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« Trump est un « président immoral » au comportement « mafieux » ». James Comey, ex-chef du FBI

Limogé en mai 2017, l’ex-patron du FBI, James Comey, publie un livre de mémoires où il compare Donald Trump à un chef « mafieux » soumettant son entourage à un code de loyauté. En réaction, le président américain le qualifie de « menteur ».

Un « président immoral, détaché de la vérité et des valeurs institutionnelles ». C’est le portrait que dresse l’ex-patron du FBI, James Comey, du président américain Donald Trump, dans ses mémoires dont des passages ont été publiés dans la presse américaine quelques jours avant sa sortie. Dans « A Higher Loyalty: Truth, Lies and Leadership » (Une loyauté plus élevée : vérité, mensonges et gouvernance), James Comey revient sur vingt ans de carrière en tant que procureur à New York, puis ministre adjoint de la Justice dans le gouvernement de George W. Bush, et enfin chef du FBI entre 2013 et 2017.

Dans son livre, James Comey compare le président américain à un chef « mafieux », qui soumet son entourage à un code de loyauté. Il évoque une réunion qui s’est tenue en février 2017 avec le président et Reince Priebus, alors secrétaire général de la Maison Blanche. Cet échange avec le président « [l’a] fait revenir au début de [sa] carrière, quand [il] étai[t] procureur face au Milieu ».

Il décrit une scène digne du « Parrain » : « Le cercle silencieux qui acquiesce. Le boss qui fait le jour et la nuit. Les serments de fidélité. La vision du monde selon laquelle tous sont contre nous. Le mensonge généralisé, qu’il soit petit ou gros, au service d’une sorte de code de loyauté qui place l’organisation au-dessus de la moralité et de la vérité ». « Son leadership est transactionnel, axé sur l’ego et sur la loyauté personnelle », insiste-t-il.

Trump a qualifié de « louche » James Comey dans un dernier tweet, après l’avoir déjà traité de « menteur », « fuyant » ou encore de « raclure ».

Le locataire de la Maison Blanche ne pardonne pas à l’ancien patron policier de l’avoir présenté comme « moralement inapte » à être président des Etats-Unis, dans un livre sorti cette semaine.

Mais la colère présidentielle a été encore avivée par des notes confidentielles de M. Comey dévoilées jeudi soir.

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Selon ces documents, Donald Trump s’est plaint à diverses reprises auprès de l’ex-chef du FBI de l’ombre que faisait planer sur sa présidence l’enquête russe.

M. Trump « a déclaré qu’il essayait de diriger le pays et que cela était entravé par l’ombre portée par cette affaire russe », écrit par exemple M. Comey, après une conversation avec le président le 30 mars 2017.

Onze jours plus tard, M. Trump s’est à nouveau montré pressant sur cette question, dans une autre discussion avec James Comey.

Tandis qu’il dirigeait la police fédérale, James Comey avait pris l’habitude d’immédiatement retranscrire la teneur de ses échanges avec le président Trump. Le milliardaire l’a brutalement limogé le 9 mai 2017.

En plus de savoir s’il y a eu entente entre Moscou et des collaborateurs de Donald Trump pour influencer le résultat de la présidentielle 2016, la fameuse enquête russe confiée au procureur spécial Robert Mueller cherche à déterminer si M. Trump a ensuite abusé de son pouvoir pour entraver les investigations.

Dans ce second volet, les notes de M. Comey, si leur véracité est établie, pourraient peser lourd, semblant montrer une volonté d’obstruction judiciaire du président.

Les notes de James Comey « montrent clairement qu’il n’y a eu AUCUNE COLLUSION et AUCUNE OBSTRUCTION », a tweeté jeudi soir M. Trump, en témoignant son irritation par des lettres capitales.

« La chasse aux sorcières va-t-elle continuer ? », a interrogé le président, qui ne semble pas écarter cette hypothèse puisqu’il a étoffé ce même jour son équipe juridique de trois nouveaux avocats.

Parmi eux se trouve l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, une personnalité combative mais controversée.

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