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Sud de l’Algérie: turbulences à l’horizon, … le changement viendra du Sud

Au Sud algérien, la plainte domine dans cette zone qui n’en finit pas de souffrir de son isolement. Certes, le manque d’infrastructures et de perspectives est assez semblable à celui de nombreuses villes du nord, mais l’éloignement et les conditions climatiques extrêmes aggravent le sentiment d’injustice. Terre de paradoxe avec son or noir juste là, dessous. Mais de cette richesse, « les sudistes » ne voient pas vraiment la couleur.

« Deux poids, deux mesures »

Partir ou protester. C’est l’éternel dilemme. Début décembre 2018, dans trois quartiers, au sud et en périphérie de Ouargla, des chômeurs ont bloqué les routes en incendiant des pneus et immobilisé des camions-citernes. Les autorités venaient d’annoncer que 1 500 emplois allaient être ouverts au sein de la Sonatrach, l’entreprise nationale d’hydrocarbures. Les protestataires voulaient rappeler aux autorités qu’ils seraient « vigilants » quant aux conditions d’attribution des postes.

Avec le temps et l’expérience, la contestation évolue et milite désormais pour un développement global du Sud algérien.

Une région riche en ressources

“Zone obscure” du pays

Néanmoins, certains soulignent la crise sociale que traversent ces régions en marge du pays. Chômage, absence de route, biens de première nécessité bien plus chers qu’ailleurs… La vie y est plus dure que dans le reste du pays.

Le mouvement des chômeurs dans le Sahara algérien, qui est apparu dans le sillage du mouvement citoyen en Kabylie (2001), est une illustration intéressante de ce phénomène d’effervescence sociale et de relations ambivalentes entre État et société. Alors que l’activisme des déshérités du Sud remonte déjà au début des années 2000, dans le cadre du Mouvement des enfants du Sud, c’est en 2013 seulement que la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs a réellement gagné en notoriété nationale et a sérieusement inquiété les autorités, après avoir mobilisé à Ouargla plus de 8000 manifestants contre le chômage, la hogra  et la tournure néolibérale de l’économie. Le mouvement protestataire qui s’est dès lors développé atteste de la volonté du Sud à intégrer le tissu national, aussi bien d’un point de vue matériel, par une prise en compte des revendications socio-économiques des chômeurs, que d’un point de vue symbolique et discursif, comme en témoignent les revendications de citoyenneté, de reconnaissance de « l’algérianité » du Sud ainsi que le dépassement de certains discours racistes et « classistes », formant une autre trame de cette contestation.

Préparée par une prise de conscience de ses habitants, l’émergence du mouvement des chômeurs reflète les changements profonds qu’a traversés le Sud de l’Algérie, bouleversant l’image du « Sud tranquille » et révélant les dynamiques de résistance et le caractère contradictoire entre État et société. Aussi, cinquante ans après l’indépendance, l’appel pressant de « plus d’État » se fait encore entendre dans d’autres régions aux marges, telles que Ghardaïa, face à la violence intercommunautaire. La cohabitation plusieurs fois centenaire entre communautés mozabite (berbère) et chaamba (arabe) est menacée.

L’État avait alimenté ces conflits:

 

« Jeter de la poudre aux yeux »

Les frustrations anciennes du Sud se sont renforcées au cours des quinze dernières années en raison de la mauvaise gestion et de l’évolution de l’économie mondiale. Au début des années 2000, le gouvernement du président Bouteflika avait fait naître l’espoir d’une hausse de la prospérité en libéralisant le secteur du pétrole et du gaz. Une nouvelle loi sur les hydrocarbures, promulguée en 2005, destinée à attirer les investissements étrangers en assouplissant les règles en matière de propriété, a déclenché une vague de prospection et de production dans le Sud. Mais Bouteflika, pour des raisons qui restent obscures.

