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Algérie: la nébuleuse junte militaire algérienne s’empare de la Coupe Arabe

Algérie: la nébuleuse junte militaire algérienne s’empare de la Coupe Arabe

Juste après victoire de l’équipe nationale de football en demi finale de la coupe Arabe 2021 face au Qatar, les hauts « responsables » du pays n’ont pas manqué d’adresser leur félicitations aux coéquipiers du l’expérimenté Yacine Brahimi.

Sur son « compte » Twitter, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a félicité les Verts. « Mabrouk pour nos champions la qualification en finale » est-il, ainsi, « écrit ».

NB: Abdelmadjid Tebboune avait déclaré lors d’une émission télévisée de la télévision nationale, qu’il n’a jamais eu recours aux réseaux sociaux.

De son côté, le chef d’État Major de l’armée nationale populaire, Saïd Chanegriha a écrit : « Mille félicitations pour les champions de notre équipe locale. Votre qualification méritée a honoré notre pays. Une nouvelle fois, vous avez offert la joie et l’orgueil a notre peuple« . Lit-on, notamment, dans le message du Chengriha sur Facebook.

Le premier ministre, ministre des finances, Aimen Benabderrahmane, quant à lui, a exprimé son désir de remporter ce sacre. « Félicitations les champions !  Vous avez prouvez, encore une fois, votre mérite de passer en finale. Et vous remportez cette coupe« ; a, ainsi, écrit le premier ministre.

Le chef de la junte algérienne a reçu le trophée de la Coupe arabe des mains de Belaïli

Le peuple algérien a célébré, comme il se doit, le sacre des Fennecs en Coupe arabe des nations. Une victoire qui tombe à point nommé pour un régime à la dérive, qui a instrumentalisé ce titre pour calmer les ardeurs d’un peuple au bord de l’implosion.

D’abord, les coéquipiers de Youcef Belaïli ont été accueillis à l’aéroport «Houari Boumediene» par le premier ministre, Aymen Benabderrahmane et plusieurs membres de son gouvernement, avant que le président, Abdelmadjid Tebboune, n’organise une réception en l’honneur de l’équipe.

Jusque-là, rien de très choquant. Tous les chefs d’Etats reçoivent les champions de leur pays qu’ils soient footballeurs sacrés avec les équipes nationales ou athlètes couronnés aux Jeux olympiques.

Seul hic, le patron de la cérémonie n’était pas le locataire du palais d’El Mouradia, mais le chef d’état-major de l’armée algérienne Saïd Chengriha.

Tout semblait parfaitement orchestré à la seule fin de permettre à Chengriha de brandir le trophée. Quelques secondes avant que Belaïli ne lui remette la coupe, Salah Goudjil, 91 ans, président du Sénat, l’homme qui devrait assumer la période transitoire en cas de disparition du président, et qui est donc la deuxième personnalité sur papier de l’Etat algérien, a été prié de déguerpir pour ne pas parasiter la photo de Chengriha avec le trophée. Quand il a brandi la coupe, le chef d’état-major a eu un rire nerveux, un rire incontinent, difficile à qualifier, mais qui est diamétralement opposé à la retenue dont devraient faire preuve des hommes qui dirigent des troupes.

Ce cliché, qui résume la situation d’un régime pour qui le football est une arme de guerre, rappelle les figures de l’extrême gauche sud-américaine qui profitaient du ballon rond pour accroître leur pouvoir.

Le tir est rectifié

Après un premier article,  l’Algérie Presse Service (APS) a essayé de rectifier le tir en publiant un autre article ~50 mn plus tard montrant un certain Abdelmajid Tebboune président (mal élu et décrié), brandissant le trophée sans Chengriha …

Le « péché originel » de l’été 1962

En décembre 1959, alors que l’instance civile censée diriger la lutte d’indépendance, le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA, créé en septembre 1958), traverse une crise profonde, un « conclave » des colonels de l’ALN consacre la prééminence de l’« armée des frontières » – établie au Maroc et surtout en Tunisie – à la fois sur les civils du GPRA et sur les wilayas de l’intérieur, très affaiblies par les opérations de l’armée française. Au prix de ce qui s’assimile à un coup d’État avant l’heure, le jeune et ambitieux colonel Houari Boumediene obtient la direction d’une nouvelle instance établie en Tunisie, l’« état-major général » (EMG), chapeautant l’ALN, où il s’appuie à la fois sur les officiers maquisards venus des wilayas de l’Est et sur les officiers « déserteurs de l’armée française ».

