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ONU / Le divorce est consommé: Après l’UNESCO, les Etats-Unis quittent le Conseil des droits de l’homme

U.S.  Ambassador to the United Nations Nikki Haley leaves the room as Palestinian Ambassador to the United Nations Riyad Mansour prepares to address a Security Council meeting on the situation in Gaza, Tuesday, May 15, 2018 at United Nations headquarters. (AP Photo/Mary Altaffer)
U.S. Ambassador to the United Nations Nikki Haley leaves the room as Palestinian Ambassador to the United Nations Riyad Mansour prepares to address a Security Council meeting on the situation in Gaza, Tuesday, May 15, 2018 at United Nations headquarters. (AP Photo/Mary Altaffer)
C’est un retrait de plus dans la longue liste des désengagements américains. Les Etats-Unis ont annoncé mardi 19 juin se retirer du Conseil des droits de l’homme à Genève. L’annonce a été faite à Washington par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et l’ambassadrice à l’ONU Nikki Haley. Cet organe de l’ONU avait été créé en 2006 pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde. Les Américains lui reprochent son biais à l’égard d’Israël.
Principaux retrait  d'accords ou des instances des Etats-Unis depuis l'investiture de Donald Trump.
Principaux retrait d’accords ou des instances des Etats-Unis depuis l’investiture de Donald Trump.

“Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie”, a lancé devant la presse à Washington l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, aux côtés du secrétaire d’État Mike Pompeo. 


Hypocrite, égoïste, source d’embarras pour les Etats-Unis, les deux ministres n’ont pas eu de mots assez forts pour qualifier l’institution et justifier le retrait américain du Conseil des droits de l’homme à Genève. Nikki Haley, l’ambassadrice américaine, faisait planer la menace depuis un an. « Les Etats-Unis se retirent officiellement du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Je voudrais dire très clairement que cette initiative ne signe pas un retrait de nos engagements en faveur des droits de l’homme. »

Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et a été un cloaque de partis pris politiques“, a-t-elle ajouté.

Les États-Unis sortent de l’UNESCO

Les États-Unis, rejoints par Israël, ont décidé de sortir de l’UNESCO le 31 décembre 2018. Washington prétexte l’attitude anti-israélienne de l’organisation pour s’en retirer. En vérité, le programme entier de l’UNESCO s’oppose aux politiques de Donald Trump et de ses copains milliardaires. Les États-Unis avaient déjà quitté l’organisation en 1984, en accusant l’organisation de mauvaise gestion, puis ils l’avaient réintégrée en 2002. 
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Israël, au cœur de la discorde: Nikki Haley était régulièrement montée au créneau pour dénoncer la partialité de ce conseil, accusé de mener des politiques à géométrie variable : « Le Conseil des droits de l’homme a fait passer cinq résolutions contre Israël. C’est plus que ce qui a été adopté en tout contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie. » Une politique migratoire contestée:

Une décision qui intervient au lendemain de critiques du haut-commissaire de l’ONU au sujet de la politique migratoire américaine, qui sépare actuellement les enfants de leurs parents à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Une pratique qualifiée de “cruelle” par l’ONU, dont les remontrances ont certainement fini de convaincre Donald Trump.

⊃A lire aussi: ⇒ USA: Mobilité et migrations internationales

Quant à l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), elle a vivement critiqué ce nouveau repli. Le CDH a “joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud”, a dit le patron de l’ONG Kenneth Roth. “Mais Donald Trump n’est intéressé que par la défense d’Israël”, a martelé l’ONG.

Le Conseil “est loin d’être parfait, mais il est une force importante pour la reddition de comptes et la justice. En se retirant, les États-Unis sapent délibérément les droits de l’homme de tous les peuples partout dans le monde et leurs luttes pour la justice”, a de son côté critiqué Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.
Pour rappel, avant Donald Trump, l’ancien Président républicain Georges W. Bush avait lui aussi boycotté le Comité des Droits de l’Homme et ce, dès sa création. C’est sous le mandat de Barack Obama que les Américains avaient rejoint le CDH, pour finalement en sortir aujourd’hui.

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