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Migration / Italie / Born in Morocco: Un Marocain de vendeur de briquets à docteur en ingénierie

Rachid Khadiri Abdelmoula
Rachid Khadiri Abdelmoula
Depuis quelques jours, son histoire fait le tour de la presse italienne. Lui, c’est Rachid, un jeune marocain résidant à Turin, qui vient d’obtenir son doctorat en ingénierie. Ses études, il les a financées en vendant des briquets et des journaux pendant de longues années. Son parcours exceptionnel lui vaut même des appréciations particulières de la Ligue du Nord, un parti politique italien connu pour être populiste anti-immigration.

Rachid Khadiri Abdelmoula, 26 ans, a obtenu cette semaine, son diplôme de docteur en ingénierie à l’Université polytechnique de Turin, l’une des universités les plus convoitées d’Italie.

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A la faculté au départ, nul ne se doutait que ce jeune homme apparemment semblable à ses camarades portait une double casquette. En effet, tous les jours après l’école, Rachid se retrouvait dans la rue, son étalage sur l’épaule contenant l’essentiel de sa marchandise (briquet, mouchoirs, journaux, …). C’est ainsi qu’il travaillait afin de payer ses études. Quand ses camarades ont découvert son autre lui, en le rencontrant quelque fois dans la rue, «ils étaient choqués au début», confie-t-il dans l’interview accordée au journal La Republica. Mais après, certains d’entre eux sont devenus de «bons amis» sur qui Rachid pouvait souvent compter .

Rachid Khadiri Abdelmoula, à l’époque vendeur de rue, a pu financer ses études à l’Université polytechnique de Turin. Là-bas, il obtient en 2013 son diplôme de docteur en ingénierie. Comme le rapporte le site Repubblica, le jeune affirmait vouloir continuer à étudier. Depuis ce mardi, il a décroché une spécialisation dans son domaine.

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Après huit mois passés chez le géant suisse Cemex, groupe multinational et leader du mondial du béton, Rachid présente enfin sa thèse sur «les effets des nanomatériaux de carbone ajoutés aux composites de ciment». C’est une «immersion expérimentale menée dans l’entreprise», où le jeune explique avoir «étudié ce qui se passe lorsqu’on ajoute des nanomatériaux de carbone au ciment ou au mortier».

De ce passage riche en apprentissages, le trentenaire sort inspiré : «Ce fut une expérience merveilleuse, j’ai pu côtoyer des personnes de 24 nationalités différentes.» Cependant, il n’oublie pas ses origines et la réalité du marché de travail : «La Suisse est très restrictive. Une personne devrait profiter de ses chances en fonction du mérite et non sur la base de certificats.»

Avec, Source

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