Comme ses prédécesseurs, et a promis de démarginaliser les régions du Sud

Abdelmadjid Tebboune lors d’un meeting dans le cadre de sa campagne électorale ,  s’est engagé,  depuis Ouargla, à « démarginaliser » les régions du Sud et revoir la pension accordées aux personnes aux besoins spécifiques à même de garantir une vie digne à cette catégorie de la société….un TGV de Tamanrasset à Alger…..

« Je m’engage, en cas de victoire, à démarginaliser les régions du Sud » à travers la mise en œuvre de son programme de développement de tous les secteurs, dont les secteurs ayant trait à la vie quotidienne du citoyen, a fait savoir M. Tebboune lors d’un meeting animé à la maison de la Culture de la wilaya de Ouargla au 15e jour de la campagne électorale, promettant, en outre, d’accorder « des postes de responsabilités aux cadres originaires du Sud« .


 

« Armé jusqu’aux ongles« , le Polisario constitue une « menace réelle » à la sécurité des pays du Maghreb (y compris l’Algérie) et du Sahel, dans un contexte régional marqué par l’alliance entre des séparatistes armés et des extrémistes.

La contagion séparatiste

« Le mal revient toujours un jour ou l’autre à celui qui l’a fait »

Turbulences dans le Sud

La simultanéité des troubles à In Salah, Ouargla et Ghardaïa, en particulier. Alors que les hauts responsables ont tendance à décrire les militants du Sud comme des séparatistes, ces derniers se battent, de différentes façons, pour plus d’inclusion et pour avoir voix au chapitre dans les affaires publiques. Les revendications pour obtenir plus de bénéfices de l’extraction des ressources naturelles, ce qu’un analyste appelle « le régionalisme des ressources », ainsi que des préoccupations environnementales, alimentent les mouvements de protestation à Ouargla et In Salah. Une politique d’exclusion et la mauvaise gouvernance dans une zone riche en ressources. S’ajoute la souffrance des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf.

A noter que:

  • Des centaines de manifestants touaregs algériens s’étaient soulevés dans le sud algérien, notamment à Tamanrasset en s’attaquant aux symboles de l’Etat et réclamant un statut d’autonomie voire leur indépendance;
  • Un nouveau mouvement pour l’autodétermination du peuple kabyle est né vendredi 24 février au sud-est de Tizi Ouzou, en l’occurence le Rassemblement pour la Kabylie (RPK). Ce Rassemblement épouse les mêmes revendications indépendantistes du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK);
  • Le MNLA, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad.

Les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, manifestent pour revendiquer la liberté de déplacement.

La tension reste vive à Tin Zaouatine

La tension reste vive à Tin Zaouatine, ville frontière entre l’Algérie et le Mali, après des heurts entre jeunes et forces de l’ordre. Si l’armée montre du doigt contrebandiers et terroristes, des élus soulignent les problèmes sociaux qui ravagent ces régions oubliées.

Tout a commencé dans la nuit de dimanche à lundi, mais les circonstances de ces incidents “restent troublantes”, reconnaît le journal. “De nombreux témoignages recoupés laissent croire que la situation a dégénéré à la suite de la tentative (de quelques groupes de jeunes) d’arracher les barbelés mis en place par l’armée pour couper le passage entre Tin Zaouatine et la ville malienne qui porte le même nom. Dès les premiers tirs de sommation des gardes-frontières, ces derniers ont reçu une pluie de pierres et de projectiles, puis la situation a dérapé”, croit savoir El-Watan.

Une version qu’ont démentie les forces armées algériennes, assurant qu’elles n’ont fait que répondre “à des coups de feu inconnus” et que “ces évènements sont dus à des personnes connues pour leurs activités suspectes dans la contrebande et le crime organisé”.

Faire face à l’agitation du Sud

Le défi, pour la mafia politico militaro financière algérienne, est de traiter le Sud et ses doléances avec pondération plutôt que de les considérer comme un instrument étranger de déstabilisation ou un raz-de-marée populaire à coopter. D’où un caractère d’urgence à la situation, c’est le risque que le mécontentement du Sud ne devienne l’instrument d’un groupes radicaux cherchant  à exacerber  la négligence et l’exclusion qu’exploitent les groupes radicaux.

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