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Ne ratez pas / « Malaria Business »: Quand les lobbys pharmaceutiques privilégient un médicament contre le paludisme à une plante, beaucoup plus efficace

L'Artemisia
L’Artemisia
L’Artemisia, la plante anti-paludisme mise à l’honneur par le documentaire « Malaria Business », et Stromae

« Je me serais sans doute suicidé cette nuit-là »

Tout débute en juin 2015, l’auteur-interprète de Papaoutai est en pleine tournée en Afrique. Le chanteur a pris du Lariam, un médicament pour lutter contre la malaria. Un médicament qui provoquera chez lui de graves effets secondaires, tellement importants que sa santé mentale s’en retrouve altérée, au point d’avoir envisagé le suicide.

« Mon frère a eu le déclic, il s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Et je pense que s’il n’avait pas été là, j’aurais.. je me serais sans doute suicidé cette nuit-là, c’était sûr. Je pèse bien mes mots quand je dis ça.« 

Le paludisme tue près de 500 000 personnes chaque année dont une majorité d’enfants. L’Afrique seule supporte, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) parus en 2015, 90% des cas d’infection et 92% des décès. Depuis plus de cinquante ans, les institutions tentent de lutter contre cette maladie infectieuse propagée par un moustique qui touche essentiellement les régions tropicales partout dans le monde. Quinine, DDT, chloroquine ou encore vaccin à faible efficacité… aucun médicament n’a jusqu’à maintenant réussi à éradiquer la maladie.

En Chine, depuis 2000 ans, on connait et on consomme l’Artemisia annua, une plante médicinale très efficace contre les ravages du parasite. Non toxique, elle ne provoque aucune dépendance. Pourtant, en France et en Belgique, l’OMS persiste à déconseiller sa consommation alors qu’elle autorise celle du Lariam dont le chanteur Stromae témoigne dans le film, de certains effets dévastateurs.
« Depuis une vingtaine d’années, l’industrie pharmaceutique produit des médicaments pour traiter les maladies, pas pour les guérir, parce que c’est plus rentable » analyse l’un des anciens directeurs de l’OMS.

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Ce remarquable documentaire analyse les ressorts scientifiques et financiers en jeu autour de la maladie, au niveau mondial mais aussi local et dénonce  l’omerta imposée par les laboratoires pharmaceutiques qui connaissent très bien les vertus de l’Artemisia mais font tout pour que cela ne se sache pas. Lassées de se voir dicter ce qu’elles doivent faire par le siège de l’OMS, les autorités africaines commencent à réagir et à développer sur le continent la culture de l’Artemisia afra, une variété régionale de la plante dans laquelle réside l’espoir de millions de personnes.

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