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Quel pourrait être la nature des menaces de l’Algérie et son appendice polisarien envers la Mauritanie?

Le chef des séparatistes, Polisario, Brahim Ghali, s’en est violemment pris à la Mauritanie et l’a menacé, à la suite du rapprochement politique et économique sans précédent de Nouakchott avec le royaume.

Dans son allocution d’après-congrès du front du Polisario, Brahim Ghali est apparu en colère en s’adressant à la Mauritanie, dans un langage menaçant et avertissant que la Mauritanie sera affectée négativement par tous les risques que connait la région. En présence des représentants de plusieurs partis mauritaniens, Ghali a ajouté, avec une arrogance jamais égalée. Brahim Ghali a ainsi vivement critiqué la neutralité de ce pays dans le conflit du Sahara, affirmant que «toute guerre dans la région ferait de la Mauritanie la plus grande victime».

Un offensif Congrès du Polisario

Du 19 au 23 décembre 2019, s’est tenu le XV ème Congrès du Polisario. Si des députés mauritaniens et quelques partis étaient présents, la Mauritanie était officiellement représentée par Sidi ould Zein, un éphémère ministre de la justice, sous Mohamed ould Abdel Aziz. Ce niveau de représentation a été une nouvelle déception pour Brahim Ghali. Très remonté, le Secrétaire général a montré son dépit en passant au stade des menaces à peine voilées.

Quel pourrait être la nature des menaces de l’Algérie et son appendice polisarien envers la Mauritanie?

Rappel: Le jeune Etat mauritanien, face à l’agression de la part de l’Algérie et son appendice polisarien

L’ex Président mauritanien Moktar Ould Daddah, indexe l’Algérie.


Le chef des séparatistes, Brahim Ghali a ajouté que le Polisario est obligé de revoir la façon avec laquelle il traite avec les Nations unies et peut provoquer un état de tension dans la région. «Nous sommes dans une région qui a besoin de stabilité et de sécurité et la Mauritanie devrait jouer un rôle important afin d’éviter toute escalade de tensions dans la région», a-t-il affirmé. Ces paroles ont été interprétées comme un refus du front séparatiste du rapprochement maroco-mauritanien, récemment lancé par le ministre des Affaires étrangères mauritanien.

En revanche, de nombreux blogueurs et journalistes mauritaniens ont exprimé leur colère après cette sorite du secrétaire général du front Polisario, Brahim Ghali, la qualifiant de menaces inacceptables et illogiques. Les mêmes commentateurs ont souligné que ces déclarations manquaient de tact, de courtoisie et d’éloquence diplomatique, les considérant comme des déclarations rejetables quant à la forme et au contenu. Pour eux, il s’agit d’une tentative d’intimidation tacite des Mauritaniens au cas où ils ne soutiendraient pas le Polisario.

Les temps changent. Les alliances aussi.

Avant de décortiquer les tenants et les aboutissants de cette « menace », parlons de son contexte politique régional. Le Polisario, protégé de l’Algérie, est poussé aux limites par les généraux algériens (ex caporaux et planton de l’armée française). Depuis deux ans, le pouvoir algérien a réduit le budget des séparatistes. Et au fil des mouvements de contestation qui durent depuis près d’un an et se poursuivent même après l’élection du nouveau « président » en Algérie, ce budget a été comprimé et la pression sur les dirigeants du Polisario se fait de plus en plus lancinante. Pourquoi ? Parce que ces derniers, censés comme à l’accoutumée détourner l’attention de l’opinion algérienne et internationale vers les faux-vrais rebondissements de l’affaire fomentée autour du Sahara marocain, cumulent échec après échec. Donc, pour emprunter le langage usuel des managers, ils ne justifient plus leur salaire aux yeux de leurs patrons. Ces derniers, en l’occurrence les indéboulonnables généraux de l’armée, dépassés face à la flamme contestataire qui ne veut pas s’éteindre, voient tous les projecteurs se réverbérer sur eux et sur leur obstination à garder les ficelles du pouvoir dans un pays qui conteste leur légitimité. S’ajoute la situation se corse un peu plus pour l’économie algérienne en raison de la chute du prix du pétrole causée par l’épidémie du coronavirus. En effet, la loi de finance 2020 a été élaborée sur la base d’un prix de marché de 60 dollars le baril pour l’année en cours. Or celui-ci pointait ce lundi 9 mars 2020 à 28,36 $, aggravant ainsi le déficit budgétaire du pays.Pour résumer, l’Algérie officielle et le Polisario sont ainsi discrédités aux yeux de la communauté internationale comme jamais de par le passé.

