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Sauver des vies, Secourir: une vocation, un génome africain

Mustafa El Aoudi, ce nom ne vous dit peut-être rien mais en Italie cet homme est un véritable héros.

Vendeur ambulant d’origine marocaine, Mustafa se trouvait ce 4 décembre à proximité de l’hôpital civil de San Gionvanni di Dio à Crotone dans la région de Calabre en Italie. Alors qu’il vaque à ses occupations, il entend une femme crier, il s’agit d’un médecin de l’hôpital.

La femme, Maria Carmela Calindro tente de se défendre face à son agresseur qui lui reproche d’avoir causé la mort de sa mère.

L’assaillant, un chômeur d’une cinquantaine d’années l’a frappe violemment au cou et au ventre à l’aide d’un tournevis, et sans le courage de Mustafa venu secourir la femme, celle-ci aurait pu être tuée.

Luigi Amoruso est arrivé le visage couvert pour assassiner celle qu’il pense être à l’origine du décès de sa mère.

« Tu dois être punie. Tu as fait mourir ma mère », lui a-t-il crié en la frappant sauvagement devant l’hôpital, avant d’être maîtrisé par le vendeur marocain, qui l’a retenu jusqu’à l’arrivée de la police.

L’agresseur sera finalement arrêté pour tentative de meurtre en attendant son procès. La doctoresse a été hospitalisée, mais ses jours ne sont plus en danger.

Les médias italiens et la police ont qualifié d’héroïque le geste de Mustafa, mais pour ce dernier il n’est nullement question d’héroïsme, il a juste « fait ce qu’il devait faire ». Le père de famille estime avoir réagi comme n’importe qui d’autre à sa place.

« J’ai fait ce que tout le monde ferait. J’ai entendu la doctoresse crier et alors je me suis approché. J’ai vu un homme qui la frappait avec un tournevis au ventre, il voulait la tuer. Je me suis approché et je l’ai terrassé ; puis, il s’est échappé et je l’ai poursuivi jusqu’aux poubelles, je l’ai taclé et il est tombé. À ce point, je l’ai bloqué jusqu’à l’arrivée de la police », a-t-il dit à la presse.

Halima Lamali, infirmière beure d’une trentaine d’années, vient de recevoir la médaille du courage et du dévouement des mains des pompiers de son département, dix mois après son comportement héroïque qui a évité une mort atroce à une dizaine de handicapés.
La jeune femme vient de recevoir une médaille après avoir évacué, seule, les résidents du foyer Perce-Neige de Mareil-sur-Mauldre, en février dernier.
Elle a sans doute évité la mort d’une dizaine de handicapés. Presque dix mois après avoir réagi en héros, Halima Lamali vient de recevoir la médaille du courage et du dévouement des mains des pompiers du département.

Le 23 février dernier, cette aide-soignante originaire de Dreux (Eure-et-Loir), a sauvé les onze handicapés d’un des deux bâtiments du foyer Perce-Neige de Mareil-sur-Mauldre, en proie à un incendie.

Vers 23 heures, peu de temps après avoir couché le dernier pensionnaire, cette maman de deux enfants entend l’alarme incendie se déclencher. Elle vérifie minutieusement le bâtiment mais ne trouve rien. Sur les conseils de sa directrice, elle prévient toutefois les pompiers.

« J’étais au téléphone avec elle en train d’inspecter le bâtiment quand j’ai poussé une porte coupe-feu. L’ouverture a créé un appel d’air et des flammes sont tombées du plafond », se souvient la jeune femme.

Les onze résidents sauvés en 7 minutes
Immédiatement, elle lance, seule, l’évacuation des onze résidents, handicapés moteurs et mentaux. L’exercice n’est pas aisé : il faut soulever l’un et le poser sur son fauteuil roulant. Faire comprendre à l’autre que le feu menace. « A peine sortis, deux sont repartis se coucher, une autre a refusé de quitter sa chambre », confie-t-elle.

Et pourtant, « portée par l’adrénaline », Halima parvient, en sept minutes, à évacuer le bâtiment touché. Les pompiers arrivent dans le même temps. Halima croit l’opération terminée… Elle opère alors une ultime vérification. Ils ne sont que dix !

Désobéissant aux pompiers qui lui interdisent d’y retourner, elle replonge pourtant dans le bâtiment dévoré par les flammes pour retrouver la femme manquant à l’appel. « Ils auraient mis plus de temps que moi, je savais où elle se trouvait », se justifie-t-elle.

