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Algérie : les présidentielles auront lieu le 18 avril 2019

Voici enfin la dernière photo prise de Bouteflika
Fin de la première partie du suspens ! L’élection présidentielle aura bien lieu en avril prochain. A peine la nouvelle de la convocation du corps électoral annoncée par un communiqué de la Présidence de la République, les appels à la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat commencent à affluer.
Un communiqué de la présidence algérienne a mis fin, vendredi 18 janvier, aux ultimes spéculations entretenues dans les médias sur un éventuel report de l’élection présidentielle : celle-ci aura bien lieu selon le calendrier prévu, le 18 avril. La convocation des élections est le signe que le président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, malade et incapable de s’adresser aux Algériens, devrait être candidat à un cinquième mandat.

La deuxième partie du suspens… wait & see

Les multiples appels qui lui sont adressés par les partis dit de « l’allégeance » (FLN, le parti TAJ de Amar GHOUL qui s’est lancé en premier suivi par le RND…), l’organisation patronale FCE et le syndicat UGTA à « continuer son œuvre » ne laissent guère de place au doute.
Tous vont demander à un homme malade, aphone et inapte à se représenter “pour achever son œuvre d’édification du pays”. Pour un 5e mandat ! Presque tous les partis de l’alliance dite présidentielle ! Ils n’attendaient que le feu vert pour sortir de leur léthargie…. En chœur ! Peut-être que le silence du FLN, juste après cette annonce, s’explique par des tractations internes en haut lieu ! Peut-être ! Dans un pays où l’opacité est érigée comme moyen de gouvernance, tout est possible !

Abderrazak Makri a rencontré le frère du président, Saïd Bouteflika, qui aurait, selon lui, manifesté un intérêt pour la démarche. La proposition, intenable sur le plan du droit constitutionnel qui ne prévoit de report de l’échéance qu’en cas de guerre, a agité la scène médiatique algérienne pendant quelques semaines, mais sa faisabilité était improbable.

L’esprit de la loi

L’article 110 de la Loi fondamentale dispose en effet que le report de l’élection présidentielle «ne peut se faire qu’en temps de guerre». Et que : «pendant toute la durée de l’état de guerre, la Constitution est suspendue, le président de la République assume tous les pouvoirs. Lorsque le mandat du président de la République vient à expiration, il est prorogé de plein droit jusqu’à la fin de la guerre».

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, institution dont le rôle a toujours été déterminant en Algérie, a ainsi vivement pris à partie, à trois reprises, un général à la retraite, Ali Ghediri, qui a mis en garde contre un cinquième mandat et appelé le chef de l’armée à assumer sa « responsabilité historique ». Pour certains observateurs, la virulence du propos du chef de l’armée vise surtout à dissuader une éventuelle candidature d’Ali Ghediri, dont la présence dans les médias alimente les spéculations.

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Le général à la retraite Ali Ghediri a indiqué aujourd’hui qu’il comptait se présenter à l’élection présidentielle en Algérie prévue le 18 avril, devenant le premier prétendant à se déclarer depuis l’annonce officielle de la date du scrutin.

Promu général en 2000, Ali Ghediri, 64 ans, a été directeur des ressources humaines du ministère de la Défense pendant une dizaine d’années jusqu’à sa retraite en 2015.

Le général Ali Ghediri s’est récemment fait remarquer par des déclarations dans la presse qui lui ont valu une sévère mise en garde du ministère de la Défense, qui a souligné l’obligation de réserve à laquelle sont astreints les militaires.

Mazafran : le retour du refoulé

La prorogation du mandat du Président Bouteflika signifierait ipso facto la violation inutile de la Constitution et installerait forcément l’Algérie dans une période de transition. Or, la transition politique et dans un passé très récent, était la hantise du pouvoir qui a refusé globalement et dans le détail les appels de l’opposition.

Faut-il rappeler le consensus de la conférence inclusive de Mazafran 2 autour d’une feuille de route devant mener à une transition démocratique avec le pouvoir et sous la présidence de Bouteflika…

Pourquoi alors le pouvoir avait-il décliné vigoureusement l’invitation d’il y a une année et faire les yeux doux à tout ce beau monde aujourd’hui ? Sans doute que les promoteurs de la «continuité» se sont trompés dans leurs petits calculs de tabler sur un hypothétique 5ème mandat dont ils ne savent pas trop s’il aura lieu ou pas.

Ils se sont donc lancés à la recherche du temps perdu comme dirait Marcel Proust quitte à piétiner leurs convictions passées. Mais il y a des voix qui fusent de son cœur pour sonner l’alerte.

«Toute tentation de porter atteinte à ces institutions pourrait provoquer de l’instabilité et nous ramener à la situation d’instabilité avant l’arrivée aux affaires du président de la République Abdelaziz Bouteflika qui avait pris en main les destinées du pays», avertissait Tayeb Louh, ministre de la justice Garde des sceaux.

Cet appel lancé à la télévision publique sonne comme un ferme rappel à l’ordre de certains politiques du pouvoir et leurs alliés de l’opposition tentés par l’aventure à hauts risques d’une mise entre parenthèse de la Constitution. C’est dire toute la délicatesse de la tentation de jouer les prolongations dans les temps morts.

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