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Afrique du Sud: 100 000 étudiants endettés sont privés de diplôme

Afrique du Sud: 100 000 étudiants endettés sont privés de diplôme…

En cette période de rentrée universitaire en Afrique du Sud, le problème des frais de scolarité refait surface. Un peu partout dans le pays, les étudiants ont manifesté pour réclamer la gratuité des études, l’augmentation des bourses et bien sûr, l’apurement des dettes.

L’Afrique du Sud est confronté à un problème qui prend de l’ampleur : à ce jour, 100 000 étudiants sont privés de leur diplôme, car ils n’ont pas payé les frais de scolarité qu’ils doivent à leur université.

Depuis 2010, la dette totale des universités du pays s’élève à plus de 500 millions de dollars. Même si pour la plupart des universités, l’annulation de cette dette est inenvisageable, ce système de rétention des diplômes est vivement critiqué.

Ce système de rétention peut sembler cruel, mais selon les universités, il est le seul moyen d’apurer leurs comptes. Ainsi, 100 000 étudiants sud-africains sont à ce jour privés de leur diplôme car ils n’ont pas payé les frais de scolarité qu’ils doivent à leur université. La dette totale des universités du pays, cumulée depuis 2010, s’élèverait à 10 milliards de rands soit 500 millions d’euros environ.

« Il faut une solution nationale à ce problème. Ce n’est pas une solution qui sera trouvée par les universités. C’est une solution qui devra venir d’un partenariat avec le gouvernement et ainsi de suite. Je pense que l’un des défis auxquels nous sommes confrontés est d’essayer de faire en sorte que cela ne devienne pas un obstacle pour les jeunes qui ne relèvent pas du régime national d’aide financière. Très souvent, ils sont les plus à risque et nous devons trouver une solution pour résoudre ce problème« , explique Ahmed Bawa, le PDG de Universities South Africa.

Les classes moyennes les plus touchées

La dette émane en fait des étudiants issus des classes moyennes inférieures. Trop « riches » pour obtenir une bourse, mais pas assez pour payer eux-mêmes leurs études.

La crise du Covid-19 n’a rien arrangé, provoquant la fermeture de nombreux établissements qui fournissaient des petits boulots aux étudiants. Elle renvoie également dans la précarité les jeunes diplômés fraîchement sortis de l’université. Telefo Mabuya a fini ses études de gestion hôtelière à l’Université centrale de technologie de Bloemfontein en 2018. (En travaillant comme barman, Telefo Mabuya a ainsi pu rembourser 20 000 rands à sa faculté), mais il n’a toujours pas son diplôme parce qu’il doit encore 70 000 rands (3 500 euros) à son ancien établissement. Seul l’effacement de cette dette lui permettra d’obtenir le fameux sésame. Un emploi sur un paquebot, deux stages à l’étranger lui ont été refusés faute de fournir la preuve de son diplôme.

« Il y a deux ans, le gouvernement a débloqué 160 millions de dollars pour la dette étudiante. Cependant, le défaut de cet argent, c’est qu’il est destiné uniquement aux étudiants qui bénéficient du programme national d’aide financière. Il y a des étudiants avec un niveau financier intermédiaires, mais qui n’ont pas d’aide pour effacer leur dette scolaire. Deuxièmement, cet argent s’applique aux étudiants qui étaient inscrits à ce moment-là. Cela signifie que les étudiants qui ont eu leurs examens, mais ne peuvent pas obtenir leur diplôme, ne peuvent pas travailler. Alors on devrait intervenir davantage sur cette question d’endettement historique des étudiants« , explique Nhlonipho Nxumalo, qui gère une association d’aide financière aux étudiants.

Les experts sud-africains de l’éducation affirment qu’il est assez clair qu’une nouvelle approche du financement de l’enseignement supérieur doit être proposée. D’un autre côté, les étudiants réclament la gratuité de l’enseignement en Afrique du Sud.

Avec, autres presses

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