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OMS se contredit et la Caf minimise le risque sanitaire qu’elle fait courir au Maroc

Le Dr Isabelle Nuttall, directeur Capacités mondiales, alerte alerte à l’OMS, rappelle que : «Contrairement au virus de la grippe ou au bacille de la tuberculose, par exemple, le virus Ebola n’est pas véhiculé par l’air. Le virus ne se transmet que par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne malade. Dans le cas peu probable où un passager présenterait la maladie à virus Ebola, la probabilité que les autres passagers et l’équipage aient des contacts avec ses liquides biologiques est encore plus faible. Généralement, l’état d’un malade d’Ebola est tel qu’il ne peut pas voyager».

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Ebola/Tarik Jasarevic, l’un des porte-parole de l’OMS, fait le point sur la situation en Afrique.

Tarik Jasarevic, l’un des porte-parole de l’OMS, fait le point sur la situation en Afrique.

Porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, Tarik Jasarevic rentre d’une mission en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où il s’est rendu à plusieurs reprises ces derniers mois.

Etes-vous en train de perdre la course contre Ebola ?

La vérité est qu’il y a de plus en plus de personnes infectées qui ne peuvent pas être prises en charge car il n’y a pas assez de lits dans les centres de traitement. Elles restent donc chez elles, au sein de leur communauté et infectent d’autres personnes. Nous sommes effectivement en retard dans la réponse à apporter à cette crise. Le virus progresse car nous ne sommes pas parvenus à le contenir géographiquement.

Combien de lits manquent pour accueillir les malades ?

Pour l’instant, nous ne pouvons satisfaire que 21% des besoins en lits au Liberia, 29% en Sierra Leone et 50% en Guinée. Nous sommes en train de construire des centres de traitement, mais il faut effectivement faire très vite. Fin mai-juin, le nombre de cas commençait à monter fortement au Liberia et en Sierra Leone. En ce moment, même si ce n’est pas aussi spectaculaire, on voit la même tendance se dessiner en Guinée avec de nouveaux foyers et de nouveaux cas qui se présentent.

L’OMS avance qu’entre 5 000 et 10 000 nouveaux cas par semaine pourraient se déclarer en Afrique de l’ouest à partir du mois de décembre. Est-on entré dans une «phase explosive» ?

Il suffit de faire le calcul. On constate que le nombre de malades double toutes les quatre semaines. Si l’offre de lits, de centres de traitement et d’internements sécurisés ne s’améliore pas, on assistera effectivement à une augmentation très importante de cas.

Quand vous faites le recensement, arrivez-vous à avoir des informations précises sur le nombre de cas ?

Non. Nous savons très bien qu’il y a beaucoup plus de personnes infectées que ce que l’on recense, notamment au Liberia où il y a plus de 4 200 personnes, soit près de la moitié des cas confirmés, probables ou suspectés. Dans ce pays, comme en Guinée et en Sierra Leone, nous nous sommes fixés comme objectif à atteindre le chiffre de 70% de personnes infectées dans les centres de traitement et 70% des enterrements faits de manière sécurisée d’ici au 1er décembre.

Le risque de propagation dans les pays environnants la Guinée, le Sierra Leone et le Liberia est-il important ? On parle du Nigeria, du Sénégal…

Evidemment. Nous avons identifié 15 pays dans la région qui doivent de toute urgence se préparer à affronter cette crise sanitaire. Nous allons envoyer des équipes pour constater le niveau de préparation et déterminer s’ils sont prêts et mobilisés. Je pense notamment à la Côte-d’Ivoire qui partage beaucoup de frontières avec le Liberia où il y a beaucoup de cas et dans le même temps des mouvements de population.

Dans cette course, quels sont les besoins ?

Il faut des lits, des centres de traitement, des équipes pour les enterrements sécurisés car en Sierra Leone, par exemple, la moitié des gens s’infectent au contact des morts. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi faire de la surveillance épidémiologique, ce que l’on appelle le suivi de contact. Nous devons savoir quelles sont les personnes avec lesquelles un malade a été en contact, les identifier et les ausculter tous les jours pour constater s’ils développent des symptômes. Il faut pouvoir isoler les malades.

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Comme nous ne pouvons construire de centre de traitement très rapidement, certaines autorités locales, notamment en Sierra Leone, utilisent certains centres communautaires comme une sorte de dispensaire où les gens suspectés d’être malades vont être accueillis en attendant les résultats du test. Même pour cela, il faut des gens formés, équipés avec des systèmes d’alerte, des ambulances, une logistique lourde. C’est pourquoi nous venons d’ouvrir un centre de formation de 50 personnes à Monrovia. C’est très déprimant de voir du personnel de santé tomber malade alors que nous n’avons déjà pas assez de soignants. L’effet est terrible. Au Liberia, des hôpitaux et des centres de santé ferment car les gens atteints d’autres maux qu’Ebola et les aides-soignants redoutent d’être contaminés.

Le virus peut-il massivement contaminer les Etats-Unis, l’Europe ?

Il ne faut pas faire peur aux gens. Je vois la panique aux Etats-Unis. Ce qui s’y passe bien sûr est grave. Mais la situation est surtout grave pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Le risque est réel que le virus passe la frontière du Mali, de la Côte d’Ivoire et qu’une personne en période d’incubation prenne l’avion. Les pays doivent se tenir prêts pour détecter, identifier, tester et prendre en charge de manière sécurisée les cas possibles.

Mali : Le virus Ebola fait une nouvelle victime:

 

Un infirmier de la clinique Pasteur, établissement privé de Bamako a succombé à Ebola. Il aurait été contaminé par un patient guinéen hospitalisé il y a quelques semaines dans la clinique et qui est depuis décédé. Des tests confirment qu’il s’agit bien du virus. Les autorités ne se sont pas exprimées pour le moment. Le premier cas d’Ebola au Mali avait été décelé à Kayes le mois dernier. Il s’agissait d’une petite fille originaire de Guinée, elle aussi décédée.

Pas d’entrée, pas de sortie. Dans la nuit de mardi à mercredi, un léger dispositif de sécurité avait été mis en place autour de la clinique Pasteur dans laquelle un infirmier malien est décédé de la fièvre Ebola.

L’infirmier avait été en contact avec un ressortissant guinéen récemment venu de son pays et admis dans la même clinique de Bamako. Malgré les soins prodigués, le patient guinéen est décédé et son corps a été rapatrié pour être enterré sur sa terre natale. Un membre de sa famille est mort, il y a environ un ou deux mois, après avoir contracté le virus Ebola. La contagion de l’infirmier malien pourrait donc bien venir de la Guinée.

La clinique en quarantaine

A Bamako, la course contre la montre a commencé. Le gouvernement appelle au calme, mais commence le long et difficile travail d’identification de toutes les personnes ayant été en contact avec l’infirmier et le patient guinéen décédés. Une partie du personnel de la clinique et des malades hospitalisés ont été mis en quarantaine.

Ce second cas avéré d’Ebola au Mali n’a pas de lien avec le précédent. Une fillette, également venue de la Guinée voisine, était morte à Kayes, dans l’ouest du pays. Ce mercredi, les ministres de la Santé et de la Communication devraient tenir une conférence de presse sur le sujet.

 

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