pays, l’Algérie doit bouger», a-t-il souligné en s’adressant à nos confrères de TSA.

À en croire ses propos, l’Algérie fait actuellement face à des entrées sur le territoire national de migrants en provenance de Syrie, du Yémen et de Palestine, en empruntant des parcours assurés par des groupes armés». Sur cette base, le responsable affirme que cette décision est « irréversible ».
Il a indiqué à Reuters que les Syriens qui se réfugiaient en Algérie étaient soupçonnés d’être des militants islamistes et n’étaient pas les bienvenus.

Le père du terroriste Cherif Chekatt , un Franco-algérien, va demander le rapatriement du corps de son fils en Algérie.

Il a ajouté que ces dernières semaines une centaine de personnes avaient atteint avec l’aide d’escortes armées locales la frontière sud, mais elles avaient été interceptées et expulsées peu de temps après leur arrivée en Algérie.

M.Kacimi a noté que ces Syriens avaient transité avec de faux passeports soudanais par la Turquie, la Jordanie, l’Egypte, le Soudan et le Niger ou le Mali.
«Il s’agit bien d’un réseau criminel et nous devons être très vigilants pour ne pas les laisser entrer en Algérie», a-t-il conclu.

“Derrière chaque voile ne se cache pas toujours une pieuse: une belle diablesse, voire pire, pourrait bien se cacher derrière.” (voir vidéo)

M. Kacimi s’est ensuite, attaqué à la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), et tout particulièrement aux rapports récurant dénonçant la politique d’expulsion du gouvernement.

Pour le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), il ne s’agit rien d’autre que de “réfugiés” à qui il demande de rendre visite, se disant “inquiet” pour leur “sécurité”. Ce sont, selon lui, des “personnes vulnérables, venant de Syrie, de Palestine et du Yémen” formant un groupe de 120 personnes désormais bloquées à la frontière .

Le HCR soutient que certaines de ces personnes (une vingtaine) sont connues de lui comme des “réfugiés” fuyant les persécutions et ayant demandé la protection internationale de l’Algérie. Ces personnes sont bloquées à In-Guezzam, à 3 km de la frontière. Il est plus pertinent dans ce cas de parler de “demandeurs d’asile” plutôt que de “réfugiés” puisque ce statut est acquis quand la demande de protection est accordée après avoir été instruite.

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Une centaine d’autres personnes, reconduites vers la frontière, ne sont pas enregistrés par ses services, admet le HCR qui demande de pouvoir leur rendre visite afin d’évaluer leurs “besoins humanitaires” et “identifier” celles qui ont besoin de la protection internationale.

Le HCR reconnaît que la sécurité des frontières relève bien des prérogatives de l’État mais considère que celle-ci n’est “pas incompatible” avec la demande de protection. Il demande donc à l’Algérie un effort supplémentaire pour accueillir d’autres personnes “dont la vie est en danger”, au côtés des 50.000 Syriens déjà protégés.

L’alerte du HCR est intervenue après celle de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme qui a parlé de “refoulement” d’une cinquantaine de migrants, dont des femmes et des enfants arrivés clandestinement en Algérie.

« Somme-nous devant une problématique migratoire ou devant des terroristes qui se cachent sous une couverture humanitaire pour pénétrer en Algérie ? », s’est-il interrogé.

L’Algérie considère les «migrants arabes» comme «un danger pour la stabilité du pays»

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