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Un autre « Amadé Ouérémi » surgit à Abengourou et déclare la guerre aux autorités

Dans le silence, loin des yeux et des oreilles de la grande masse, se passe bien de choses, dangereuses pour le raffermissement des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Et aussi, la cohésion sociale.

amadeouremi

A Abengourou, à l’Est, un autre phénomène a fait son apparition. Un ressortissant burkinabè a décidé de défier les autorités administratives et sécuritaires sans que l’on sente une réelle volonté de mettre fin à ce laisser-aller. Kaboré Mady, puisque c’est de lui qu’il s’agit, missionné par le dénommé Ouédraogo Issiaka veut forcément que les planteurs burkinabès lui reversent une rançon. Lui et ses hommes empêchent ces braves travailleurs de se rendre dans leurs plantations depuis au moins 1 mois. Au départ, Ouédraogo Issiaka le cerveau de cette affaire et sonacolyte, Sawadogo Saïdou, en fuite,  ont fait passer la rumeur de la chasse aux burkinabès décidés après une réunion par les autorités ivoiriennes suite à l’affaire du mandat d’arrêt émis par la justice militaire contre le président du parlement ivoirien, Guillaume Soro. Comme mus par une volonté de bien faire, ils font savoir qu’il leur faut remettre la somme de 40 millions FCFA à une autorité pour arrêter la procédure. Bien avant, avec deux officiers des Eaux et Forêts et de la police forestière de la Sodefor, ils avaient extorqué la bagatelle de 9 millions de FCFA aux planteurs. Motif, un accord de sursis pour les laisser travailler dans les aires protégées de Béki et Abosso. Sans compter les prélèvements insolites pour telle ou telle autorité. Un bélier remis à une autorité judiciaire de la ville a servi de protection tous risques aux lascars qui font savoir qu’à Abengourou « rien ne peut nous arriver, on n’a peur de personne ». Kaboré Mady qui fait face à une résistance depuis un certain temps dans sa volonté de racketter ses compatriotes menace et empêche les planteurs de se rendre dans leurs plantations. Il a effectué une incursion dans des villages souvent flanqués « d’hommes en tenue militaire » vus comme « des policiers du commissariat du Plateau, un quartier d’Abengourou » selon un membre de la communauté. Pour intimider ses compatriotes en faisant planer la menace de la chasse aux burkinabès.. Ils refusent de payer. Face à ce courage, Kaboré Mady et Ouédraogo Issiaka qui ont été convoqués par le Procureur de la République près la section du Tribunal d’Abengourou mais qui n’ont pas déféré à la convocation, sèment la terreur. Leur commando, armé, empêche les planteurs de vaquer à leurs activités champêtres. A Abengourou, des responsables sécuritaires ont été saisis mais Kaboré Mady, sur instruction de son chef Ouédraogo Issiaka, à Abosso, 15 Km d’Abengourou, continue sa besogne. Ils exigent une rançon avec le nom des autorités ivoiriennes et cela ne semble choquer personne. Sinon, ces deux individus se seraient depuis retrouver derrière des barreaux pour diffusion de fausse rumeur, tentative d’extorsion de fonds avec violence, organisation en bandes armées. Sawadogo Saïdou a fui suite à la bastonnade infligée par un de ses hommes à un planteur. Celui-ci, surnommé « Rasta » mis aux arrêts par la police n’a pas fait de difficulté à citer Saïdou, qui a préféré prendre la voiture de Ouédraogo et de fuir vers Bonon ou Vavoua. Il est temps de mettre fin aux agissements de cette bande et d’ouvrir une enquête sur les agents des Eaux et Forêts et de la Sodefor qui extorquent du blé à ces pauvres planteurs. Qui contribuent à faire atteindre un bon niveau de production de cacao à notre pays

source:imatin.net

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