Ces fameux « DAF » n’avaient, pour la plupart, rallié l’ALN, à Tunis, que depuis quelques mois. En général plus opportunistes que nationalistes, marqués par un « mépris profond pour le peuple » et dépourvus de toute légitimité politique du fait de leur passé dans l’armée coloniale, ces hommes déconsidérés constituaient une utile masse de manœuvre au service de l’ambition de Boumediene.

Dans les semaines qui suivent la déclaration d’Indépendance, consacrée par le référendum d’autodétermination du 1er juillet 1962, un autre coup d’État en bonne et due forme donne le pouvoir à une étonnante coalition, qui usurpe clairement la légitimité des pères de la révolution algérienne. Le noyau en est constitué par l’EMG de Boumediene, dont les troupes venues de Tunisie écrasent dans le sang, près d’Alger, au prix de centaines de morts, les maquisards de l’intérieur qui refusaient de le rallier. Instrumentalisant Ahmed Ben Bella, l’un des neuf « dirigeants historiques » de l’insurrection du 1er novembre 1954, mobilisant les indécis grâce aux manipulations et aux chantages des services secrets de l’armée , Boumediene rallie également autour de lui les combattants de la vingt-cinquième heure, ceux qu’on appelle les « marsiens » (car ils n’ont rejoint le camp nationaliste qu’au lendemain des accords d’Évian de mars 1962 : ils seront de ce fait parmi les plus ardents dans l’atroce élimination de milliers de harkis, les supplétifs algériens de l’armée française).

Ainsi, la légitimité de plus de trente années de combat nationaliste, des centaines de milliers de morts de la guerre d’Indépendance, se trouve confisquée par une coalition de circonstance, dont la colonne vertébrale, derrière la présidence civile de Ben Bella, est assurée par l’armée. Certes, nombre de militants intègres, lassés des déchirements internes au sommet, se rallieront aussi au nouveau pouvoir, de même que le peuple algérien, pour lequel l’Indépendance et la dignité si chèrement conquises passent avant tout. Mais le « péché originel » du pouvoir, selon le mot de la journaliste José Garçon – la confiscation par une minorité de la légitimité historique –, va marquer très profondément l’Algérie indépendante, où l’histoire officielle effacera totalement le rôle joué par l’action politique dans la libération de l’Algérie, attribuée exclusivement à la lutte armée.

Au-delà des casernes. Le rôle de l’armée en Algérie

L’armée algérienne a très tôt joué un rôle central dans la politique du pays. En effet, à l’aube de l’indépendance de l’Algérie, elle s’est révélée être le seul groupe organisé capable de combler le vide institutionnel laissé par l’État français. D’emblée, le militaire va avoir un véritable rôle de « nation-building », aidée par une idéologie planificatrice dominante. Divers moyens concrétisent cette ambition, et notamment le contrôle des postes clefs et des services secrets. Il faut toutefois noter que par ces techniques de domination, l’armée entend certes réguler le régime politique algérien.

Et pourtant, s’il est un pays où cette équation pose particulièrement problème, c’est bien l’Algérie. Certes, nul n’ignore que les chefs de l’armée et de ses services secrets, la puissante Sécurité militaire, jouent un rôle occulte majeur, jusqu’à ce jour, au cœur du pouvoir, ce qui questionne a priori leur prétention à représenter la nation. Mais la nature exacte de ce rôle a longtemps été méconnue, au point que, aux yeux de la communauté internationale comme d’une majorité des Algériens eux-mêmes, le dogme de l’identité armée-nation n’était guère remis en cause dans les premières années de l’Indépendance – même après le coup d’État du 19 juin 1965, qui vit le ministre de la Défense et chef de l’armée, le colonel Houari Boumediene, prendre la place du président Ahmed Ben Bella. Bien au contraire, occupant une place éminente au sein du mouvement des non-alignés, le régime socialiste et autoritaire du colonel Boumediene est apparu comme un authentique héraut de la nation algérienne.