L’Algérie et son appendice polisarien, ne se remettent pas du départ du président mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz, fidèle allié des forces sahraouies durant son règne de 2008 à 2019.

Sous le règne de (Mohamed ould Abdel Aziz), qui a quitté le pouvoir l’été dernier, le curseur fut nettement en faveur d’une Algérie protectrice du Front Polisario. On a en mémoire le 31 ème Sommet de l’Union africaine (UA) de Nouakchott de juillet 2018 qui avait ostensiblement mis à l’honneur l' »Etat fantoche » (RASD), avec à la manœuvre l’inamovible président du comité paix et sécurité de l’UA, l’Algérien Smaïl Chergui.

Le départ de Mohamed ould Abdel Aziz, a causé un traumatisme dans les rangs du Front Polisario et représente une perte pour son Secrétaire général, Brahim Ghali, qui avait noué des relations fraternelles avec l’ancien président mauritanien. Le succès aux Présidentielles de Mohamed ould Cheikh Mohamed Ahmed el-Ghazouani fut une amère déception pour les Sahraouis, ravivée par le peu d’égards réservés à la délégation du Polisario, lors de l’investiture du nouveau président.

Lors de la 74 ème Assemblée générale de septembre 2019, le Président Mohamed ould Cheikh Mohamed Ahmed el-Ghazouani avait évoqué la plupart des conflits qui agitent la planète, sauf un…celui du Sahara.

La Mauritanie met fin au trafic de l’aide humanitaire destinée aux camps de Tindouf sur son territoire

L’aide alimentaire internationale destinée aux camps de Tindouf, jusqu’ici détournée et vendue par les dirigeants du Polisario, n’aura plus le droit d’accéder aux marchés mauritaniens. Les douanes mauritaniennes viennent d’imposer à ces produits des conditions tout simplement impossibles à remplir.

D’importantes cargaisons de marchandises, chargées dans une noria de camions, sont actuellement bloquées à la frontière algéro-mauritanienne depuis plusieurs jours et interdites d’entrée sur le territoire mauritanien. Les importateurs de ces marchandises venues d’Algérie ont été priés de présenter des factures dûment établies par les usines à partir desquelles ces marchandises ont été commandées et importées. Une condition rédhibitoire, puisqu’il s’agit là de produits de l’aide alimentaire internationale, non destinés à la vente, et qui ne sont donc estampillés que du nom de l’organisation ou de l’Etat qui les a gracieusement offerts.

Ce coup d’arrêt final intervient après plusieurs tentatives initiées ces dernières années par le gouvernement mauritanien en vue de mettre fin à une contrebande qui constituait une énorme perte pour les caisses de l’Etat, et un danger pour la santé publique.

Droits de l’Homme:

De son côté, un ancien prisonnier à Tindouf, Mohamed Yeslem Haidallah, a adressé une lettre à la commission nationale des droits de l’Homme en Mauritanie, l’exhortant à enquêter sur les charniers dans lesquels ont été enterrés les Mauritaniens victimes de la torture perpétrée par les milices du Polisario.

Tout bien pensé, les agissements irraisonnables du Polisario renseignent sur une réalité que le pouvoir algérien veut cacher avec un tamis : la révolte d’Algériens désabusés.

Genève / CDH: Fadel Breika, opposant du polsario, met à nu l’entière responsabilité de l’Algérie dans la répression des sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf.

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