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Projets de développement durable-Guinée: “La Guinée sera le premier producteur mondial de bauxite….” le président Alpha Condé

Le président guinéen Alpha Condé au palais présidentiel de Conakry, le 26 novembre 2014. © AFP PHOTO / CELLOU BINANI
Photo crédit. © AFP PHOTO / CELLOU BINANI
Guinée a presque la moitié des réserves mondiales de Bauxite. Mais on occupait à peine 1% du marché internationale. Quand je suis arrivé, on faisait à peine 13 millions de tonnes par an. L’année dernière, nous avons fait 30 millions. Cette année, nous ferons 60 millions de tonnes’’. Précisant que l’Australie est le principal concurrent de la Guinée, le président Alpha Condé avait déclaré que « d’ici 2018, la Guinée sera le premier producteur mondial de bauxite comme l’Arabie Saoudite est le premier producteur mondial de pétrole ».

“C’est en faisant des ports en eaux profondes. Nous en avons 3 aujourd’hui et bientôt, nous aurons 2 autres. Des bateaux de 200 à 300 mille peuvent y accoster. Nous gagnons sur le trafic et nous allons rattraper notre retard’’, rassure le numéro un guinéen.

En félicitant la population de Boké pour son accueil chaleureux, le chef de l’Etat a aussi remercié celle de Kamsar. Et de reconnaitre la contribution importante de la CBG dans le revenu national. A cet effet, le chef de l’Etat a annoncé pour bientôt l’extension du port de Kamsar pour friser les dimensions de celui de Conakry, afin d’augmenter le niveau de la production. «Bientôt, nous allons faire l’extension du port de Kamsar pour augmenter la production de 13.000t à 20.000t ». Autre avantage de cette extension, pour le Président, lutter contre la pêche clandestine, en favorisant une pêche réglementaire et industrielle. Au delà de cette annonce, il a exprimé sa volonté d’assainir le secteur minier Guinéen. Pour cela, il affirma que le gouvernement travaillera désormais avec les vraies sociétés minières. Pour réussir ce défi, le premier responsable a promis de lutter contre la corruption, la mauvaise gouvernance et les détournements. Ainsi, ces mesures, pour lui, permettrons d’établir des bonnes relations entre la Guinée et les compagnies minières. « Quant on te lave le dos, lave toi aussi le ventre », a-t-il conclut.

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Les Mines dans l’économie guinéenne

Selon le dernier rapport ITIE¹ – Guinée, l’apport du secteur minier au budget national est de l’ordre de 24  %. Ce qui, aux yeux des spécialistes du secteur minier guinéen, représente un paradoxe pour un pays au potentiel minier incroyable. Malgré tout, le faible niveau de la part du secteur extractif dans l’économie guinéenne ne signifie pas outre mesure que la Guinée est sortie du cycle d’une économie de rente. Au contraire, l’économie guinéenne est soutenue par le secteur minier dont elle est fortement dépendante.

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Ce chiffre de 24  % traduit en réalité une certaine défaillance de la politique minière du pays axée prioritairement sur l’exploitation et l’exportation primaire des matières premières dont les retombées économiques se limitent à une faible participation de l’État aux projets miniers, à la délivrance des autorisations, aux taxes et redevances versées par les sociétés minières dans le cadre de leurs opérations.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, sur l’essentiel des entreprises minières évoluant en Guinée ou couvertes par le périmètre du rapport ITEI, au nombre de 305 entreprises, environs 260 entreprises n’atteignent pas le seuil de matérialité comme fixé par l’ITIE-Guinée (c’est-à-dire dont les payements ne dépassent pas 700 millions GNF). Sur ces 305 entreprises couvertes par le périmètre, seules 45 entreprises dépassent le seuil de matérialité. Ceci nécessite une remise en cause urgente pour un changement de Cap.

L’exportation primaire et semi-primaire des matières premières font perdre à la Guinée de la valeur ajoutée en termes d’emplois, de création d’entreprises, de transfert de technologie,… en somme, en effet d’entraînement sur l’économie dans toutes ses composantes. Cela conjugué au faible niveau de transparence et au caractère volatil des matières premières, expliquent en partie ce niveau relativement faible (dans les chiffres) de l’apport du secteur extractif au budget national.

Avec, CAVIE

¹: ITIE – Extractive Industries Transparency Initiative

 

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