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Algérie: A qui appartient la souveraineté? au peuple ou à l’oligarchie… Wait & See

Le traité de Marchamont Needham comporte quatre parties : il expose tout d’abord les principes constitutionnels d’un État libre, puis il répond aux objections des adversaire du gou­­ver­­ne­­ment popu­­laire. Il éta­­blit que tout pou­­voir légi­­time est issu du peuple, et que, quelle que soit la forme du gou­­ver­­ne­­ment, il ne dépend que de sa volonté et de son accord. Enfin, il expose les prin­­cipes d’une stra­­té­­gie pour conser­­ver la liberté.

Le peuple algérien n’a pas encore dit son mot:

Les Algériens bouillaient ce lundi d’une colère contenue, au lendemain de l’officialisation de la candidature à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, estimant qu’elle révélait son “mépris” de la contestation inédite à laquelle il fait face.

La colère s’est exprimée dans la nuit. Immédiatement après l’annonce du dépôt de son dossier de candidature, de nombreux jeunes Algériens sont descendus dans la rue, sans incident majeur à Alger et de nombreuses villes du pays. Les manifestations ont continué une fois la nuit tombée, les slogans “Non au 5e mandat” et “Bouteflika dégage” résonnant dans les rues d’Alger.

“Pas de pardon”, “pouvoir assassin. En début d’après-midi, la foule de tout âge continuait lentement de grossir place de la République, dans le centre de la capitale française, où les chants alternaient avec les slogans (“Dégage, dégage”, “Pouvoir assassin”, “pas de pardon, pas de pardon”…) et les youyous occasionnels.

“Ça va être un printemps”. Depuis 1962, date de son indépendance, “l’Algérie est gouvernée par les mêmes hommes, le même système. (…) L’Algérie est à plat, alors que c’est un pays potentiellement très riche. Que laisse-t-on aux générations futures ?”, s’insurge un manifestant. Pour Sabria Dehilis, secrétaire nationale chargée des médias à l’étranger du parti Les Avant-gardes des Libertés, le mouvement actuel de contestation sans précédent en Algérie et dans la diaspora préfigure un changement : “ça va être un printemps”. “Un printemps pacifique”, souligne la journaliste, drapeau algérien sur le dos comme de nombreux manifestants.

Comparons deux manifestations à Paris une contre et une pour un 5e mandat de bouteflika en Algérie…!!

Une manifestation contre un 5e mandat de bouteflika en Algérie à Paris

Une manifestation pour un 5e mandat de bouteflika en Algérie à Paris

Des ingénieurs, Des techniciens qui travaillent dans le secteur des hydrocarbures appellent leurs collègues à une désobéissance civile dans les sites suivants; Hawd el hamra, Hassi Berkine, gassi Touil, hassi Rmel, Hassi Messaoud, etc…

Des avocats protestent contre le 5e mandat: Appel au Sit-in des avocats le 07/03/2019


5e mandat de Bouteflika, une bombe à retardement, les deux scénarios possible…

Un scénario à la vénézuélienne;

En 2021, il n’y aura plus dans les caisses algérienne qu’environ 30 milliards de réserves de changes, alors que l’économie a besoin de 25 milliards de dollars par an.” “Pis encore, en 2025, il n’y aura pas beaucoup de pétrole à exporter, mettant le pays dans une trajectoire menant à la situation qui se vit au Venezuela actuellement. Si les Vénézuéliens ont pu aller vers les pays voisins, nous autres n’avons que des voisins plus pauvres que nous, par la faute d’un système qui ne sait agir que par la fraude.” Makri, président du MSP

L’article 233:

Juan Guaidó invoque l’article 233 de la constitution vénézuélienne pour s’autoproclamer président.

Conséquences:

  • Etats-Unis : Canada, Brésil, Argentine, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Haïti, Honduras, Panama, Paraguay et Pérou,  reconnaissent officiellement Juan Guaido comme président par intérim
  • L’Union européenne reconnaît la légitimité de Juan Guaido
  • L’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume Uni ont déjà pris position.