Depuis la disparition, en décembre 1978, de Boumediene, cette image s’est certes brouillée, mais pas au point de mettre en cause fondamentalement le discours officiel des chefs de l’armée, quand, en janvier 1992, ils ont interrompu les élections législatives qui allaient donner la majorité parlementaire aux islamistes du Front islamique du salut (FIS): c’est au nom, ont-ils expliqué, de leur «mission permanente [de] sauvegarde de l’indépendance nationale et [de] défense de la souveraineté nationale», inscrite dans l’article 24 de la Constitution de février 1989, qu’ils ont interrompu le processus démocratique. Et engagé une répression féroce de la mouvance islamiste, qui allait prendre les dimensions d’une véritable guerre, causant des dizaines de milliers de victimes civiles.

La violence inouïe de cette guerre, presque comparable à celle de la guerre d’Indépendance, après les révélations d’officiers dissidents sur les atrocités commises par des unités de l’armée, a toutefois conduit nombre d’observateurs étrangers à admettre une vérité brutale, reconnue depuis des années par l’immense majorité du peuple algérien : loin d’être les premiers garants de la nation, dans toute sa diversité, les chefs actuels de l’armée algérienne et de ses services secrets en sont devenus les premiers ennemis.

Le slogan-phare du Hirak dit vrai: «un Etat civil et non pas militaire».

Le coup d’État militaire de janvier 1992

En décembre 1990, le ministre de la Défense Khaled Nezzar soumet confidentiellement au Premier ministre Mouloud Hamrouche un document extraordinaire, révélateur à lui seul du rapport très singulier – et sans beaucoup d’équivalents dans l’histoire contemporaine des rapports armée-nation – que les nouveaux chefs de l’armée algérienne entretiennent avec le pouvoir exécutif. Élaboré par les généraux Mohamed Touati et Abdelmadjid Taghrirt, ce document – qui sera ensuite connu sous le nom de « plan Nezzar », car il en assumera la paternité en le publiant dans ses Mémoires en 1999 [Nezzar, 1999], le qualifiant de « plan d’état-major » – est intitulé Mémoire sur la situation dans le pays et point de vue de l’Armée nationale populaire. Il propose, en termes à peine voilés, une série de mesures illégales de manipulation et de désinformation pour éliminer la « menace islamiste ».

« En somme, explique le document, l’objectif déclaré et avéré [des islamistes] consiste à déboucher au plus tôt sur des élections quasiment gagnées d’avance par un dosage savant de peur et d’espoir, basé sur un sentiment de désarroi de la population, elle-même soumise à des mécanismes de comportement empruntant à l’irrationnel. » Un scénario jugé inacceptable , qui appelle la mise en œuvre de deux « plans » : un « Plan A » visant à « réaliser les conditions pour un succès électoral des forces démocratiques avec participation des formations extrémistes »; et, en cas d’échec du Plan A, un « Plan B », pour « neutraliser d’autorité les formations extrémistes avant l’échéance des élections ».

Ce « programme » est sèchement rejeté par le gouvernement Hamrouche, qui considère, à juste titre, que le problème principal de l’Algérie est l’éradication des réseaux de corruption et qu’il est en mesure de contrôler une vague islamiste au demeurant sur le déclin (et loin d’être majoritaire). Le « plan Nezzar » sera pourtant appliqué dans l’ombre, presque à la lettre, par le clan Belkheir – aux adaptations près imposées par les circonstances. Dans les premiers mois de 1991, le DRS multiplie les opérations d’infiltration des groupes islamistes radicaux, allant jusqu’à préparer des « faux maquis » (inspirés des méthodes de l’armée française pendant la guerre d’Indépendance [Samraoui, 2003, chapitre 3, « 1991 : la SM contrôle les groupes islamiques radicaux », p. 75-78; Lacoste-Dujardin, 1997]) et à confectionner des « listes noires » d’intellectuels et militants laïques à éliminer, attribuées au FIS.

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