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Maroc / Région Rabat-Salé-Kénitra : La gouvernance territoriale, contexte et outils

Gouvernance territoriale
Gouvernance territoriale
La gouvernance territoriale désigne un mode de gestion politique locale. Elle s’appuie sur la mobilisation des ressources humaines, sur la capacité à réguler un territoire dans le cadre d’un système partenarial avec des acteurs multiples. Elle veille à ce que les priorités politiques, sociales et économiques soient fondées sur un large consensus social et à ce que les voix des plus démunis puissent se faire entendre. C’est un chantier de recherche qui permet de formuler des questions : Comment les collectivités locales peuvent-elles améliorer les conditions de vie de leurs administrés ? De quelle manière leur rendent-elles des comptes, quelle transparence donnent-elles à leurs activités ? De quelle manière la démocratie locale, l’implication des différents acteurs, peuvent-elles s’exercer ? La gouvernance territoriale, qu’elle qu’en soit l’échelle (État, régions, départements, communes), peut aussi renvoyer aux « bonnes pratiques » de gestion financière accompagnées de dispositifs d’évaluation efficients. Dans ce cas la gouvernance territoriale renvoie essentiellement à une « saine gestion des affaires publiques ».

La Direction régionale des Collectivités locales avec le Conseil Régional Rabat-Salé-Kénitra ont organisé une rencontre sous le thème « Gouvernance territoriale: Contexte et outils »

En dehors des quatre composantes fondamentales de la régionalisation avancée du Maroc à savoir  dans l’ordre de la théorie générale de l’ensemble des régions du Monde : le District, länder, la région/Département, autonomia espagnole, portugaise, et italienne, les Cantons suisses, la capitainerie du Brésil etc.. à titre d’exemple) qui sont le concept de l’autonomie (administrative, financière et pédagogique), la compétitivité et concurrence dans le choix de la politique libérale, le développement du partenariat (PPP, SDL, Offset, compensation industrielle, gestion déléguée, offsoring etc…) et la gestion de la régionalisation comme outil de croissance de développement et d’un modèle économique, il y a lieu de réfléchir pour l’avenir avec la participation de acteurs politiques, sociaux et économiques et les acteurs de la société civile :

1/ Un nouveau modèle économique de croissance régionale et territoriale dans le cadre de la compétitivité avec une vision  politique, sociale et économique pour une société inclusive en se projetant vers l’horizon  2030, avec la formation d’une société plus entrepreneuriale que salariale, grâce à la prise en charge sous forme de contrat Etat/Région  notamment pour les cinq domaines :

  • L’éducation;
  • La santé;
  • Le transport urbain;
  • L’agriculture;   
  • L’habitat. 

pour permettre à l’Etat d’être stratège dans le concert international des nations, avec le moins d’interventionnistes dans le domaine de compétences des régions.

2/ Réfléchir sur les modes de gouvernance des institutions pour les 12 territoires avec  la création des Poles agro-industriels attractifs et distractifs (offsoring, pépinières d’entreprises, développement de partenaires GIE/GIP, etc), réfléchir sur le l’éthique politique et la transparence économique, le choix  et la formation des leaders charismatiques avec l’esprit régional, continental et mondial, des leaders visionnaires, prospectifs, négociateurs, communicateurs et surtout pédagogiques pour développer la participation en évitant, de facto et de jure, les rejets des universitaires par les partis politiques, en évitant de  marginaliser les cadres des grandes réflexions du monde économique et en évitant les mises en quarantaine des acteurs de la société civile  qui peuvent jouer non seulement  le rôle d’amortisseur contre la corruption, le népotisme, les pistonnés et les incompétents bien placés par leur structures tribo-familiales, mais aussi jouent le rôle de  balancier de la contre-culture et du contre-pouvoir face au développement de la notabilité régionale sans noblesse d’Etat pour la société marocaine.

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3/ Réfléchir sur l’ouverture économique du Maroc vers la CEDEAO qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest (marché de 325 millions), l’ouverture des pistes de réflexion vers l’UEMOA ( avec 8 Etats ayant la même monnaie  FCFA) etc … avec les conséquences imprévues et imprévisibles de l’ouverture des frontières  avec les risques des réfugiés climatiques et économiques, le stress hydrique, la sécurité alimentaire, le stress du chômage, de la modernisation et la technologique etc..

4/ Le Maroc a besoin non seulement d’un modèle économique et sociale avec une vision continentale et mondiale pour se situer dans l’épistémè générale pour se positionner dans la grammaire politique parmi les grandes nations, mais aussi de trouver sa place dans les nouvelles sociétés de transition énergétique, de transition économique, de transition numérique dans le cadre de la division internationale du travail.

5/ Le Maroc qui, est conscient que l’Afrique est passée ‘’de la lutte des classes ‘’avec l’esprit de l’algérisario, à ‘’la lutte des places mondiales’’ avec l’esprit  d’une vision des regroupements des Etats nobles et de la noblesse par la démocratie pour tous et la méritocratie pour chacune des sociétés africaines. Le nouveau Modèle économique doit forcement impliquer la notion élémentaire de l’économique d’échelle pour faire face au bulldozer qui détruit tout, casse tous, rien ne lui sacré que l’on appelle la mondialisation. La problématique pour le Maroc qui se projette par des scénarii futurs , est dans l’obligation : soit de s’adapter à ce ‘‘mouvement d’incertitude’’ des sociétés post-industrielles, soit d’être dans la logique de la biodégradabilité de la géographie de l’Afrique.

C’est Bismarck qui disait que ‘’c’est avec la géographie que l’on fait de l’histoire’’ d’un pays ou de l’avenir de l’Afrique des territoires et des régions. Le Maroc avec ses 12 régions dont le Maroc du Sud est devenu grâce à la politique et la consolidation africaine, le Sud du Maroc. C’est une vision exemplaire pour l’Afrique des régions, comme les Etats districts des Etats-Unis ou comme les 16 länders de la RFA dont l’Allemagne de l’Est est devenue l’Est de l’Allemagne./.

Pr  Abdelatif FEKKAK  (PES) :

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