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(VIDÉO) AFRIQUE Angola: CABINDA COMANDANT ANTONIO LUIS LOPES

Ban Ki-Moon et la communauté internationale ont-ils oublié le problème de l´indépendance du Cabinda, un conflit oublié
« LA CAUSE CABINDAISE EST JUSTE ET NOBLE » .

Le Cabinda est une enclave angolaise sur la côte atlantique, entre les deux Congo. Le Portugal étant la puissance colonisatrice de l’Angola et ayant établi un protectorat sur Cabinda, les deux territoires furent placés sous une seule et même administration en 1956. Mais le peuple cabindais ne s’est jamais soumis à la domination portugaise. Dans une perspective de libération de leurs populations, les Cabindais s’étaient organisés au sein du Mouvement de libération de l’enclave du Cabinda (MLEC) de Luiz Ranque Franques, du Comité d’action d’union nationale cabindais (CAUNC) et de l’Alliance du Mayombe (ALLIAMA). Pour mieux intensifier leurs actions, les trois mouvements fusionnèrent lors du Congrès de Pointe-Noire (Congo Brazzaville) des 2, 3 et 4 août 1963, pour donner naissance au Front de libération de l’Etat du Cabinda (F.L.E.C) dont Luiz Ranque Franques a été élu président. 

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AFRIQUE :: Cabinda - Comandant Antonio Luis LOPES:
 COMANDANT ANTONIO LUIS LOPES

https://www.youtube.com/watch?v=ETfXdhJK5GI

https://youtu.be/ETfXdhJK5GI

Quelles sont les revendications exactes du Front de libération de l’enclave du Cabinda ?

Il n’y a pas un FLEC, mais plusieurs fractions rivales. Les dissensions sont aggravées entre elles par l’influence des pays de la région et des compagnies pétrolières. Le gouvernement de Luanda a aussi réussi excellemment à diviser le mouvement en négociant avec telle ou telle fraction. Il a gravement affaibli la guérilla en prenant d’assaut, à l’été 2002, le quartier-général du principal mouvement, profitant du fait que la rébellion de l’Unita avait été vaincue et qu’il disposait dorénavant des troupes nécessaires.

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https://www.youtube.com/watch?v=IflleDQo_I0

La revendication de toutes les fractions du FLEC est l’indépendance de l’enclave. Mais, au gré des rapports de force, cette revendication fait parfois place à celle d’une simple “autonomie”. Suite au grave revers militaire subit, les diverses fractions du FLEC avaient décidé de se réunifier en 2004. Cela n’a pas empêché qu’en août 2006, le gouvernement de Luanda a réussi à signer un “Mémorandum d’entente pour la paix” avec le président du FLEC unifié, Bento Bembe. Mais celui-ci était probablement tombé dans la dépendance du gouvernement de Luanda : arrêté en Hollande en juin 2005 sur demande d’extradition des États-Unis en raison de l’enlèvement d’un employé de la compagnie pétrolière Chevron en 1990, il avait été libéré conditionnellement, grâce à un passeport diplomatique angolais et avait alors regagné Luanda.

Bien qu’exclu en février 2006 de la présidence du FLEC, il n’en signa pas moins le 1er août suivant le “Mémorandum d’entente pour la paix” au nom d’un “Forum cabindais pour le dialogue”. Ce mémorandum reconnaît l’indivisibilité de l’Angola et enterre donc définitivement toute idée d’indépendance ou même d’autonomie. Un statut particulier pour la province est néanmoins prévu, dont on voit mal la différence avec le fonctionnement des autres provinces. Ce “Mémorandum” n’a été accepté par aucune des autres fractions du FLEC, qui maintiennent la revendication de l’indépendance.

https://www.youtube.com/watch?v=SnyC1fdmuaM


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