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Urgent: Un mandat d’arrêt lancé contre l’homme d’affaire Algérien “Issad Rebrab”



Issad Rebrab : « Ils veulent m’arrêter pour me faire taire »



SSAD REBRAB, PDG DU GROUPE CEVITAL

 

Issad Rebrab, né le 27 mai 1944 à Taguemount-Azouz en Kabylie, est un homme d’affaires algérien, propriétaire du groupe Cevital, dont il est le président directeur général. Il est à la tête de l’une des plus importante entreprise privée algérienne, employant 13 000 personnes.

Issad Rebrab issue d’une famille modeste, a suivi des études à l’école normale d’enseignement professionnel, il a enseigné la comptabilité et le droit commercial, mais a rapidement abandonné ce créneau. En 1968, il crée son cabinet d’expert-comptable. « Un client m’a alors proposé de prendre des parts dans sa société de construction métallurgique », se rappelle-t-il. L’aventure ne fait que commencer. « J’ai pris des risques calculés. Au pire, je savais que je pourrais toujours retourner dans l’enseignement », avoue Issad Rebrab. En 1971, il prend des parts dans une société de construction métallique, Sotecom. Il voit déjà grand et créé d’autres sociétés dans ce secteur.Toujours est-il qu’en 1995, Issad Rebrab était devenu un industriel important dans le monde de la métallurgie. Survient alors « un sabotage terroriste sur trois de nos plus grandes entités. Cela nous a coûté environ 1,1 milliard de dinars », raconte-t-il. Se sentant menacé, il quitte l’Algérie pour la France pour quelques mois. Il garde de son séjour français un intérêt dans la charcuterie, en 1985, il crée Isla Mondial spécialisée dans la charcuterie. Ce n’est qu’après son retour au pays natal qu’il créé Cevital, en 1998 à Béjaia en Kabylie.

Dans une interview sur le journal “tsa-algerie” l’homme d’affaire Algérien “Issad Rebrab” parlait avant l’émission de ce mandat d’arrêt contre lui:

Voila l’intégralité de cet interview:

La 2 eme épisode du film AlKhlifa

On cherche à me faire taire. Mais je ne vais pas me taire. Au lieu de prendre conscience de la gravité des choses, ils agissent ainsi. Au lieu de m’appeler pour dialoguer, parler des blocages et de l’avenir de notre pays, ces gens veulent m’arrêter pour me faire taire. Ils essayent de faire taire tous ceux qui critiquent, qui parlent et posent des questions légitimes sur l’avenir de notre pays.

Que vous reprochent-ils ?

D’avoir parlé. D’avoir dénoncé les blocages inadmissibles dont je fais l’objet. Les gouvernants actuels sont les plus grands dangers pour notre pays. Ils m’accusent d’avoir importé des équipements d’occasion pour l’usine Brandt de Sétif. C’est faux. Les journalistes peuvent se rendre sur place pour vérifier et constater le mensonge. Ils peuvent aussi venir dans nos usines en France pour voir qu’aucun équipement n’a été renouvelé pour envoyer les anciens équipements en Algérie.

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Pourquoi selon vous ils vous reprochent de telles choses ?

Ce sont des excuses pour justifier les blocages de tous nos projets et pas seulement celui de Brandt. Déjà en 2014, quand nous avons acquis Brandt, on avait demandé la possibilité de transférer nos propres devises pour faire cette acquisition. Le Premier ministre avait renvoyé la balle dans le camp du gouverneur de la Banque centrale. Nous n’avons pas été autorisés à transférer.
Finalement, nous avons acheté les actifs pour 37,5 millions d’euros. Le FDES (Le fonds de développement économique et social) nous a accordé un financement total de 47,5 millions d’euros, soit 37,5 pour les actifs et 10 pour le fonds de roulement. Le reste, nous l’avons eu via différentes banques françaises. Des banques nous accompagnent parce que nous avons des actifs qui garantissent nos emprunts.

Nous n’avons pas sorti un seul dollar d’Algérie pour ce projet. Malgré cela, M. Sellal avait envoyé une lettre à Tracfin pour lui demander d’enquêter sur nous. Depuis, ils ont dû lui répondre que tout a été transparent. Parce que nous sommes transparents. Tout ce que nous faisons est transparent. Ce n’est pas le cas du gouvernement algérien et de ses amis qui travaillent dans l’opacité.

Comptez-vous rentrer bientôt en Algérie ?

Je suis actuellement au Brésil pour une mission, au moins jusqu’au 16 octobre. Une fois que j’aurais terminé mon travail, je verrai. Il est évident que si je n’ai pas d’assurances, je vais retarder mon retour. Je n’ai pas peur d’eux. Ce que j’ai dit je l’assume. Je me suis toujours assumé.

De toutes les manières, j’ai encore d’autres révélations à faire. Le peuple algérien connaîtra la vérité. Ils sont dans leur tort. Ils ne veulent pas entendre parler des choses vraies. Ils veulent que tout le monde les caresse dans le sens du poil. Ils sont le mal de notre pays. On ne peut pas les laisser le détruire davantage.

Ils ne veulent pas dialoguer avec les gens qui proposent des choses différentes. Encore une fois, je ne vais pas me taire. Je n’ai pas de patrie de rechange. « Il faut que la peur change de camp », pour paraphraser Monsieur Réda Malek.

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