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Semlali Aabadila: A QUAND UNE PAIX DÉFINITIVE ?

Si les armes se sont tus depuis des années  cela ne nous donne guère le droit, nous les sahraouis, unionistes ou séparatistes,  de dormir sur les deux oreilles. Si la guerre reprend, aucun doute, que le verdict des générations  futures  sera  sévère à notre égard vu notre mauvaise gestion de ce temps de paix.

Il y’a parmi nous ceux  qui s’obstinent que  seuls  la violence, le  séparatisme et la création d’un état, peuvent nous procurer la place  à laquelle nous aspirons en ce monde. Cette obstination perdure depuis plus de quatre décennies.

Il y’a , également , parmi nous, ceux qui s’obstinent que seuls   la  démocratie ,le militantisme pacifique et  l’union avec un Royaume séculaire avec  qui plus d’un  lien nous unis  peuvent  nous procurer la place à laquelle nous aspirons en ce monde d’impitoyable  globalisation galopante qui écrase tout sur son passage.

Des uns ont été confiants  à ce que l’ONU leur  arrache une indépendance  d’un Royaume, fortement mobilisé et  qui  rejette toute solution pouvant le dépecer  d’une partie de ce qu’il considère  comme territoire que lui   légitime  la population , l’histoire et la  géographie.

Certes,  depuis  le 06 septembre 1991  l’ONU, avec beaucoup de mal,  parvint à superviser un le cessez le feu. Comme qu’elle a  déclenché un  processus d’identification en vu de l’organisation d’un référendum qui n’a pu avoir lieu,  butant  sur l’incontournable question qui a  ou n’a pas le droit de voter.

Depuis plus de 40 ans  nous n’avons pas pu  trouver une  occasion  pouvant  nous réunir  exception faite les quelques instants  passés  entre familles lors d’opérations de visites familiales  sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Nos sages ont été absents en matière d’initiatives pouvant rapprocher nos points  de vue et éradiquer nos divergences  pour que, enfin, tous ensemble, nous nous acheminons vers une réconciliation sans attendre une solution onusienne  qui n’a que trop tardé.

Tout le long de ces années de cessez le feu, loin de l’ONU, loin de l’officiel,  qu’avons-nous fait, au niveau populaire,  comme démarche susceptible de convertir ce cessez le feu en paix définitive. Rien, absolument rien. Exception à l’échange  d’incalculables accusations  mutuelles  qui en aucun cas ne consoleront ni  la veuve, ni l’orphelin et encore moins  l’handicapé à vie.

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Hier, d’une manière à peine voilée, l’ONU  à déclaré l’inapplicabilité d’un référendum vu l’impossibilité de  la réalisation de listes électorales acceptées par les belligérants. Et vu  qu’également   la question du Sahara  ne peut être traitée  comme étant un cas classique de décolonisation.

Des uns ont voulu   un référendum à l’exemple de celui  organisé en Namibie  mais l’ex-secrétaire général onusien, Mr  Perez De Cuellar  avait été net sur ce cas en déclarant  que ce sont deux affaires tout à fait différentes.  Partant,  la voie s’ouvre  sur deux  autres possibilités d’autodétermination et qui vont en concordance avec le droit international :

  • L’intégration à un Etat
  • Une autonomie sous souveraineté d’un Etat.

Le Royaume du Maroc  conscient  du manque de volonté de l’autre partie de  sortir de l’inextricable  question du corps électoral pouvant permettre l’organisation d’un référendum devenu  à nos jour obsolète  à en 2007 proposée   une autonomie. Bien  que le référendum  n’est guère  une obligation pour l’exercice du droit à l’autodétermination  et nonobstant l’excellent accueil réservé par la communauté international à cette nouvelle  initiative marocaine  pour une paix définitive  la  partie adverse  s’entête dans le refus.

Il est grand  temps qu’au niveau populaire  et  des deux cotés l’on presse nos officielles à prendre conscience de la gravité de la situation et  sans plus tarder faire triompher l’esprit humain tolérant  sur  l’esprit guerrier  et rancunier pour qu’enfin, sur le même sol,  nous perdurons à vivre ensemble sur la trace de nos ancêtres.

Le temps d’un cessez le feu doit être l’occasion que nous devons, tous et tout un chacun,  saisir pour qu’elle débouche sur une  paix durable où notre peuple s’en sortira uni,  renforcé et solidaire. Si toutefois  l’occasion nous échappe, que Dieu nous préserve,  il faudra  s’attendre au pire à savoir une guerre sans merci et plus dévastatrice que la précédente. Pour l’évidente  raison que l’armement  sera  plus sophistiqué et destructeur.

By: Semlali Aabadila

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