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Algérie: La famille du 1er ministre algérien, atteint du Covid, fait l’objet d’une évacuation sanitaire à Paris

Au moment où des patients algériens atteints de la Covid-19 étouffent et meurent, à cause du manque d’oxygène. La famille du 1er ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane,  fait l’objet d’une évacuation sanitaire vers la France.

Le même Premier ministre avait parlé d’intimidation et de falsification des faits, et de dérive de fausses informations sur la situation épidémiologique en Algérie, et il avait affirmé que l' »Etat » algérien remplit tous ses devoirs à cet égard, et que toutes les mesures sont prises, et que tous les moyens arriveront au fur et à mesure pour affronter le virus Corona.

Témoignage : le coup de gueule d’une Algérienne, des patients algériens atteints de la Covid-19 étouffent et meurent, à cause du manque d’oxygène

Tebboune, Bouteflika, Boumédiène et leurs familles… La longue tradition des soins à l’étranger

Les dirigeants algérien et leurs familles les exemples les plus d’une pratique très répandue parmi les responsables politiques africains. Elle atteste non seulement du peu de confiance qu’ils ont en leur système de santé national, mais aussi d’une certaine « légèreté » géopolitique.

Ces hospitalisations, soulignent l’échec patent de ses gouvernements successifs, en dépit de la manne pétrolière qui s’est déversée sur le pays durant les deux dernières décennies, à construire des hôpitaux en mesure de fournir les prestations que les dirigeants vont solliciter en Europe.

Le long séjour en Allemagne de Abdelmadjid Tebboune, de retour en Algérie ce 12 février, n’a finalement rien d’exceptionnel. Tous ses prédécesseurs ont un jour ou l’autre confié leur santé à des hôpitaux étrangers.

On ignore le montant des frais d’hospitalisation et de convalescence du président Tebboune en Allemagne. Et il y a peu de chances que la présidence communique sur ce volet, qui relève quasiment du secret d’Etat. Il n’empêche que son admission dans un hôpital étranger est perçue par ses compatriotes comme une preuve supplémentaire de la défaillance de leur système de santé.
Traitement VIP

Au total, 96 jours en Allemagne, pour traiter les séquelles de sa contamination au Covid-19 et subir une opération au pied. Abdelmadjid Tebboune a établi un record présidentiel en matière de séjour dans un établissement hospitalier européen. Même si leurs hospitalisations à l’étranger ont été de plus courte durée, tous ses prédécesseurs ont un jour ou l’autre confié leur santé, voire leurs vies, à des cliniques françaises, russes, belges, espagnoles ou suisses.
Les hôpitaux et les cliniques d’Europe n’ont plus de secret pour les dirigeants algériens, qui préfèrent y soigner petites et grandes pathologies plutôt que de faire confiance aux hôpitaux et aux médecins algériens. L’hospitalisation ainsi que la longue convalescence du président Abdelmadjid Tebboune dans une clinique de renom à Cologne après sa contamination au Covid-19 relance le débat autour des défaillances du système de santé en Algérie, du choix des responsables civils et militaires de se faire soigner dans des établissements hospitaliers étrangers et les privilèges dont ils bénéficient de la part des organismes de l’État.

Faiblesse géopolitique

Cette propension à confier sa santé à un autre Etat peut devenir une redoutable arme géopolitique au service du pays hôte, surtout quand celui-ci est une ancienne puissance coloniale.

Pourquoi les hauts responsables algériens se tournent-ils vers des médecins étrangers ? Qui prend en charge les coûts de leurs soins et autres prestations post-hospitalisation ? Pourquoi les Algériens ont-ils le sentiment qu’il existe deux catégories en matière d’accès aux soins, le premier pour les nantis et le second pour le citoyen lambda ?

« Nous devons en avoir honte »

Une opinion partagée par le ministre de la Santé sud-africain, Aaron Motsoaledi, connu également pour ses sorties xénophobes. « Je l’ai déjà dit et je le répète : nous sommes le seul continent dont les dirigeants recourent à des services médicaux hors du continent, hors de notre territoire », a-t-il déclaré, cité par le journal zimbabwéen NewsDay en août 2017. « Nous devons en avoir honte. C’est ce qu’on appelle du tourisme sanitaire », a-t-il lancé lors d’une rencontre régionale sur la santé organisée par l’OMS au Zimbabwe.

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