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URGENT – Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP Gaid Salah demande l’application de l’Article 102

Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, a suggéré, ce mardi 26 mars, l’application de l’article 102 de la Constitution, prévoyant l’état d’empêchement du président de la République.

L’Armée Algérienne (ANP) fait la pluie et le beau temps…
« Il faut adopter une solution qui garantit la satisfaction de toutes les revendications légitimes du peuple algérien et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et la continuité de la souveraineté de l’État, une solution de nature à être acceptée de tous. C’est une solution prévue par la constitution dans son article 102», a déclaré Ahmed Gaïd Salah dans une allocution prononcée lors de sa visite dans la 4e région militaire (Ouargla).

Selon la Constitution, c’est le Constitutionnel qui est habilité à déclencher la procédure de destitution du chef de l’État en appliquant l’Article 102.
L’appel du chef d’état-major de l’armée pour l’application de l’Article 102 de la Constitution est diffusé en boucle sur la chaîne de télévision publique A3.

Que dit la constitution algérien :

L’article 102 stipule en son début: “Lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous les moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement..

L’armée algérienne: Le pouvoir de l’ombre
Dans la bouche de l’Algérien moyen, le « pouvoir » paraît une espèce de Léviathan qui décide de tout dans le pays.
LA PRIMAUTÉ HISTORIQUE DE L’ARMÉE

La primauté des forces armées ne date pas d’hier. Elle prend ses racines avant même l’indépendance du pays. Dès 1957, un événement annonce le futur rôle de l’armée et des services de sécurité. A 37 ans, Abbane Ramdane, véritable tête pensante du FLN, paie de sa vie sa volonté d’imposer « la primauté du politique sur le militaire ». I1 est étranglé en décembre 1957, au Maroc, par les hommes de Boussouf, le chef du service de renseignements et de contre-espionnage de la révolution algérienne. Victoire des « seigneurs de la guerre », ce premier crime contre l’un des responsables les plus importants de la lutte de libération marque le début de l’ascension du pouvoir de l’armée. Dès lors, celle-ci instrumentalise le parti (FLN), et non l’inverse comme dans les institutions staliniennes classiques. C’est aux frontières du pays, au Maroc et en Tunisie, loin des maquis de l’intérieur, que s’est constituée pendant la guerre d’indépendance 1’ALN (Armée de libération nationale). Cette « armée des frontières » – par opposition à1’ALN des maquis – ne fut pas engagée dans des opérations de guerre, à l’exception d’accrochages qui pouvaient avoir lieu à proximité de l’Algérie. Évaluée à près de 40 000 hommes, elle jouit vite d’une autonomie croissante à l’égard de la direction civile et devient la force de frappe des officiers des frontières. L’instance dirigeante opérationnelle, c’est-à-dire l’état-major général commandé par le colonel Houari Boumediene, s’impose d’abord comme arbitre des luttes de factions, puis comme le recours décisif. Le « noyau dur » de cette armée vient de la base de l’Est en Tunisie, des Aurès et des Nememchas. Cet ancrage régional ne fera que se confirmer par la suite. La plupart des véritables « décideurs » sont en effet originaires du « BTS », le fameux triangle géographique Biskra (ou Batna)-Tébessa-Skikda (ou Soukh Arras), situé à l’est du pays et où se trouvent les villes de Batna et de Kenchela. Aujourd’hui – et depuis l’élection de Liamine Zeroual à la présidence en novembre 1995 -, la dérision populaire évoque un nouveau triangle, le « BBB » (Batna-Batna-Batna), pour se moquer de la concentration de dirigeants issus de Batna.

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A l’inverse de cette armée des frontières, les maquis de l’intérieur sont épuisés et quasiment détruits par les grandes opérations militaires, notamment le plan Challe de 1961. En outre, l’efficacité du barrage que constitue la ligne Morice aux frontières de l’Algérie a isolé ces maquis de l’armée des frontières. Alliés au MALG, le service de renseignements de la révolution algérienne créé en septembre 1958, les officiers des frontières finissent, quoi qu’il en soit, par imposer leur pouvoir à l’Algérie. Et lors de la déclaration d’indépendance, en 1962, c’est grâce aux chars d’une armée arrivant de l’étranger qu’Ahmed Ben Bella est porté au pouvoir. Toutes les tentatives pour s’appuyer sur la société afin de construire un État civil vont se heurter à la puissance de l’appareil militaire. Trois ans plus tard, le 19 juin 1965, c’est cette même armée qui évince, au profit de Boumediene, Ben Bella, dont elle avait fait son porte-drapeau en 1962. En décembre 1967, la tentative de coup d’État du chef d’état-major de l’armée Tahar Zbiri permet à Houari Boumediene de mêler institutions politiques et militaires si étroitement qu’elles vont se confondre. Supprimant le poste de chef d’état-major, Boumediene assume lui-même celui de ministre de la Défense, consacrant ainsi la confusion entre le chef de l’armée et celui du pays.

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