L’article 88

En théorie, vu l’impossibilité actuelle du président Bouteflika d’assumer ses fonctions, la procédure d‘état d’empêchement aurait été déclenchée. 

Art. 88 – Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel, se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement. Le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l’intérim du Chef de l’Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l’article 90 de la Constitution. En cas de continuation de l’empêchement à l’expiration du délai de quarante cinq (45) jours, il est procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit, selon la procédure visée aux aliénas ci-dessus et selon les dispositions des alinéas suivants du présent article. En cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l’acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit. Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l’Etat pour une durée maximale de soixante (60) jours, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées. Le Chef de l’Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République. (..) »

Un scénario à la burkinabé.

Il a suffi de trois jours pour que Blaise Compaoré soit poussé dehors par le peuple. Mais trois jours minutieusement préparés.

Vingt-sept ans et quinze jours après son accession au pouvoir, le jeudi 15 octobre 1987. Le 4 janvier 2014 comme un moment clé. Ce jour-là, trois semaines à peine après qu’il a dévoilé son intention de modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat en novembre 2015.

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Le goût du pouvoir

Mais le cœur n’y est pas. Compaoré n’a plus le goût du pouvoir – l’ami qui l’affirme raconte : “Un jour, dans l’avion qui venait d’atterrir sur la piste de l’aéroport de Ouagadougou, le regard perdu vers l’extérieur, il m’a dit : “Je suis fatigué de tout ça…”” Un autre compagnon de palabres qui lui rendait régulièrement visite à Kosyam déclare : “Il se donnait deux ou trois ans pour organiser sa succession et s’assurer que ses proches ne seraient pas les victimes du nouveau régime.”

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Désobéissance civile

L’idée qui germait depuis longtemps était de passer par la voie parlementaire, parce qu’un référendum, disait-il, serait “trop cher” et surtout “trop aléatoire”. Il a fini par la dévoiler au dernier moment, le 21 octobre. Dès le lendemain, plusieurs organisations de la société civile, dont Le Balai citoyen, mouvement porté par une jeunesse qui n’a connu que Compaoré au pouvoir, appellent à la désobéissance civile.

On érige des barrages éphémères un peu partout dans la capitale, on occupe des places, on sillonne les quartiers pour mobiliser autant que pour mettre la pression sur les députés. Le 28 octobre, une masse indomptable – inimaginable même – prend la rue. Ils ne sont certainement pas 1 million, comme l’affirme l’opposition. Mais ils sont bien plus que les 50 000 manifestants que recense une police aveugle. On n’a jamais vu ça au Burkina, peut-être même dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Compaoré ne peut plus nier l’évidence. Mais plutôt que de revenir à la raison, il fait prendre des dispositions qui, a posteriori, apparaissent bien dérisoires. Les 99 députés censés adopter la révision constitutionnelle sont ainsi “invités” à dormir à l’hôtel Indépendance, à 200 m de l’Assemblée nationale. Il s’agit de leur éviter les pressions populaires, mais aussi de leur permettre de gagner l’hémicycle sans emprunter la voie publique – un discret passage relie l’hôtel à l’Assemblée…

Les 30 et 31 octobre 2014, le régime de Blaise Compaoré s’effondrait.

Compaoré quitte le palais sous la protection du RSP. Avec lui : son épouse, Chantal, et plusieurs proches. Le convoi de 28 véhicules se dirige vers Pô, son fief militaire, à quelques kilomètres du Ghana. Mais il apprend que des manifestants l’y attendent. Le convoi stoppe dans les environs de Manga. Un hélicoptère de l’armée française (certainement celui des forces spéciales basées à Ouagadougou) vient le chercher, lui, sa femme et quatre autres personnes. Direction Fada N’Gourma, plus à l’est, où l’attend un avion français qui le conduira dans la soirée à Yamoussoukro. Le reste du convoi attend la nuit, puis s’ébranle en direction du Bénin. Les jours suivants, une nuée de dignitaires du régime prendra la poudre d’escampette (dont le président de l’Assemblée nationale, Soungalo Appolinaire Ouattara) à bord de deux jets privés appartenant à des hommes d’affaires burkinabè.

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