«Je n’allais quand même pas les laisser dans leurs chambres »
Mis à l’abri, le personnel et les pensionnaires assistent impuissant à l’incendie du bâtiment. « En m’approchant du site, je voyais ce halo de flammes grimper vers le ciel, se souvient, encore marquée, Catherine Bernabeu, la directrice de l’établissement. Dans ma tête je me demandais combien elle avait pu en sauver. »

Halima aura réussi en sauver onze. De retour chez elle, son mari, ses enfants et ses proches la féliciteront vivement. « Mon mari m’a mise au lit samedi soir, je tremblais de partout. Mais je n’ai fait que mon travail. Je n’allais quand même pas les laisser dans leurs chambres ! »

La vidéo où on le voit escaladant une façade pour sauver un enfant suspendu dans le vide a fait le tour du monde: Mamoudou Gassama est un migrant malien de 22 ans passé par la Libye qui vivait dans un foyer à Montreuil.

« J’ai pensé à le sauver et Dieu merci, je l’ai sauvé »: le jeune homme sans-papiers rebaptisé « Spiderman » a résumé, comme une évidence, son geste spectaculaire, visionné des millions de fois sur les réseaux sociaux. Samedi soir, Mamoudou Gassama avait escaladé en quelques secondes un immeuble parisien par les balcons pour sauver l’enfant suspendu au 4e étage.

Un acte de bravoure qui lui a valu d’être reçu lundi matin à l’Élysée par le chef de l’État, qui lui a proposé d’être naturalisé français. « Vous être devenu un exemple, il est normal que la nation soit reconnaissante », a affirmé le chef de l?État.

« Ça me fait plaisir parce que c’est la première fois, (que je) gagne un trophée comme ça », a commenté Mamoudou Gassama, après avoir reçu un diplôme et une médaille pour « acte de courage et de dévouement ». Son geste rappelle celui d’un autre Malien, Lassana Bathily, un demandeur d’asile qui avait fourni des éléments-clé aux forces de l’ordre lors de la prise d’otages jihadiste du supermarché Hyper Cacher en janvier 2015.

Un sans-papiers tunisien de 25 ans qui avait sauvé deux enfants des flammes en 2015 à Fosses dans le Val-d’Oise, au nord de Paris, est sous la menace d’une expulsion. Un sauvetage qui, contrairement à l’acte de Mamoudou Gassama, le jeune migrant malien qui a été régularisé après avoir été élevé au rang de “héros” pour avoir sauvé un enfant à Paris, n’a pas été filmé.

La préfecture s’est cependant dit prête à réexaminer “dans la journée” son dossier.

D’après Le Parisien, le jeune homme de 25 ans est arrivé en France en 2013, avec un diplôme d’informatique en poche. En avril 2015, avec deux amis, il avait porté secours à deux enfants en bas âge qui étaient confinés dans une pièce de leur appartement dont la cuisine était en flammes, après avoir entendu les appels à l’aide de leur mère.
Il avait reçu la médaille de la ville
Les trois hommes avaient quitté discrètement les lieux et la mère avait lancé un appel pour les retrouver. Le maire communiste de cette commune de grande banlieue parisienne, Pierre Barros, l’avait distingué en lui remettant la médaille de la ville lors d’une cérémonie organisée quelques semaines plus tard.

Puis, en 2017, il avait écrit à la sous-préfecture de Sarcelles pour appuyer sa demande d’un titre de séjour, rappelant le courage dont il avait fait preuve. D’après son avocate, Me Philippine Parastatis, la préfecture avait alors répondu qu’il pouvait demander son “admission au séjour pour motif exceptionnel” en raison du service qu’il avait rendu à la collectivité.

Recours contre l’expulsion devant le tribunal administratif
Las, en janvier, la préfecture conclut à un refus de séjour et lui délivre une “obligation de quitter le territoire français” (OQTF).

Son avocate a déposé un recours devant le tribunal administratif, ce qui suspend l’OQTF. “Mais s’il est contrôlé demain, il peut être placé en rétention et expulsé”, a-t-elle dit.

“On s’efforce de rassembler le maximum d’éléments corroborant cet acte de bravoure, notamment auprès des pompiers, pour prendre une décision sur l’abrogation de l’OQTF, ce qui devrait être fait dans la journée”, a affirmé la directrice de cabinet du préfet du Val-d’Oise.

 

Rappelons qu’aux États-Unis, la « race » est une catégorie officiellement reconnue, et que, lors des recensements, chacun remplit son formulaire et y coche la case de son choix ( voir figure) : les Afro-américains sont donc des personnes qui ont marqué la case « Black, African Am., or Negro ».

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